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La véritable histoire de la pelle du 18 juin.
Si la pelle du 18 juin faite par un certain De Gaulle, Charles un placier qui travaillait au restaurant de l'Etoile à Paris, est entré dans l'histoire, le nom de sa partenaire est resté ignoré du grand public. Mais ce n'était qu'un début, car la vraie, l'unique pelle historique est celle du 14 juin 1942, même si quelques années plus tard, en 1976, certains illuminés tenteront d'en reprendre le mégot.
Son origine remonte à la guerre de Quatorze, la Grande ou la Der des Ders, lorsqu'un certain Gérard, que l'on surnommait Lenorman, sans D, allez savoir pourquoi, fut appelé sous les drapeaux.
Le brave Gérard, un peu benêt, enrhumé chronique et complètement myope, se retrouva sur le front du côté, non de chez Swann, mais plus à l'Est vers Verdun.
Au retour d'une énième tentative de percement des lignes ennemies, Gérard perdit de vue ses camarades et il erra de tranchées en tranchées jusqu'à ce que, d'épuisement, il s'endorme. Un beau jour ou peut-être une nuit, près d'une flaque de boue, il s'était endormi, quand soudain, semblant crever le ciel, et venant de nulle part, surgit un éléphant rose. Il faut dire qu'avant l'assaut, Gérard et ses copains avaient passé quelques heures dans un cabaret où deux célébrités alors quasi inconnues, Lama et Delon, servaient à boire aux soldats qui remontaient vers le front.
Gérard ouvrit les yeux et s'aperçut que l'abus d'absinthe avait colorié l'éléphant volant en rose alors qu'il était tout simplement vert-de-gris. Comme quoi l'alcool vous fait croire des choses quand même, un éléphant volant rose ! Tout le monde sait bien qu'ils sont vert-de-gris. Lentement, les ailes déployées, lentement, il le vit tournoyer. Près de lui, dans un bruissement d'ailes, comme tombé du ciel, l'éléphant vint se poser. De sa grosse patte, il a touché sa joue, dans sa main, il a glissé son cou.
Gérard se rendit alors compte qu'il tenait dans ses bras une imposante dame blonde, ce qui n'avait rien d'étonnant en soi, car il se trouvait sur le chemin des Dames. Cette matrone, c'était Gretel, une cantinière allemande, que tout le monde, enfin du côté allemand, surnommait la Grosse Bertha. Comme elle souffrait de flatulences chroniques, les officiers allemands la plaçaient, lorsque le vent soufflait vers les positions françaises à la limite de celles-ci. Très respectée, car elle était la première arme chimique, elle se sentait toutefois bien seule.
Le couple nouvellement formé s'étendit sur les pelisses mélangées, bleu, garance et vert-de-gris. Gretel parla de son enfance, de son père bucheron, des promenades dans la forêt avec son frère Hansel, de la maison en pain d'épice et de la vielle femme qui mangea son frère. Gérard lui raconta la Normandie, les vaches rousses, blanches et noires sur lesquelles tombe la pluie, et les cerisiers blancs made in Normandie. Une mare avec des canards, des pommiers dans la prairie et le bon cidre doux made in Normandie, les œufs made in Normandie, les bœufs made in Normandie, un p'tit village plein d'amis. Et puis les filles aux joues rouges qui donnent aux hommes de là -bas, qui donnent aux hommes de l'amour, l'amour made in Normandie.
Mais l'aube approchait, Gretel ne voulait plus quitter Gérard, mais comment faire, ils étaient comme un petit poisson, un petit oiseau. Ils s'aimaient d'amour tendre, mais comment s'y prendre quand sur le chemin des Dames, l'une est Allemande et l'autre Français.
Gretel eu une idée, elle déshabilla rapidement un soldat allemand dont le cadavre pourrissait dans le coin, en vêtit Gérard et lui dit, qu'il s'appellerait Hans et que désormais il devrait répondre simplement Jawohl dès qu'un officier l'appellerait. Elle remit notre nouvel Hans, anciennement Gérard, du bon côté, enfin de son nouveau bon côté, et regagna sa position. Ils devaient se retrouver au même endroit au milieu de la nuit prochaine.
La journée se passa bien pour notre nouvel Hans mais le soir arrivant un drame se préparait dans le brouillard qui peu à peu recouvrait les tranchées.
A l'heure de l'apéro, les soldats français avaient inventé un nouveau jeu. Ils se mettaient en position de tir face aux tranchées allemandes. L'un d'eux criait alors Hans. Cela ne manquait jamais, du côté allemand, une tête se levait dans la brume criant Jawohl et un Français tirait. Le gagnant remporte alors un quignon de pain moisi. Et ce soir-là , lorsque l'ancien Gérard entendit crier Hans, fidèle aux consignes données par Gretel, il se leva et cria Jawohl. Quelques instants plus tard, un soldat, jeune, bouche ouverte, tête nue, et la nuque baignant dans la pourriture de la tranchée, dormait, il était étendu dans la boue. Il dormait sous la lune, la main sur sa poitrine, tranquille. Il avait un trou rouge au milieu du front.
Inconsolable, Gretel, la grosse Berta, fût rapatriée en Allemagne. Elle ignorait encore qu'elle ramenait un polichinelle dans l'tiroir, une brioche dans le four quoi.
Un bébé naquit à Leidenstadt auquel Gretel, dont le nom de famille était Stange, donna le prénom de Charles.
Les années passèrent…
Charles, passionné de pêche à la ligne, était devenu un homme de bonne taille au point que ses copains le surnommaient, Doppelt Stange, pour souligner à la fois sa passion et sa grande taille. Charles qui, en souvenir de son père, qu'il n'avait pas connu, avait appris le français et qui ne rêvait que de revoir sa Normandie, préférait qu'on l'appelle Charles Double Gaulle.
Les années passèrent encore….
Charles, en l'honneur de son père soldat, s'engageât dans la Wehrmacht. Il se rêvait cuirassier chevauchant un grand cheval noir et chargeant dans l'aube blanche d'un petit matin, sa cuirasse étincelant sous les premiers rayons du soleil et le sabre brandi à bout de bras fracassant les cranes ennemis. Las, il se retrouva au guidon d'une Zündapp avec, dans le side-car à son côté, son copain Hans (Hans était toujours un prénom très répandu dans l'armée allemande) qui veillait sur le fusil-mitrailleur.
Et puis ce fut la guerre, l'attente longue, fastidieuse, et soudain, le Blitzkrieg. A toute allure, la traversée des Ardennes, puis celle du Nord-Est et l'arrivée à Paris. Charles Double Gaulle et son camarade Hans ne rencontrèrent même aucun soldat français, tous partis rapidement. Tout au plus, Hans pu s'amuser à tirer quelques balles sur des civils apeurés qui s'enfuyaient devant l'armée allemande mais s'étaient fait rattraper sur la route par la patrouille tout aussi allemande.
Au loin de l'autre côté de la Manche, un 18 juin, un presque homonyme, lança un appel, mais Charles Double Gaulle, au guidon de sa moto, le vent sifflant dans ses oreilles, ne l'entendit pas.
Et ce furent les années heureuses de l'occupation, n'oublions pas que Charles était allemand. Et qu'il était né en 15 à Leidenstadt, sur les ruines d'un champ de bataille. Était-il meilleur ou pire que ces gens, puisqu'il était allemand ? Bercé d'humiliation, de haine et d'ignorance, nourri de rêves de revanche, a-t-il été de ces improbables consciences, larmes au milieu d'un torrent ? Ben non, lui qui avait rêvé de chevauchées fantastiques dans les steppes de Russie ou, avec Rommel, dans le désert de Lybie, il occupait Charenton. Sa seule consolation, lors de ses perms, taquiner le goujon sur les bords de Seine.
Les années passèrent, encore et encore … (C'est fou ce qu'elles passent les années !)
Et cette pelle alors ? Elle arrive, elle arrive.
Et arriva l'été 42, Charles s'ennuyait ferme en ce beau mois de juin. Alors qu'il revenait de la pêche et marchait dans Charenton, un beau matin, une belle jeune fille rousse lui tomba dans les bras au détour d'un coin de rue. Un homme la poursuivait, que Charles mit rapidement en déroute. Il vit en s'enfuyant que l'homme portait un blouson avec floqué sur le dos l'inscription « GESTA » et en dessous « piste ». Il s'agissait d'un mauvais garçon nommé Lacombe, Lucien, qui travaillait comme garçon de piste au cirque GESTA installé sur la pelouse de Reuilly, ses copains le surnommant Lucien le Gestapiste comme son blouson. La jeune femme, qui se nommait, France, Aimée, Victoire, Désirée Horn, expliqua qu'elle travaillait comme caissière dans le même cirque que Lucien. On l'appelait d'ailleurs le Grand Cirque car il était dirigé par Pierre Clostermann, un ancien aviateur. Lucien la poursuivait de ses avances, soupçonnant qu'elle fût un peu juive et eu dû porter l'étoile jaune.
France craignait que Lucien ne revienne avec sa bande, enfin son copain Renaud car Pierrot avait eu les deux jambes écrasées dans un accident de moto, Riton avait pris une balle dans le buffet et un autre, dont on a oublié le nom, pourrissait à la santé pour avoir craché sur un greffier. Charles émerveillé par la longue chevelure de feu de France, proposa de la raccompagner.
France l'entraîna en courant le long des ruelles de Charenton, et prit un raccourci en traversant l'usine abandonnée des Beaux Bretzels de Charenton, la BBC. Ils arrivèrent dans l'ancien bureau du chef d'équipe, avec un pupitre au-dessus duquel un micro, qui servait à transmettre les ordres à l'atelier, pendait du plafond. France heurta l'écritoire, et tomba dans les bras de Charles. Comme dans un autre temps, une autre guerre entre Gérard et Gretel, ce fut le coup de foudre entre France et Charles.
Un long baiser les unis, en ce 18 juin, sous le vieux micro de la BBC. Ce fut la pelle du 18 juin. La vraie, la seule, l'unique. La grande galoche, le monstrueux patin, un suçage de caillou comme jamais vu, un roulage de calot d'anthologie.
Quelques années plus tard, un certain Robert Doisneau, voulu immortaliser la scène et il revint sur les lieux avec deux acteurs, mais l'éclairage n'étant pas bon, il se transporta à l'air libre et la fameuse photo qui devait se nommer « La pelle sous le micro de la BBC » fut renommée « Le baiser de l'Hôtel de Ville ».
Que devinrent Charles Double Gaulle et France, Aimée, Victoire, Désirée Horn ? Leurs destins furent tragiques.
Le 16 juillet 1942 au matin, Lucien le gestapiste, se rendit chez France pour se saisir de son corps. Elle parvint à s'enfuir par les caves et à sauter dans un taxi. Elle demanda au chauffeur de la conduire rapidement chez sa tante, qui habitait dans le XVème, et au domicile de laquelle elle comptait se cacher. Arrivé rue Nélaton, le chauffeur fut surpris par un tas inhabituel de bus qui déversaient des passagers devant le Vel d'Hiv à cette heure incongrue. Il freina, le véhicule se déporta et heurta le mur du Vel d'Hiv, son gazogène s'embrasant instantanément. Une petite fumée blanche qui montait vers le ciel fut la toute dernière trace de France.
Quant à Charles, désespéré, il demanda une affectation au front. Il fut envoyé en Libye, en Italie, puis au fur et à mesure des défaites, mais à son grand bonheur, affecté en Normandie où il arriva en chantant où il arriva en parodiant une chanson de Frédéric Berat, « J'ai fait le désert de Libye, dans une jolie voiture blindée, et sous le ciel de l'Italie, j'ai visité tous les musées, mais en traversant ces patries, je me disais, aucun séjour n'est plus beau que la Normandie. C'est un pays où je reviens toujours, c'est un beau rêve qui me hante, et qui hantait mon père aussi (mon cher monsieur). Dans cette campagne charmante, je voudrais avoir un logis, un vieux blockhaus pour la famille que j'aurais eu avec France. » Plus tard, un groupe de chanteurs reprendra à la fois la chanson et pour, ne plus avoir de Problèmes, utilisera aussi le nom des Charlots. Un hommage à Charles ?
En mai 1940, Charles fut affecté dans un blockhaus, à la pointe du Hoc où il passa quelques jours tranquilles, se remettant même à la pêche. Un matin de juin, alors qu'il partait avec ses deux gaules, il sortit en croisant à la ferme voisine Julien qui préparait le troupeau, dans la cuisine, Marie-Martine qui venait d'allumer les fourneaux et la vieille Louise qui était assise, elle, réchauffait ses pauvres mains.
Quand soudain se tournant vers la mer, il aperçut dans l'aube sale (dans les récits allemands, l'aube du 6 juin est toujours sale, alors que dans les récits américains, elle est radieuse), au loin, les Américains. Ils sont tombés du ciel, comme s'ils avaient des ailes. Ils apportaient un air de liberté. Ils venaient de Virginie, d'Oklahoma, du Tennessee, le jour le plus long les attendait ici.
Charles, abandonnant ses deux gaules, se précipita vers le blockhaus hurlant, « Sie Komen ! ». Les premiers obus tombèrent, Charles Deux Gaulle fut enveloppé de flammes. Une petite fumée blanche qui montait vers le ciel fut la dernière trace de Charles Doppelt Stange. Si quelqu'un avait bien observé à ce moment, il aurait remarqué que la petite fumée en avait rejoint une autre surgie de nulle part. Charles et France étaient à nouveau réunis montant vers le soleil dans les éclairs des explosions. C'est beau hein !
Emprunts :
« Hansel et Gretel », conte des frères Grimm ;
« Made in Normandie », chanson de Stone & Charden ;
« Le dormeur du Val », sonnet d'Arthur Rimbaud ;
« Lacombe, Lucien », film de Louis Malle avec Aurore Clément (France Horn) et Pierre Blaise (Lucien Lacombe) ;
« Né en 17 à Leidenstadt », chanson de Jean-Jacques Goldman ;
« La bande à Lucien », chanson de Renaud ;
« Le grand cirque », livre de Pierre Clostermann ;
« Le baiser de l'Hôtel de Ville », photographie de Robert Doisneau ;
« J'irais revoir la Normandie », chanson des Charlots (ex Problèmes) et parodie de la chanson de Frédéric Bérat, « Ma Normandie » ;
« Jour J » chanson de Jean-Pax Mefret ;
« Sie komen ! », livre de Paul Carell ;
« La fumée blanche », prêtée par le Pape (doit être rendue à sa mort, son successeur en aura besoin).
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Claude Bukowski à 20h48
pendant Gros chagrin
Comme le savant fou français, grosse tristesse d'avoir perdu le maître d'armes. J'aimais beaucoup son personnage dans Kaamelott, à la fois totalement irrévérencieux, et fidèle jusqu'à la mort.
En plus il avait une belle gueule !
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Forum : Bla bla
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Messages |
eagleyecorbier
Psychopathe
Inscrit(e) depuis le 23/11/2001
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Re: et vous lisez quoi?
Le 09-03-2003 à 00:32:20
Babe : qui te dit que je veux comprendre les anarchistes ? :)
Comme tu le dis si bien il raconte de belles anecdotes et quand j'ai feuilleté ça, ça m'a interessé, donc je le lis en entier… tout simplement, mais merci quand même ;)
(dsol pour cette intrusion chatteuse les zamis)
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TSK
Camé(e)
Inscrit(e) depuis le 06/03/2003
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Re: et vous lisez quoi?
Le 10-03-2003 à 11:14:00
Les Anne Mc Carthy (chroniques de Pern) en VO.. Bon SF
Les Louves de Machecoul de Dumas
Mes cours : l'intégral des poêmes d'Elizabeth Bishop (si vous ne connaissez pas, vous avez bien de la chance), le crime organisé aux USA à la ville et à l'écran (Capone and co..), A midsummer night's dream (Shakespeare encore et toujours…)…
Et poui aussi l'Histoire Sans Fin de Ende, parce que c'est aussi beau qu'un bon vieux manuel de linguistique…
Olé Olé Yukulélé…
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Tryph
Homoncule
Inscrit(e) depuis le 19/01/2003
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Re: et vous lisez quoi?
Le 10-03-2003 à 11:56:17
Etant à l'origine de ce thread, j'en profite pour te souhaiter la bienvenue sur ce site, de te conseiller la lecture du forum FAQ, de t'inviter à te joindre au chat et pourquoi pas à considérer ta possible adhésion dans quelques temps;-)
Quant à Bishop et Shakespeare, rappelle toi que c'est toujours en fac d'anglais (me trompé-je?) qu'on n'a jamais envie de les lire de même que Walt Whitman (oh le bel arbre le bel arbre le bel arbre!) Une fois tes diplômes passés tu redécouvriras avec plaisir!
Bienvenue en tous cas!
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TSK
Camé(e)
Inscrit(e) depuis le 06/03/2003
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Re: et vous lisez quoi?
Le 10-03-2003 à 14:03:04
[ Une fois tes diplômes passés tu redécouvriras avec plaisir! ]
C'est aussi valable pour la grammaire raisonnée et "le lieu théâtral du XVI°" ça ?
mais qu'est devenu Gary Barlow ??!!!
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Tryph
Homoncule
Inscrit(e) depuis le 19/01/2003
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Re: et vous lisez quoi?
Le 10-03-2003 à 14:28:20
arrètes! la grammaire raisonnée c'est génial avec les élèves dès qu'on leur désapprend à faire les animaux savants comme au collège! tu verras!
on poursuivra cette conversation sur le chat si tu veux bien ;-)
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TSK
Camé(e)
Inscrit(e) depuis le 06/03/2003
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Re: et vous lisez quoi?
Le 10-03-2003 à 14:36:07
Peux pas accéder au chat because (ouh la la, anglicisme à 15 jours des écrits du CAPES, joli !!!) ordi du boulot et blocage des chats, dieu seul sait comment (Dieu et peut-être Rica Zaraï qui, on le sait, a la science infuse…)
Sans chemise, sans pantalons.. et les fesses dans la cuvette, et oui !!!
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Tryph
Homoncule
Inscrit(e) depuis le 19/01/2003
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Re: et vous lisez quoi?
Le 10-03-2003 à 14:43:42
Très cher(e) futur collègue ou collèguette: essaie de chez toi et si tu n'y arrives pas, il y a toujours les mails (certains d'entre nous les laissent sur leur page/compte que tu retrouveras en cliquant sur Base) au cas où tu te poserais d'autres questions profondes. Vas, le monde est vaste mais les vérités sont sous nos yeux V_V
on dirait du Passimal.
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Jojo_Globe_Trotter
Psychopathe
Inscrit(e) depuis le 07/02/2003
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Re: et vous lisez quoi?
Le 12-03-2003 à 01:36:37
Jean-François Parot, L'énigme des Blanc-manteaux, pour découvrir les enquêtes du jeune Nicolas Le Floch, 10/18 collection Drands détectives
Steven Saylor pour se plonger dans l'Antiquité non galvaudée (toujours chez les grands détectives)
quant à la "grande littérature", j'ai arrêté après le CAPES…
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Babe519
Accro
Inscrit(e) depuis le 22/02/2002
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Re: et vous lisez quoi?
Le 12-03-2003 à 01:57:32
Jojo, on est potes. Je viens de terminer hier 'Un égyptien dans la ville'. J'ai adoré, lu d'une traite, dévoré, un régal, il me faut les autres !
mais Pepe Carvalho est le meilleur :-)
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Jojo_Globe_Trotter
Psychopathe
Inscrit(e) depuis le 07/02/2003
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Margareth Frazer
Le 12-03-2003 à 14:25:35
L'énigme de Catilina est celui que je préfère, on y découvre une lecture différente des œuvres de Cicéron qui apparaît, dans celui là plus que dans les autres de Saylor, sous un mauvais jour, infatué et manipulateur. Catilina y est un personnage touchant.
L'étreinte de Nemesis est bien aussi… enfin, depuis le premier, Du Sang sur Rome, Saylor ne m'a pas déçu. C'est du bon.
Cette semaine, j'ai découvert Margareth Frazer avec Le Conte du Bandit et le Conte de l'Evêque, au Moyen-Age, une nonne qui mène ses enquêtes, c'est assez amusant, mais je crains, après en avoir lu deux ,que l'auteur ne suive toujours le même schéma d'intrigue… à suivre donc.
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jenorme
Psychopathe
Inscrit depuis le 17/03/2003
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Re: et vous lisez quoi?
Le 17-03-2003 à 13:57:59
Jacques lacarriere, "Le pays sous l'ecorce". et pis les classiques pas prises de tete…le diable boiteux de alain-rene lesage par exemple…mangeclous d albert cohen, hilarant…
force et honneur
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groskuik
Sain(e) d'esprit
Inscrit(e) depuis le 19/12/2001
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Re: et vous lisez quoi?
Le 18-03-2003 à 01:19:19
le dahlia noir de james ellroy, ou L.A. confidential du m auteur
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supernina
Intoxiqué(e)
Inscrit(e) depuis le 16/10/2002
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Re: et vous lisez quoi?
Le 20-03-2003 à 17:49:29
Paul Bowles, "leurs mains sont bleues", "le scorpion", "Réveillon à Tanger" ce sont des nouvelles, des récits de voyages (Maroc principalement, mais aussi Afrique et Asie du sud-est). Le top du top est "Un thé au Sahara"
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zou un peu d'aïoli
Lou ravi
Inscrit(e) depuis le 17/09/2002
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Re: et vous lisez quoi?
Le 20-03-2003 à 19:53:18
La guerre en Irak me force à relire pour la 97ième fois Les Carnets de Guerre de Louis Barthas.
Et grâce à cette expression magique
Tout s'arrange et tout devient comique
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Theknightwhosaysni
Accro
Inscrit(e) depuis le 01/04/2003
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Re: et vous lisez quoi?
Le 02-04-2003 à 10:36:19
Danielle Steel, Barbara Cartland, Maurice G. Dantec (tout ça pour le registre "à l'eau de rose".
Sinon, euh, je pensais me remettre à ce fabuleux classique de la littérature philosophique "Tinou et Nanou" (que ceux qui connaissent me lancent la première pierre lol!).
Ah oui, et en littérature enfantine, "L'Hypercycle du Multivers" de M. Moorcock est conseillé à tous ceux qui veulent faire fondre les neurones de leurs enfants pour les embrigader sur Bide et Musique…
- If it can go wrong, it will.
Loi de Murphy…
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goudurisk
Sans espoir
Inscrit depuis le 14/11/2002
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Re: et vous lisez quoi?
Le 02-04-2003 à 10:58:55
Et éventuellement un petit Monty Pythons de temps en temps, non? ;o)
We want a shruberry.
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RikikiPoussPouss
Fatal picard
Inscrit(e) depuis le 13/01/2003
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Re: et vous lisez quoi?
Le 02-04-2003 à 11:06:03
Nii!
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goudurisk
Sans espoir
Inscrit depuis le 14/11/2002
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Re: et vous lisez quoi?
Le 02-04-2003 à 12:08:29
Eki eki ta pang
J'adore qu'un plan se déroule sans accroc.
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Theknightwhosaysni
Accro
Inscrit(e) depuis le 01/04/2003
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Re: et vous lisez quoi?
Le 02-04-2003 à 19:01:07
Me voilà démasqué! Mais personne ne m'a encore jeté la pierre?!
Personne ne connaît "Tinou et "Nanou", livre BIDESQUE par excellence!
S'il y avait eu une rubrique "livres bidesques, j'aurais fait don de ce chef-d'œuvre à la science…
- We want ANOTHER shrubbery!
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teaspoon
Saine d'esprit
Inscrite depuis le 12/08/2003
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Re: et vous lisez quoi?
Le 20-08-2003 à 17:05:47
Ami bideur, je te suggère "le K" de Dino Buzzati, des nouvelles faisandées un tantinet fantastiques. Mais aussi "Alice au pays des merveilles", de Lewis Caroll, j'imagine que tu as vu le dessin animé mais le livre à lui-seul vaut le détour, si tu aimes les détours absurdes. Je te propose aussi "Kitchen" de Banana Yoshimoto, l'histoire d'une nana qui perd sa grand-mère et qui vit seule vautrée près de son frigo jusqu'à ce qu'elle se fasse héberger par un djeuns et son père transsexuel. Dis comme çà , çà peut paraître vaguement trash, mais c'est surtout mélancolique. Toi qui continue de me lire, as tu déjà eu des institutrices qui se bécotaient entre deux cours ? Si c'est non, lis les Claudine de Colette pour apprendre ce que çà veut dire, les jeux de pensionnaires. Je n'oublirais pas non plus les mangas : GTO, irrésistible, Détective Conan, aussi, pour le suspèèèns. Je citerai encore "le pays ou l'on arrive jamais" (Dhôtel),une étrangeté de la littérature enfantine qui m'a fait versé la larmichette. Et "Tistou les pouces verts" (Druon), même chose, avec une phrase de fin qui fait vraiment son petit effet…
Je connais pas Tinou et Nanou mais je connais "les rugissements de monsieur Léo Léopard", perle inconnu de la bibliothèque rose peuplée de jeux de mots décourageants qui ont le pouvoir de rendre même un enfant cafardeux (j'en suis).
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Mgr. Père de Couye
Psychopathe
Inscrit depuis le 13/01/2003
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Re: et vous lisez quoi?
Le 20-08-2003 à 17:26:21
Houellebecq, Dantec, Jarry, Poe, Celine…. tout ce qui fait chier l'abonné à Technikart me plait en general.
Mais aussi, en vrac, du Chretien de Troyes à l'occasion, Hobbes, Kafka, Desproges et les polars des années 50 comme Verneuil savait s'en inspirer…
-Fonzie, J'ai un problème.
-T'en as même un deuxieme.
-Pourquoi?
-J'en ai rien à foutre du premier!
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eric1871
Et ta dame
Inscrit depuis le 23/07/2003
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Re: et vous lisez quoi?
Le 21-08-2003 à 00:52:34
je viens de lire les nouvelles de Richard Christian Matheson et je les conseille vivement ("Dystopia", 2 vol)
du coup je relis celle du père (je sais pas combien de volumes j'en suis au deux)
sinon James Ellroy aussi en ce moment
"Prendre un avion, prendre le train,
Prendre ta main ou bien un bain
Mais partir"
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Lupinx
Camé(e)
Inscrit(e) depuis le 17/08/2002
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Re: et vous lisez quoi?
Le 21-08-2003 à 08:30:54
"Les Racines du Ciel", Romain Gary
"Journal d'un Vieux Dégueulasse", Charles Bukowski
"Tandis que j'agonise", William Faulkner.
Tels sont les chefs d'œuvres ultimes de la Littérature avec un grand L.
On peut aussi se laisser tenter par Miller (Henry), Delerm (père !), Desproges, Céline.
Les nouveaux auteurs sont pesants, assommants, surévalués, et finalement subsidiaires.
J'ai cessé de croire en Dieu le jour où ma mère s'est tuée en glissant sur un rôti de veau
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Sirop_de_Lapin
Dépendant(e)
Inscrit(e) depuis le 30/07/2003
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Re: et vous lisez quoi?
Le 21-08-2003 à 09:26:52
Je lis tout de Boris Vian, mais j'ai particulièrement aimé "Vercoquin et le plancton" et "L'Arrache-cœur". J'aime plus la littérature "étrangère" que québecoise, face à laquelle j'ai de gros préjugés (sauf Marie Laberge, dont je peux dire tout le mal que je veux puisque j'ai lu de ses trucs, agaga agaga), donc Kundera, Tolkien, Caroll (deux R ou un seul?), morts ou pas morts je les aime :D
À part ça… je suis friande des bouteilles de shampoing lorsque j'ai du temps à perdre aux toilettes, du TVGuide, du Paris Match, du Châtelaine… on est cultivé ou on ne l'est pas ;)
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actjob
Accro
Inscrit(e) depuis le 22/05/2003
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Re: et vous lisez quoi?
Le 21-08-2003 à 09:26:58
Pour ceux qui ont aimé Tolkien, il y a aussi David Eddings "La belgariade" en 5 volumes. Une super quete tres passionnante a suivre.
Je sers la science et c'est ma joie.
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vinylman
Pour l'uvrette ultime
Inscrit(e) depuis le 17/06/2003
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Re: et vous lisez quoi?
Le 21-08-2003 à 09:27:31
Au risque de passer pour l'intello de ce fil, moi je lis du………..Frédéric Dard.
"C'est quoi donc est-ce que ça ? comme aurait pu dire BERU"
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sharky
Accro
Inscrit depuis le 28/02/2002
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Re: et vous lisez quoi?
Le 21-08-2003 à 09:51:46
pour ma part je lis fluide …..edika…maester
---Messire vous ressemblez au valet de pisse…….
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TSK
Camé(e)
Inscrit(e) depuis le 06/03/2003
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Re: et vous lisez quoi?
Le 21-08-2003 à 10:51:35
Le Parfum (j'aime pas mais je m'accroche..) et Love's Labour's Lost (Shakespeare)
juste parce que ça faisait bien longtemps que je ne l'avait pas ramenée..
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jenorme
Psychopathe
Inscrit depuis le 17/03/2003
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Re: et vous lisez quoi?
Le 26-08-2003 à 17:04:55
Bob ben sinon des classiques de chez classique, les auteurs du XIXeme (Hugo is the boss), Francois Villon (surtout sa ballade des pendus), Rutebeuf, Malherbe, Corneille…euh…et puis Barjavel (Ravage evidemment et le voyageur imprudent)…pfff…quoi encore…Chateaubriand….euh…ah oui ! un truc super qui m avait scotche et pourtant c est de la litterature de supermarche : "Les Aventuriers" de pierre Bellemare, mais uniquement le premier volume, le reste etant de la mere d'eux..
force et honneur
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djanin
Devenceur
Inscrit(e) depuis le 26/07/2002
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Re: et vous lisez quoi?
Le 26-08-2003 à 17:54:05
J'avoue que j'ai été très agréablement surpris par la série du célèbre petit sorcier à lunettes. J'étais resté en marge du phénomène mais depuis que j'ai commencé à lire le premier volume, je ne décroche pas! Je tire d'ailleurs mon chapeau au traducteur français car ce n'est pas facile de traduire l'humour et il arrive bien à rendre l'esprit de Rowling.
Je peux dire une connerie?
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