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Clickelnet à 10h50
pendant The producer tittle (chanson censurée)
Bonjour mes gins, bonjour tertous !
Excellent jeudi fait-rien de l'Appel à Tarte caniculaire. Ch'est du tout bon, cha.
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Kongsbreen à 03h38
pendant Taxi de nuit
Un grand plaisir de retrouver ce titre de Guy Marchand.
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FlyingSushi à 22h55
pendant Mon café russe
Un bien joli pavé ma foi.
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Trocol Harum à 22h46
pendant Demain, il sera trop tard
La véritable histoire de la pelle du 18 juin.
Si la pelle du 18 juin faite par un certain De Gaulle, Charles un placier qui travaillait au restaurant de l'Etoile à Paris, est entré dans l'histoire, le nom de sa partenaire est resté ignoré du grand public. Mais ce n'était qu'un début, car la vraie, l'unique pelle historique est celle du 14 juin 1942, même si quelques années plus tard, en 1976, certains illuminés tenteront d'en reprendre le mégot.
Son origine remonte à la guerre de Quatorze, la Grande ou la Der des Ders, lorsqu'un certain Gérard, que l'on surnommait Lenorman, sans D, allez savoir pourquoi, fut appelé sous les drapeaux.
Le brave Gérard, un peu benêt, enrhumé chronique et complètement myope, se retrouva sur le front du côté, non de chez Swann, mais plus à l'Est vers Verdun.
Au retour d'une énième tentative de percement des lignes ennemies, Gérard perdit de vue ses camarades et il erra de tranchées en tranchées jusqu'à ce que, d'épuisement, il s'endorme. Un beau jour ou peut-être une nuit, près d'une flaque de boue, il s'était endormi, quand soudain, semblant crever le ciel, et venant de nulle part, surgit un éléphant rose. Il faut dire qu'avant l'assaut, Gérard et ses copains avaient passé quelques heures dans un cabaret où deux célébrités alors quasi inconnues, Lama et Delon, servaient à boire aux soldats qui remontaient vers le front.
Gérard ouvrit les yeux et s'aperçut que l'abus d'absinthe avait colorié l'éléphant volant en rose alors qu'il était tout simplement vert-de-gris. Comme quoi l'alcool vous fait croire des choses quand même, un éléphant volant rose ! Tout le monde sait bien qu'ils sont vert-de-gris. Lentement, les ailes déployées, lentement, il le vit tournoyer. Près de lui, dans un bruissement d'ailes, comme tombé du ciel, l'éléphant vint se poser. De sa grosse patte, il a touché sa joue, dans sa main, il a glissé son cou.
Gérard se rendit alors compte qu'il tenait dans ses bras une imposante dame blonde, ce qui n'avait rien d'étonnant en soi, car il se trouvait sur le chemin des Dames. Cette matrone, c'était Gretel, une cantinière allemande, que tout le monde, enfin du côté allemand, surnommait la Grosse Bertha. Comme elle souffrait de flatulences chroniques, les officiers allemands la plaçaient, lorsque le vent soufflait vers les positions françaises à la limite de celles-ci. Très respectée, car elle était la première arme chimique, elle se sentait toutefois bien seule.
Le couple nouvellement formé s'étendit sur les pelisses mélangées, bleu, garance et vert-de-gris. Gretel parla de son enfance, de son père bucheron, des promenades dans la forêt avec son frère Hansel, de la maison en pain d'épice et de la vielle femme qui mangea son frère. Gérard lui raconta la Normandie, les vaches rousses, blanches et noires sur lesquelles tombe la pluie, et les cerisiers blancs made in Normandie. Une mare avec des canards, des pommiers dans la prairie et le bon cidre doux made in Normandie, les œufs made in Normandie, les bœufs made in Normandie, un p'tit village plein d'amis. Et puis les filles aux joues rouges qui donnent aux hommes de là -bas, qui donnent aux hommes de l'amour, l'amour made in Normandie.
Mais l'aube approchait, Gretel ne voulait plus quitter Gérard, mais comment faire, ils étaient comme un petit poisson, un petit oiseau. Ils s'aimaient d'amour tendre, mais comment s'y prendre quand sur le chemin des Dames, l'une est Allemande et l'autre Français.
Gretel eu une idée, elle déshabilla rapidement un soldat allemand dont le cadavre pourrissait dans le coin, en vêtit Gérard et lui dit, qu'il s'appellerait Hans et que désormais il devrait répondre simplement Jawohl dès qu'un officier l'appellerait. Elle remit notre nouvel Hans, anciennement Gérard, du bon côté, enfin de son nouveau bon côté, et regagna sa position. Ils devaient se retrouver au même endroit au milieu de la nuit prochaine.
La journée se passa bien pour notre nouvel Hans mais le soir arrivant un drame se préparait dans le brouillard qui peu à peu recouvrait les tranchées.
A l'heure de l'apéro, les soldats français avaient inventé un nouveau jeu. Ils se mettaient en position de tir face aux tranchées allemandes. L'un d'eux criait alors Hans. Cela ne manquait jamais, du côté allemand, une tête se levait dans la brume criant Jawohl et un Français tirait. Le gagnant remporte alors un quignon de pain moisi. Et ce soir-là , lorsque l'ancien Gérard entendit crier Hans, fidèle aux consignes données par Gretel, il se leva et cria Jawohl. Quelques instants plus tard, un soldat, jeune, bouche ouverte, tête nue, et la nuque baignant dans la pourriture de la tranchée, dormait, il était étendu dans la boue. Il dormait sous la lune, la main sur sa poitrine, tranquille. Il avait un trou rouge au milieu du front.
Inconsolable, Gretel, la grosse Berta, fût rapatriée en Allemagne. Elle ignorait encore qu'elle ramenait un polichinelle dans l'tiroir, une brioche dans le four quoi.
Un bébé naquit à Leidenstadt auquel Gretel, dont le nom de famille était Stange, donna le prénom de Charles.
Les années passèrent…
Charles, passionné de pêche à la ligne, était devenu un homme de bonne taille au point que ses copains le surnommaient, Doppelt Stange, pour souligner à la fois sa passion et sa grande taille. Charles qui, en souvenir de son père, qu'il n'avait pas connu, avait appris le français et qui ne rêvait que de revoir sa Normandie, préférait qu'on l'appelle Charles Double Gaulle.
Les années passèrent encore….
Charles, en l'honneur de son père soldat, s'engageât dans la Wehrmacht. Il se rêvait cuirassier chevauchant un grand cheval noir et chargeant dans l'aube blanche d'un petit matin, sa cuirasse étincelant sous les premiers rayons du soleil et le sabre brandi à bout de bras fracassant les cranes ennemis. Las, il se retrouva au guidon d'une Zündapp avec, dans le side-car à son côté, son copain Hans (Hans était toujours un prénom très répandu dans l'armée allemande) qui veillait sur le fusil-mitrailleur.
Et puis ce fut la guerre, l'attente longue, fastidieuse, et soudain, le Blitzkrieg. A toute allure, la traversée des Ardennes, puis celle du Nord-Est et l'arrivée à Paris. Charles Double Gaulle et son camarade Hans ne rencontrèrent même aucun soldat français, tous partis rapidement. Tout au plus, Hans pu s'amuser à tirer quelques balles sur des civils apeurés qui s'enfuyaient devant l'armée allemande mais s'étaient fait rattraper sur la route par la patrouille tout aussi allemande.
Au loin de l'autre côté de la Manche, un 18 juin, un presque homonyme, lança un appel, mais Charles Double Gaulle, au guidon de sa moto, le vent sifflant dans ses oreilles, ne l'entendit pas.
Et ce furent les années heureuses de l'occupation, n'oublions pas que Charles était allemand. Et qu'il était né en 15 à Leidenstadt, sur les ruines d'un champ de bataille. Était-il meilleur ou pire que ces gens, puisqu'il était allemand ? Bercé d'humiliation, de haine et d'ignorance, nourri de rêves de revanche, a-t-il été de ces improbables consciences, larmes au milieu d'un torrent ? Ben non, lui qui avait rêvé de chevauchées fantastiques dans les steppes de Russie ou, avec Rommel, dans le désert de Lybie, il occupait Charenton. Sa seule consolation, lors de ses perms, taquiner le goujon sur les bords de Seine.
Les années passèrent, encore et encore … (C'est fou ce qu'elles passent les années !)
Et cette pelle alors ? Elle arrive, elle arrive.
Et arriva l'été 42, Charles s'ennuyait ferme en ce beau mois de juin. Alors qu'il revenait de la pêche et marchait dans Charenton, un beau matin, une belle jeune fille rousse lui tomba dans les bras au détour d'un coin de rue. Un homme la poursuivait, que Charles mit rapidement en déroute. Il vit en s'enfuyant que l'homme portait un blouson avec floqué sur le dos l'inscription « GESTA » et en dessous « piste ». Il s'agissait d'un mauvais garçon nommé Lacombe, Lucien, qui travaillait comme garçon de piste au cirque GESTA installé sur la pelouse de Reuilly, ses copains le surnommant Lucien le Gestapiste comme son blouson. La jeune femme, qui se nommait, France, Aimée, Victoire, Désirée Horn, expliqua qu'elle travaillait comme caissière dans le même cirque que Lucien. On l'appelait d'ailleurs le Grand Cirque car il était dirigé par Pierre Clostermann, un ancien aviateur. Lucien la poursuivait de ses avances, soupçonnant qu'elle fût un peu juive et eu dû porter l'étoile jaune.
France craignait que Lucien ne revienne avec sa bande, enfin son copain Renaud car Pierrot avait eu les deux jambes écrasées dans un accident de moto, Riton avait pris une balle dans le buffet et un autre, dont on a oublié le nom, pourrissait à la santé pour avoir craché sur un greffier. Charles émerveillé par la longue chevelure de feu de France, proposa de la raccompagner.
France l'entraîna en courant le long des ruelles de Charenton, et prit un raccourci en traversant l'usine abandonnée des Beaux Bretzels de Charenton, la BBC. Ils arrivèrent dans l'ancien bureau du chef d'équipe, avec un pupitre au-dessus duquel un micro, qui servait à transmettre les ordres à l'atelier, pendait du plafond. France heurta l'écritoire, et tomba dans les bras de Charles. Comme dans un autre temps, une autre guerre entre Gérard et Gretel, ce fut le coup de foudre entre France et Charles.
Un long baiser les unis, en ce 18 juin, sous le vieux micro de la BBC. Ce fut la pelle du 18 juin. La vraie, la seule, l'unique. La grande galoche, le monstrueux patin, un suçage de caillou comme jamais vu, un roulage de calot d'anthologie.
Quelques années plus tard, un certain Robert Doisneau, voulu immortaliser la scène et il revint sur les lieux avec deux acteurs, mais l'éclairage n'étant pas bon, il se transporta à l'air libre et la fameuse photo qui devait se nommer « La pelle sous le micro de la BBC » fut renommée « Le baiser de l'Hôtel de Ville ».
Que devinrent Charles Double Gaulle et France, Aimée, Victoire, Désirée Horn ? Leurs destins furent tragiques.
Le 16 juillet 1942 au matin, Lucien le gestapiste, se rendit chez France pour se saisir de son corps. Elle parvint à s'enfuir par les caves et à sauter dans un taxi. Elle demanda au chauffeur de la conduire rapidement chez sa tante, qui habitait dans le XVème, et au domicile de laquelle elle comptait se cacher. Arrivé rue Nélaton, le chauffeur fut surpris par un tas inhabituel de bus qui déversaient des passagers devant le Vel d'Hiv à cette heure incongrue. Il freina, le véhicule se déporta et heurta le mur du Vel d'Hiv, son gazogène s'embrasant instantanément. Une petite fumée blanche qui montait vers le ciel fut la toute dernière trace de France.
Quant à Charles, désespéré, il demanda une affectation au front. Il fut envoyé en Libye, en Italie, puis au fur et à mesure des défaites, mais à son grand bonheur, affecté en Normandie où il arriva en chantant où il arriva en parodiant une chanson de Frédéric Berat, « J'ai fait le désert de Libye, dans une jolie voiture blindée, et sous le ciel de l'Italie, j'ai visité tous les musées, mais en traversant ces patries, je me disais, aucun séjour n'est plus beau que la Normandie. C'est un pays où je reviens toujours, c'est un beau rêve qui me hante, et qui hantait mon père aussi (mon cher monsieur). Dans cette campagne charmante, je voudrais avoir un logis, un vieux blockhaus pour la famille que j'aurais eu avec France. » Plus tard, un groupe de chanteurs reprendra à la fois la chanson et pour, ne plus avoir de Problèmes, utilisera aussi le nom des Charlots. Un hommage à Charles ?
En mai 1940, Charles fut affecté dans un blockhaus, à la pointe du Hoc où il passa quelques jours tranquilles, se remettant même à la pêche. Un matin de juin, alors qu'il partait avec ses deux gaules, il sortit en croisant à la ferme voisine Julien qui préparait le troupeau, dans la cuisine, Marie-Martine qui venait d'allumer les fourneaux et la vieille Louise qui était assise, elle, réchauffait ses pauvres mains.
Quand soudain se tournant vers la mer, il aperçut dans l'aube sale (dans les récits allemands, l'aube du 6 juin est toujours sale, alors que dans les récits américains, elle est radieuse), au loin, les Américains. Ils sont tombés du ciel, comme s'ils avaient des ailes. Ils apportaient un air de liberté. Ils venaient de Virginie, d'Oklahoma, du Tennessee, le jour le plus long les attendait ici.
Charles, abandonnant ses deux gaules, se précipita vers le blockhaus hurlant, « Sie Komen ! ». Les premiers obus tombèrent, Charles Deux Gaulle fut enveloppé de flammes. Une petite fumée blanche qui montait vers le ciel fut la dernière trace de Charles Doppelt Stange. Si quelqu'un avait bien observé à ce moment, il aurait remarqué que la petite fumée en avait rejoint une autre surgie de nulle part. Charles et France étaient à nouveau réunis montant vers le soleil dans les éclairs des explosions. C'est beau hein !
Emprunts :
« Hansel et Gretel », conte des frères Grimm ;
« Made in Normandie », chanson de Stone & Charden ;
« Le dormeur du Val », sonnet d'Arthur Rimbaud ;
« Lacombe, Lucien », film de Louis Malle avec Aurore Clément (France Horn) et Pierre Blaise (Lucien Lacombe) ;
« Né en 17 à Leidenstadt », chanson de Jean-Jacques Goldman ;
« La bande à Lucien », chanson de Renaud ;
« Le grand cirque », livre de Pierre Clostermann ;
« Le baiser de l'Hôtel de Ville », photographie de Robert Doisneau ;
« J'irais revoir la Normandie », chanson des Charlots (ex Problèmes) et parodie de la chanson de Frédéric Bérat, « Ma Normandie » ;
« Jour J » chanson de Jean-Pax Mefret ;
« Sie komen ! », livre de Paul Carell ;
« La fumée blanche », prêtée par le Pape (doit être rendue à sa mort, son successeur en aura besoin).
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Claude Bukowski à 20h48
pendant Gros chagrin
Comme le savant fou français, grosse tristesse d'avoir perdu le maître d'armes. J'aimais beaucoup son personnage dans Kaamelott, à la fois totalement irrévérencieux, et fidèle jusqu'à la mort.
En plus il avait une belle gueule !
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Flaming Youth à 19h58
pendant Tiphaine
Salut les bidonautes.
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Stéphane à 13h34
pendant Ca gonfle pour moi
Non
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Forum : Bla bla
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Snark Hunter
Rick Divers
Inscrit depuis le 21/09/2003
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Spéculative Fiction
Le 04-05-2004 à 20:15:21
Nouveau fil ouvert afin de laisser libre cours à nos souvenirs, engouements, regrets, interrogations, etc, concernant ce domaine vaste et imprécis. Et ainsi, nous n'empiéterons pas sur les plates-bandes (fussent-elles "F.M.") des autres bidonautes!
A propos de Margaret St-Clair, je suis à présent en mesure de préciser que son pseudonyme le plus célèbre, celui sous lequel elle a beaucoup écrit dans les années 50 (surtout dans la revue "Fiction"), a certainement été "Idris Seabright".
D'autre part, le titre de ce fil fait directement référence à une autre pierre angulaire de la S.F. des années 70, l'anthologie "Dangereuses visions", conçue par le fort talentueux et fort controversé Harlan Ellison. C'est aussi l'un de mes très grands souvenirs de lecture lorsque j'ai abordé ce "genre littéraire" avec ardeur, dans la 2ème moitié des années 70. Il est d'ailleurs dommage que les deux volumes de cette superbe anthologie n'aient jamais été réédités (mon édition est de 1975… vindiou! serais-je donc déjà si vieux ?!).
Et sans vouloir entrer dans un nouveau "thread de liste", quels sont les romans, recueils de nouvelles (ou nouvelles isolées), qui vous ont marqué(e)s dans ce domaine ? La S.F. n'est-elle pour vous qu'une sous-littérature pour adolescents attardés, ou bien un genre à part entière qui mérite la considération au même titre que les œuvres littéraires plus "honorables" ?
Bref, exprimez-vous!
a.k.a. "Billy ze bide"…
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tropezsky
P'tit suisse
Inscrit depuis le 29/05/2002
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Re: Spéculative Fiction
Le 04-05-2004 à 20:47:23
Je vote pour la deuxième proposition sans hésiter!
Mais j'ai un coté adolescent attardé très net donc…
Je ne citerais pas de titre par contre car on en aurait pourla nuit:)
Prenez garde à l'allumette quelque part dans vôtre tête…
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eric1871
Et ta dame
Inscrit depuis le 23/07/2003
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Re: Spéculative Fiction
Le 05-05-2004 à 00:35:02
pfff j'ai ça sur l'étagère du haut… tout en haut..
la grande anthologie… (livre de poche)
les "livres d'or'" (presse pocket)
les "meilleurs récits de.." (j'ai lu)
En fait, je me fiche des étiquettes, en SF y'a du génie et des daubes innommables. Philip K. Dick fait partie de la littérature quel que soit le "genre" dans lequel on le classe, c'était un vrai grand écrivain…
Je dois dire que les nouvelle que tu as citées dans l'autre thread figurent parmi mes préférées…
Ici : Rien
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mr Goître
Dépendant(e)
Inscrit(e) depuis le 04/05/2004
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Re: Spéculative Fiction
Le 05-05-2004 à 01:08:28
Bonsoir,
à propos de Philip k Dick je voulais exprimer ma déception quant au fait qu'Hollywood le redécouvre maintenant, en faisant un auteur à la re-mode, tout en ne sortant que des films ennuyeux à mort et parfaitement edulcorés : où sont les gouvernements totalitaires de Minority report et les espoirs de révolution de La Clause du Salaire? Balayés au profit de l'action, ces films parviennent presque à être moins consistants qu'un film de Steven Seagal. Bon OK j'abuse un peu, là .
Seul Blade Runner, malgré une simplification de l'univers de Do androids.. se détache du lot, sans doute grâce à quelquechose que les scénaristes ont aujourd'hui oublié: l'imagination.
C'est dommage mais je pense que Spielberg et Woo font du tort à K Dick. (Je ne parlerai pas de Totall Recall qui est un bon Film d'action qui n'a rien à voir avec la nouvelle.)
En passant Martin Winckler va écrire dans Spirou. ça n'a rien à voir mais ça me fait rire.
En ce qui concerne tous les ouvrages cités précédemment je n'en connais pas la moitié (je suis encore jeune) si ce n'est Flatland et les mythimages.
"Simulacron 3" et "Le seigneur des sphères" de Galouye, ainsi que les livres de Stefan Wul sont très accessibles et m'ont marqué étant jeune, ils décrivent les bases d'une certaine idée de la science fiction, je pense. (je dis ça pour ceux qui veulent se lancer dans ce style qui peut paraître obtus ou allergène.)
Que dire d'autre sinon conseiller toutes les nouvelles de Ray Bradbury?
Par contre je ne connais rien en SF française, quelqu'un veut-il éclairer ma lanterne?
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Snark Hunter
Rick Divers
Inscrit depuis le 21/09/2003
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Re: Spéculative Fiction
Le 05-05-2004 à 08:20:42
Dans le non moins vaste domaine de la S.F. française, je puis te recommander quelques grands classiques, même si la question qui se pose est celle de leur disponibilité.
Si tu aimes le style "dickien", il me paraît indispensable de lire le "dyptique" de Michel Jeury : "Le temps incertain" et "Les singes du temps", deux romans dont l'ambiance m'a longtemps hanté… mais il n'a pas écrit que des romans illisibles ou absconses, et certains autres de ses titres méritent sans doute aussi l'intérêt.
Ensuite, Philippe Curval : "Cette chère humanité", "L'homme à rebours".
Si tu aimes les fresques (dans le style des "Seigneurs de l'instrumentalité" de Corwainer Smith, qui vient de ressortir chez Folio SF), il y a "Les galaxiales" de Michel Demuth, qui se veut raconter l'histoire des Hommes dans le futur. Et pour ma part, j'avais adoré Gérard Klein (non-non! c'est pas le même!…), avec son roman "Les seigneurs de la guerre" et son recueil de nouvelles "La loi du talion".
Kurt Steiner/André Ruellan (c'est le même!…) fait également partie des grands classiques méconnus ("Le disque rayé", excellent). Un autre roman unique par son ambiance, et sans doute introuvable aujourd'hui est "La machine de Balmer" de Claude Veillot : encore l'empreinte de Dick, sans doute…
Sinon, voici en vrac plusieurs autres noms, mais je n'en connais que quelques nouvelles éparses : Dominique Douay, Jean-Baptiste Baronian, ainsi que tous les auteurs qui furent jadis publié dans la revue "Univers" des éditions J'ai Lu.
P.S. "Simulacron 3" a d'autre part été adapté au cinéma "en catimini" sous le titre "Passé virtuel" ("The 13th Floor" en V.O.), film qui se laisse bien regarder sans être exceptionnel, et pour lequel les publicitaires ont tenté de surfer sur la vague "Matrix"…
Ray Bradbury est une lecture indispensable… ses nouvelles sont d'ailleurs en cours de réédition chez J'ai Lu (deux volumes publiés à ce jour)
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Snark Hunter
Rick Divers
Inscrit depuis le 21/09/2003
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Re: Spéculative Fiction
Le 05-05-2004 à 08:22:56
Erratum : ce sont les nouvelles fantastiques de Bradbury qui sont en cours de réédition, pas celles de S.F….
a.k.a. "Billy ze bide"…
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mr Goître
Dépendant(e)
Inscrit(e) depuis le 04/05/2004
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Re: Spéculative Fiction
Le 05-05-2004 à 09:18:07
Merci pour toutes ces références, je vais partir à leur recherche dès que possible.
A vrai dire je n'avais lu qu' un recueil de René Sussan et les derniers hommes de Pierre Pelot(je crois) mais rien ne m'avait convaincu.
On m'a parlé d'un auteur assez contreversé : dont le nom finit en "ac" et qui vit au Canada et qui a écrit "Babylon qqchose". Que vaut-il?
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Tryph
Homoncule
Inscrit(e) depuis le 19/01/2003
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Re: Spéculative Fiction
Le 05-05-2004 à 09:38:47
C'est pas plutôt en *ec? ^^^
Maurice G. Dantec, Babylon Babies. C'est un thriller dans un monde un peu plus exagéré que le nôtre.
Et pî bon, controversé, Dantec, mouais. Par ceux qui se noient dans un verre d'eau, comme d'hab, ceux qui se sont versé des cendres sur le crâne en lisant les adolecenteries de Houellebecq. Les mêmes qui trouvent que Delerm père est un écrivain. Genre. Et tutti quanti.
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tropezsky
P'tit suisse
Inscrit depuis le 29/05/2002
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Re: Spéculative Fiction
Le 05-05-2004 à 10:22:24
Bon, je vais faire court, suffit de se taper les 200 premiers numéros de la collection "présence du futur" chez Denoël. C'est du tout bon, après cela se gate un peut et il faut sélectionner.
De plus ces bouquins sont très faciles à trouver d'occase au puces.
Il est bien sur évident qu'il faut replacer certain de ces ouvrages dans le contexte de l'époque ou il ont été écrits.
Prenez garde à l'allumette quelque part dans vôtre tête…
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Snark Hunter
Rick Divers
Inscrit depuis le 21/09/2003
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Re: Spéculative Fiction
Le 05-05-2004 à 10:29:19
Si ce sont principalement les auteurs français qui t'intéressent, je ne te conseille pas de rechercher tous ceux que j'ai cités. D'abord, parce qu'il ne te sera sans doute guère facile de les trouver de nos jours. Ensuite, parce que, à mon humble avis, seuls Jeury et Klein font sans doute figure de "grands classiques" (enfin, abstraction faite des Pierre Boulle, René Barjavel et autre Stéphane Wul, bien sûr… sans même parler de Jules Verne!).
Si les auteurs étrangers t'intéressent également, je pourrai te donner quelques références qui, étant avant tout les miennes, valent… ce qu'elles valent ! Enfin, là aussi, il y a des auteurs ou des œuvres "incontournables". Et, par souci d'équité, je suis même prêt à en citer que je n'ai pas aimés personnellement, c'est dire!…
Les titres à envisager dépendent en fait surtout du "style" que tu aimes le plus (Space Opera, Fantasy, "Hard Science", Cyberpunk/Steampunk, etc). Mais pour te donner déjà quelques noms parmi ceux que j'ai le plus appréciés, je te dirai que Vance, Moorcock, Leiber, Sheckley, Farmer, Dick, Varley, Ballard, font partie de ceux que j'ai suivis le plus régulièrement dans les années 80, le dernier étant le plus difficile à inscrire dans une catégorie "figée", sans doute. Pour les nouvelles (voire les ultra-courtes, les "short short"), essaie Fredric Brown qui est un maître du genre (et par ailleurs auteur de romans policiers, mais aujourd'hui décédé), et Sheckley encore.
Maintenant, si ce sont les auteurs classiques que tu recherches, alors le doute n'est pas permis : il faut commencer par Van Vogt (dont le style a très mal vieilli), Asimov, Simak, Dick (… il est partout !), Brunner, Sturgeon, Clarke. J'en oublie certainement, et d'importants sans doute, mais la liste est tellement longue que c'est plutôt difficile d'être exhaustif. Ah, oui, et aussi Zelazny! Il est souvent ch…, mais il lui arrive d'avoir de bonnes idées…
J'ai quelques sites intéressant dans mes favoris; peu en fait, mais comme je ne recherche plus vraiment d'auteurs ni de critiques, ils me suffisent :
http://arcanesfantasy.free.fr/index.htm
http://www.bdfi.net/index.html
http://home.nordnet.fr/~aleyssens/auteur/auteurs.h…
http://www.culture-sf.com/blocTexte.php
http://home.nordnet.fr/~aleyssens/anthos/grande1.h…
Désolé, je suis trop paresseux aujourd'hui pour me lancer dans le balisage html, alors il te faudra faire du copier-coller!…
a.k.a. "Billy ze bide"…
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Snark Hunter
Rick Divers
Inscrit depuis le 21/09/2003
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Re: Spéculative Fiction
Le 05-05-2004 à 10:33:54
… et tout à fait d'accord avec le dernier post de Tropezsky : il ne faut pas oublier, lorsqu'on lit certaines œuvres de S.F., de se rappeler l'époque à laquelle elles ont été écrites. Sinon, parfois, crise de fou-rire garantie!
Certains romans sont et demeureront intemporels, alors que d'autres ont été cruellement marqués par le passage du temps, et l'audace dont ils faisaient preuve à l'époque de leur sortie paraîtra aujourd'hui aussi "moderne" que les gags à la Mac Sennett !!!
a.k.a. "Billy ze bide"…
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Snark Hunter
Rick Divers
Inscrit depuis le 21/09/2003
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Re: Spéculative Fiction
Le 05-05-2004 à 10:39:22
Ce qui est très amusant en ce qui concerne les éditions de poche, c'est de constater qu'il suffit d'attendre un certain temps, les éditeurs se "refilant" leur catalogue après l'avoir épuisé! Ainsi, par exemple, le cycle des "Seigneurs de l'instrumentalité" de Cordwainer Smith, précédemment évoqué : je l'ai "raté" au tout début des années 80 quand Le Livre de Poche l'a édité; j'ai saisi ma chance au début des années 90 quand il est ressorti chez Presses Pocket, et voici qu'il vient de reparaître chez Folio SF !!! Je trouve que c'est un peu comme pour les politiques, quoi : le texte reste exactement le même, y'a que la couverture et le nom de l'éditeur qui changent!
a.k.a. "Billy ze bide"…
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eric1871
Et ta dame
Inscrit depuis le 23/07/2003
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Re: Spéculative Fiction
Le 05-05-2004 à 10:50:56
Décidément un goût très sûr ce Snark…(à ce sujet j'ai lu Alice bien après la SF…)
Je suis la preuve qu'on peut débuter en lisant les collections pourries du Fleuve Noir (de Bessieres à Guieu) et ne pas être dégoûté de la SF.
Lorsqu'on consomme beaucoup on finit par tomber sur des perles chez son bouquiniste habituel…
Un livre de Simak, Vinylman ?
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Snark Hunter
Rick Divers
Inscrit depuis le 21/09/2003
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Re: Spéculative Fiction
Le 05-05-2004 à 10:58:06
Eh oui : notre cher confrère Vinylman fait depuis toujours référence au début du "Demain les chiens" de Clifford D. Simak, un grand classique, justement…
Merci pour le complément, n° 1871, même si je ne suis pas certain qu'il soit mérité à ce titre! Quant à Alice, pour ma part, j'ai commence à m'y intéresser vers 13 ans, je pense, d'abord à travers une superbe biographie de Carroll éditée chez Seghers, que j'empruntais sans cesse à la bilbiothèque de mon collège pour la lire et la relire (comme je regrette aujourd'hui de ne jamais l'avoir volée!…). Puis à travers la traduction française de Gallimard (celle d'Henri Parisot, je crois). Et enfin, dans les années 80, dans le texte original, puis la version commentée par Martin Gardner, qui est proprement géniale, indispensable à tout amateur.
a.k.a. "Billy ze bide"…
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Snark Hunter
Rick Divers
Inscrit depuis le 21/09/2003
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Re: Spéculative Fiction
Le 05-05-2004 à 11:01:28
En ce qui me concerne, j'ai fortuitement (et c'est heureux!) évité le Fleuve Noir : mon parcours avait commencé dans l'enfance par Jules Verne et les romans de "Philippe Ebly" à la bibliothèque verte. Puis, autour de 15 ans, je suis passé directement à van Vogt et Asimov. A certaines époques, lorsque j'étais en 1ère puis en terminale, il m'est arrivé de lire un roman chaque soir!
a.k.a. "Billy ze bide"…
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Snark Hunter
Rick Divers
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Re: Spéculative Fiction
Le 05-05-2004 à 11:03:16
… je voulais dire merci pour le "compliment", pas le "complément". (ndt !!!)
a.k.a. "Billy ze bide"…
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Snark Hunter
Rick Divers
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Re: Spéculative Fiction
Le 05-05-2004 à 11:10:47
"La grande anthologie de la S.F." du Livre de Poche comportait initialement 12 volumes, que je n'ai malheureusement pas tous achetés. Quelques autres sont venus s'y ajouter par la suite, avec une présentation différente (adieu, les belles couvertures noires avec leurs illustration bizarroïdes!).
Certains volumes du "Livre d'or de la S.F." chez Presses-Pocket ont été réédités plus tard dans la collection "Le grand temple de la S.F.", mais le contenu était strictement identique.
Une excellente "anthologie du fantastique" est parue chez Presses-Pocket en 8 volumes; elle a été rééditée récemment sous forme de 12 volumes regroupés en 3 méta-volumes (!) chez Omnibus. On trouve d'ailleurs l'ensemble en coffret.
Casterman a jadis publié des anthologies ou des recueils de nouvelles par auteur qui sont célèbres… mais introuvables depuis très longtemps.
a.k.a. "Billy ze bide"…
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eric1871
Et ta dame
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Re: Spéculative Fiction
Le 05-05-2004 à 11:14:35
Un parcours assez similaire semble expliquer certaines concordances… et la conséquence en est l'auto-compliment… c'était bien sûr de la dérision, je ne prétend pas détenir le bon goût.
Ma première lecture a dû être H..G Wells qui m'a donné le goût du paradoxe temporel.
Mon conseil sera donc : Jack Barron et l'éternité
Pour donner dans le mauvais goût…
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vinylman
Pour l'uvrette ultime
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Re: Spéculative Fiction
Le 05-05-2004 à 11:16:46
Tiens, puisqu'on parle de moi, je vais en profiter pour ramener ma science……fiction, bien sûr.
Mon meilleur souvenir de lecture de romans de science-fiction reste l'épopée du "Monde du Fleuve" de Farmer. Faire ressuciter l'humanité le long d'un fleuve intemporel où Napoléon peut cotoyer Jules César était une excellente idée. Qui plus est, les différents tomes constituent de véritables romans d'aventure où le suspens est omniprésent. D'une manière générale, j'ai toujours beaucoup apprécié les romans de PJ Farmer.
Pour en revenir à ce qui a été dit précédemment, les éditions de poche recellent parfois de véritables "pépites" écrites par des écrivains, pas forcément de SF d'ailleurs, qui, poussés par la faim, se laissaient aller à écrire ces livres de "halls de gares", sous des pseudos bien sûr.
De temps à autre, je prends plaisir à en lire un. Ceux des années 50 ou 60 sont délicieusement kitschs. La science-fiction d'aujourd'hui est devenue une débauche de technologies bruyantes et flashies. Ah, nostalgie, quand tu nous tiens…..
"Le soir à la veillée,les chiens se demandent si l'homme a réellement existé (signature O combien de circonstance ici !)"
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Snark Hunter
Rick Divers
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Re: Spéculative Fiction
Le 05-05-2004 à 11:23:47
Alors dans l'ordre…
1) Norman Spinrad : bon auteur (et celui cité, bon roman), quoique irrégulier
2) technologie : c'est vrai, pas besoin d'épées laser pour passer un très bon moment de dépaysement. J'ai été marqué par certains romans sombres comme "Les plus qu'humains" ou "Cristal" qui songe de Sturgeon, ou bien encore par "Candyman" de Vincent King, et aussi par "Les singes du temps" de Jeury. Des romans certes pauvres en effets spéciaux, mais forts en imagerie poétique.
Il n'y a qu'à revoir les couvertures des "pulps" qui ornaient celles des anthologies de Jacques Sadoul chez J'ai Lu pour sourire rétrospectivement !
Il n'y a qu'Ã relire "I.G.H." de Ballard pour se rendre compte… qu'on y est, et depuis longtemps!
a.k.a. "Billy ze bide"…
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Pierrototo
Camé(e)
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Re: Spéculative Fiction
Le 05-05-2004 à 11:46:26
Haaaaa !!!! Merci !!!! Voila un thread qui me ravit !!! Alors je vais y aller de ma petite liste: D'abord, super "Simulacron 3" surtout effectivement quand on voit a quelle date il a été ecrit…
De Robert Silverberg, indispensable "L'homme dans le labyrinthe",
De Asimov "les Cavernes d'acier" et l'incontournable série des Robots…
Dan Simmons et sa saga "Hyperion",
et aussi Robert Heinlein, par ce que bien qu'il ne soit pas génial, j'ai adoré "Vendredi"…
"Cristal qui songe" de Sturgeon. (déja cité aussi mais tellement merveilleux !!!)
"Ubik" de K.Dick,
"Un bonheur insoutenable" de Ira Levin,
et enfin je citerais deux œuvres d' auteurs français qui n'ont pas été nommé dans ce fil "La guerre des mouches" de Jacques Spitz et "le temps des grandes chasses" de Jean paul Andrevon.
Que du classique en somme, mais qu'est ce que ce fut bon à lire…
N'oublions pas Norman Spinrad… Un auteur trop peu connu et pourtant excellent !!! Mon cher chasseur de requin, vous venez de me griller sur Spinrad…
Pour tout ces romans, il est en effet indispensable de relire les dates de parution, afin d'halluciner sur certaines "previsions" faites par les auteurs, qui a l'instar de Jules Vernes ont su decrypter dans leurs époques les futurs extremismes et erreurs a venir. La palme (c'est mon avis) revenant à Asimov pour la couche d'Ozone….
Le cerveau a des capacités tellement étonnantes qu'aujourd'hui pratiquement tout le monde en a un.
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Snark Hunter
Rick Divers
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Re: Spéculative Fiction
Le 05-05-2004 à 11:52:13
Mon cher Pierrototo, vous en êtes un autre!
Mais je ne chasse pas le requin, que je sache! Juste le snark.
Et crois-moi, ça, c'est une toute autre paire de manches!…
voire une toute autre paire de méditerranées, vu que je ne suis pas sectaire!…
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Snark Hunter
Rick Divers
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Re: Spéculative Fiction
Le 05-05-2004 à 11:53:47
… et est-ce que ce n'est pas Jean-PIERRE Andrevon ???
a.k.a. "Billy ze bide"…
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Professeur Dario
O bide mio
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Re: Spéculative Fiction
Le 05-05-2004 à 11:57:47
Si. Comme Jean-Patrick Manchette, un de mes auteurs favoris, avec qui
il a collaboré pour "Le Travail du furet à l'intérieur du poulailler",
aussi mémorable pour moi que "Comme une Bête" de PJ Farmer (dans un
registre un peu différent certes).
ce qui lui faut c'est un p'tit chachacha
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mr Goître
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Re: Spéculative Fiction
Le 05-05-2004 à 11:58:01
Carrément d'accord au sujet des bouquins de Théodore Sturgeon.
Je vais citer "Le monde inverti" de … un auteur anglais, qui montre un univers bizarre avec le nord comme futur et le sud comme passé: pas besoin de matériel flashy dans ce bouquin il a suffit d'un train et d'ingénieurs.
Personne n'a encore parlé de Lovecraft, ni de Poe (assez indigeste avec la traduction de Baudelaire), ils ont assez vieilli mais leurs univers respectifs sont plutôt intéressants. En particulier "La quête onirique de Kadath l'inconnue" de Lovecraft, avec son univers entre le rêve et Chicago.
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Snark Hunter
Rick Divers
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Re: Spéculative Fiction
Le 05-05-2004 à 12:18:21
… de Christopher Priest, un ex futur prodige de la S.F. britannique qui n'a jamais vraiment tenu ses promesses. A lire aussi, éventuellement, son roman "La machine à explorer l'espace", dans lequel il revisite à sa façon la vie de H.G. Wells.
Je n'ai pas parlé de Lovecraft délibérément pour ne pas mélanger fantastique et S.F. et afin de ne pas saturer le serveur de B&M avec un thread qui pourrait de ce fait devenir asymptotique-hyperbolique (comme dans le roman de Priest). Ce qui est amusant, c'est de voir comment un auteur démodé (Lovecraft) a été remis au goût du jour au début des années 80 à travers le jeu de rôles "The Call of Cthulhu"…
ya, ya, shub-Niggurath!
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mr Goître
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Re: Spéculative Fiction
Le 05-05-2004 à 12:41:39
Désolé au début des années 80 je n'était pas né, et d'ailleurs je n'ai rien lu du cycle de Cthulu, alors je ne sais pas pourquoi j'écris.
Si! J'ai aussi lu la machine à explorer l'espace et je me suis demandé si c'était un roman pour la jeunesse.
Tant qu'on est dans la critique j'avoue qu' ASimov me saoule avec ses robots.
Et je voudrais rendre hommage à Robert Merle, décédé récemment qui fut auteur de SF à l'occasion (lire Malevil à tous prix), en plus qu'historien. Un peu comme Ch. Jacq. Je plaisante
Charge d'âme de Romain Gary, très bien aussi, il m'avait fait penser à un Barjavel, en moins cul-cul.
___
j'ai 1 (___) et alors?
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Snark Hunter
Rick Divers
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Re: Spéculative Fiction
Le 05-05-2004 à 13:31:09
On peut ne pas apprécier Asimov, mais il n'en fait pas moins partie des "pères fondateurs" du genre, avec notamment les cycles de "Fondation", les robots, et même certains ouvrages plus scientifiques. Personnellement, j 'ai mieux aimé ses deux romans "Les cavernes d'acier/Face aux feux du soleil". Mais ce que j'ai préféré de lui, en fin de compte, c'est ma découverte plus "récente" du cycle des "veufs noirs" (des nouvelles policières qui feraient presque passer Sherlock Holmes pour un simple astrologue!).
Ce n'est pas un mal de n'avoir pas été né au début des années 80… y'a vraiment pas d'offense!!!
En ce qui me concerne, je n'ai jamais tellement accroché à l'univers de Frank Herbert (qui reste pour moi Dune… ennui mortel !), alors qu'il est l'un des grands monuments de la S.F. : question de goût et de style. J'ai trouvé Ellison et Varley terribles, iconoclastes et foncièrement intelligents. Je recommande à tous la lecture du roman "La rose", de Charles Harness ou, bien mieux encore, de sa sublime nouvelle "L'enfant en proie au temps". Le Sheckley de la grande époque était proprement jubilatoire (ah… les mésaventures de l'agence "A.A.A. les as", que de bons souvenirs), et Fredric Brown itou.
Pour les amateurs de dépaysement aventureux, je recommande le cycle de "La grande porte", de Pohl ou "L'anneau-monde" de Larry Niven. Mais le must absolu restera toujours Vance ("La planète géante", Cugel, Lyonesse et, non, désolé, je ne suis pas fan du "cycle de Tschaï").
Et, si on doit revenir aux sources, pourquoi ne pas repartir d'Homère, de Cyrano de Bergerac, de Swift, de Stevenson ?
… hein ?
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Snark Hunter
Rick Divers
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Re: Spéculative Fiction
Le 05-05-2004 à 13:35:38
P.S. et "Mr goître", il était pas aussi dans "Dark City", des fois ???!!!
a.k.a. "Billy ze bide"…
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Pierrototo
Camé(e)
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Re: Spéculative Fiction
Le 05-05-2004 à 13:41:00
Hey, Snark hunter u're right !!! C'est jean Pierre Andrevon, j'ma trompé… C'est par ce que j'ai lu ça et ses bd avec Pichard il y a bien longtemps, ma mémoire me fait des faux et me joue détours…
Mr Goître, " cul cul" vous dites ça pour "La nuit des temps" ? Par ce que dans ce cas, je dois etre midinette à mort: c'est un des seul roman de sf qui m'ait fait pleurer…
Je ne sais plus qui a dit: "la science fiction, c'est un fantastique encadré dans du réalisme" ou plutôt le contraire…non ? Je sais plus…
Le cerveau a des capacités tellement étonnantes qu'aujourd'hui pratiquement tout le monde en a un.
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