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Clickelnet à 10h50
pendant The producer tittle (chanson censurée)
Bonjour mes gins, bonjour tertous !
Excellent jeudi fait-rien de l'Appel à Tarte caniculaire. Ch'est du tout bon, cha.
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Kongsbreen à 03h38
pendant Taxi de nuit
Un grand plaisir de retrouver ce titre de Guy Marchand.
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FlyingSushi à 22h55
pendant Mon café russe
Un bien joli pavé ma foi.
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Trocol Harum à 22h46
pendant Demain, il sera trop tard
La véritable histoire de la pelle du 18 juin.
Si la pelle du 18 juin faite par un certain De Gaulle, Charles un placier qui travaillait au restaurant de l'Etoile à Paris, est entré dans l'histoire, le nom de sa partenaire est resté ignoré du grand public. Mais ce n'était qu'un début, car la vraie, l'unique pelle historique est celle du 14 juin 1942, même si quelques années plus tard, en 1976, certains illuminés tenteront d'en reprendre le mégot.
Son origine remonte à la guerre de Quatorze, la Grande ou la Der des Ders, lorsqu'un certain Gérard, que l'on surnommait Lenorman, sans D, allez savoir pourquoi, fut appelé sous les drapeaux.
Le brave Gérard, un peu benêt, enrhumé chronique et complètement myope, se retrouva sur le front du côté, non de chez Swann, mais plus à l'Est vers Verdun.
Au retour d'une énième tentative de percement des lignes ennemies, Gérard perdit de vue ses camarades et il erra de tranchées en tranchées jusqu'à ce que, d'épuisement, il s'endorme. Un beau jour ou peut-être une nuit, près d'une flaque de boue, il s'était endormi, quand soudain, semblant crever le ciel, et venant de nulle part, surgit un éléphant rose. Il faut dire qu'avant l'assaut, Gérard et ses copains avaient passé quelques heures dans un cabaret où deux célébrités alors quasi inconnues, Lama et Delon, servaient à boire aux soldats qui remontaient vers le front.
Gérard ouvrit les yeux et s'aperçut que l'abus d'absinthe avait colorié l'éléphant volant en rose alors qu'il était tout simplement vert-de-gris. Comme quoi l'alcool vous fait croire des choses quand même, un éléphant volant rose ! Tout le monde sait bien qu'ils sont vert-de-gris. Lentement, les ailes déployées, lentement, il le vit tournoyer. Près de lui, dans un bruissement d'ailes, comme tombé du ciel, l'éléphant vint se poser. De sa grosse patte, il a touché sa joue, dans sa main, il a glissé son cou.
Gérard se rendit alors compte qu'il tenait dans ses bras une imposante dame blonde, ce qui n'avait rien d'étonnant en soi, car il se trouvait sur le chemin des Dames. Cette matrone, c'était Gretel, une cantinière allemande, que tout le monde, enfin du côté allemand, surnommait la Grosse Bertha. Comme elle souffrait de flatulences chroniques, les officiers allemands la plaçaient, lorsque le vent soufflait vers les positions françaises à la limite de celles-ci. Très respectée, car elle était la première arme chimique, elle se sentait toutefois bien seule.
Le couple nouvellement formé s'étendit sur les pelisses mélangées, bleu, garance et vert-de-gris. Gretel parla de son enfance, de son père bucheron, des promenades dans la forêt avec son frère Hansel, de la maison en pain d'épice et de la vielle femme qui mangea son frère. Gérard lui raconta la Normandie, les vaches rousses, blanches et noires sur lesquelles tombe la pluie, et les cerisiers blancs made in Normandie. Une mare avec des canards, des pommiers dans la prairie et le bon cidre doux made in Normandie, les œufs made in Normandie, les bœufs made in Normandie, un p'tit village plein d'amis. Et puis les filles aux joues rouges qui donnent aux hommes de là -bas, qui donnent aux hommes de l'amour, l'amour made in Normandie.
Mais l'aube approchait, Gretel ne voulait plus quitter Gérard, mais comment faire, ils étaient comme un petit poisson, un petit oiseau. Ils s'aimaient d'amour tendre, mais comment s'y prendre quand sur le chemin des Dames, l'une est Allemande et l'autre Français.
Gretel eu une idée, elle déshabilla rapidement un soldat allemand dont le cadavre pourrissait dans le coin, en vêtit Gérard et lui dit, qu'il s'appellerait Hans et que désormais il devrait répondre simplement Jawohl dès qu'un officier l'appellerait. Elle remit notre nouvel Hans, anciennement Gérard, du bon côté, enfin de son nouveau bon côté, et regagna sa position. Ils devaient se retrouver au même endroit au milieu de la nuit prochaine.
La journée se passa bien pour notre nouvel Hans mais le soir arrivant un drame se préparait dans le brouillard qui peu à peu recouvrait les tranchées.
A l'heure de l'apéro, les soldats français avaient inventé un nouveau jeu. Ils se mettaient en position de tir face aux tranchées allemandes. L'un d'eux criait alors Hans. Cela ne manquait jamais, du côté allemand, une tête se levait dans la brume criant Jawohl et un Français tirait. Le gagnant remporte alors un quignon de pain moisi. Et ce soir-là , lorsque l'ancien Gérard entendit crier Hans, fidèle aux consignes données par Gretel, il se leva et cria Jawohl. Quelques instants plus tard, un soldat, jeune, bouche ouverte, tête nue, et la nuque baignant dans la pourriture de la tranchée, dormait, il était étendu dans la boue. Il dormait sous la lune, la main sur sa poitrine, tranquille. Il avait un trou rouge au milieu du front.
Inconsolable, Gretel, la grosse Berta, fût rapatriée en Allemagne. Elle ignorait encore qu'elle ramenait un polichinelle dans l'tiroir, une brioche dans le four quoi.
Un bébé naquit à Leidenstadt auquel Gretel, dont le nom de famille était Stange, donna le prénom de Charles.
Les années passèrent…
Charles, passionné de pêche à la ligne, était devenu un homme de bonne taille au point que ses copains le surnommaient, Doppelt Stange, pour souligner à la fois sa passion et sa grande taille. Charles qui, en souvenir de son père, qu'il n'avait pas connu, avait appris le français et qui ne rêvait que de revoir sa Normandie, préférait qu'on l'appelle Charles Double Gaulle.
Les années passèrent encore….
Charles, en l'honneur de son père soldat, s'engageât dans la Wehrmacht. Il se rêvait cuirassier chevauchant un grand cheval noir et chargeant dans l'aube blanche d'un petit matin, sa cuirasse étincelant sous les premiers rayons du soleil et le sabre brandi à bout de bras fracassant les cranes ennemis. Las, il se retrouva au guidon d'une Zündapp avec, dans le side-car à son côté, son copain Hans (Hans était toujours un prénom très répandu dans l'armée allemande) qui veillait sur le fusil-mitrailleur.
Et puis ce fut la guerre, l'attente longue, fastidieuse, et soudain, le Blitzkrieg. A toute allure, la traversée des Ardennes, puis celle du Nord-Est et l'arrivée à Paris. Charles Double Gaulle et son camarade Hans ne rencontrèrent même aucun soldat français, tous partis rapidement. Tout au plus, Hans pu s'amuser à tirer quelques balles sur des civils apeurés qui s'enfuyaient devant l'armée allemande mais s'étaient fait rattraper sur la route par la patrouille tout aussi allemande.
Au loin de l'autre côté de la Manche, un 18 juin, un presque homonyme, lança un appel, mais Charles Double Gaulle, au guidon de sa moto, le vent sifflant dans ses oreilles, ne l'entendit pas.
Et ce furent les années heureuses de l'occupation, n'oublions pas que Charles était allemand. Et qu'il était né en 15 à Leidenstadt, sur les ruines d'un champ de bataille. Était-il meilleur ou pire que ces gens, puisqu'il était allemand ? Bercé d'humiliation, de haine et d'ignorance, nourri de rêves de revanche, a-t-il été de ces improbables consciences, larmes au milieu d'un torrent ? Ben non, lui qui avait rêvé de chevauchées fantastiques dans les steppes de Russie ou, avec Rommel, dans le désert de Lybie, il occupait Charenton. Sa seule consolation, lors de ses perms, taquiner le goujon sur les bords de Seine.
Les années passèrent, encore et encore … (C'est fou ce qu'elles passent les années !)
Et cette pelle alors ? Elle arrive, elle arrive.
Et arriva l'été 42, Charles s'ennuyait ferme en ce beau mois de juin. Alors qu'il revenait de la pêche et marchait dans Charenton, un beau matin, une belle jeune fille rousse lui tomba dans les bras au détour d'un coin de rue. Un homme la poursuivait, que Charles mit rapidement en déroute. Il vit en s'enfuyant que l'homme portait un blouson avec floqué sur le dos l'inscription « GESTA » et en dessous « piste ». Il s'agissait d'un mauvais garçon nommé Lacombe, Lucien, qui travaillait comme garçon de piste au cirque GESTA installé sur la pelouse de Reuilly, ses copains le surnommant Lucien le Gestapiste comme son blouson. La jeune femme, qui se nommait, France, Aimée, Victoire, Désirée Horn, expliqua qu'elle travaillait comme caissière dans le même cirque que Lucien. On l'appelait d'ailleurs le Grand Cirque car il était dirigé par Pierre Clostermann, un ancien aviateur. Lucien la poursuivait de ses avances, soupçonnant qu'elle fût un peu juive et eu dû porter l'étoile jaune.
France craignait que Lucien ne revienne avec sa bande, enfin son copain Renaud car Pierrot avait eu les deux jambes écrasées dans un accident de moto, Riton avait pris une balle dans le buffet et un autre, dont on a oublié le nom, pourrissait à la santé pour avoir craché sur un greffier. Charles émerveillé par la longue chevelure de feu de France, proposa de la raccompagner.
France l'entraîna en courant le long des ruelles de Charenton, et prit un raccourci en traversant l'usine abandonnée des Beaux Bretzels de Charenton, la BBC. Ils arrivèrent dans l'ancien bureau du chef d'équipe, avec un pupitre au-dessus duquel un micro, qui servait à transmettre les ordres à l'atelier, pendait du plafond. France heurta l'écritoire, et tomba dans les bras de Charles. Comme dans un autre temps, une autre guerre entre Gérard et Gretel, ce fut le coup de foudre entre France et Charles.
Un long baiser les unis, en ce 18 juin, sous le vieux micro de la BBC. Ce fut la pelle du 18 juin. La vraie, la seule, l'unique. La grande galoche, le monstrueux patin, un suçage de caillou comme jamais vu, un roulage de calot d'anthologie.
Quelques années plus tard, un certain Robert Doisneau, voulu immortaliser la scène et il revint sur les lieux avec deux acteurs, mais l'éclairage n'étant pas bon, il se transporta à l'air libre et la fameuse photo qui devait se nommer « La pelle sous le micro de la BBC » fut renommée « Le baiser de l'Hôtel de Ville ».
Que devinrent Charles Double Gaulle et France, Aimée, Victoire, Désirée Horn ? Leurs destins furent tragiques.
Le 16 juillet 1942 au matin, Lucien le gestapiste, se rendit chez France pour se saisir de son corps. Elle parvint à s'enfuir par les caves et à sauter dans un taxi. Elle demanda au chauffeur de la conduire rapidement chez sa tante, qui habitait dans le XVème, et au domicile de laquelle elle comptait se cacher. Arrivé rue Nélaton, le chauffeur fut surpris par un tas inhabituel de bus qui déversaient des passagers devant le Vel d'Hiv à cette heure incongrue. Il freina, le véhicule se déporta et heurta le mur du Vel d'Hiv, son gazogène s'embrasant instantanément. Une petite fumée blanche qui montait vers le ciel fut la toute dernière trace de France.
Quant à Charles, désespéré, il demanda une affectation au front. Il fut envoyé en Libye, en Italie, puis au fur et à mesure des défaites, mais à son grand bonheur, affecté en Normandie où il arriva en chantant où il arriva en parodiant une chanson de Frédéric Berat, « J'ai fait le désert de Libye, dans une jolie voiture blindée, et sous le ciel de l'Italie, j'ai visité tous les musées, mais en traversant ces patries, je me disais, aucun séjour n'est plus beau que la Normandie. C'est un pays où je reviens toujours, c'est un beau rêve qui me hante, et qui hantait mon père aussi (mon cher monsieur). Dans cette campagne charmante, je voudrais avoir un logis, un vieux blockhaus pour la famille que j'aurais eu avec France. » Plus tard, un groupe de chanteurs reprendra à la fois la chanson et pour, ne plus avoir de Problèmes, utilisera aussi le nom des Charlots. Un hommage à Charles ?
En mai 1940, Charles fut affecté dans un blockhaus, à la pointe du Hoc où il passa quelques jours tranquilles, se remettant même à la pêche. Un matin de juin, alors qu'il partait avec ses deux gaules, il sortit en croisant à la ferme voisine Julien qui préparait le troupeau, dans la cuisine, Marie-Martine qui venait d'allumer les fourneaux et la vieille Louise qui était assise, elle, réchauffait ses pauvres mains.
Quand soudain se tournant vers la mer, il aperçut dans l'aube sale (dans les récits allemands, l'aube du 6 juin est toujours sale, alors que dans les récits américains, elle est radieuse), au loin, les Américains. Ils sont tombés du ciel, comme s'ils avaient des ailes. Ils apportaient un air de liberté. Ils venaient de Virginie, d'Oklahoma, du Tennessee, le jour le plus long les attendait ici.
Charles, abandonnant ses deux gaules, se précipita vers le blockhaus hurlant, « Sie Komen ! ». Les premiers obus tombèrent, Charles Deux Gaulle fut enveloppé de flammes. Une petite fumée blanche qui montait vers le ciel fut la dernière trace de Charles Doppelt Stange. Si quelqu'un avait bien observé à ce moment, il aurait remarqué que la petite fumée en avait rejoint une autre surgie de nulle part. Charles et France étaient à nouveau réunis montant vers le soleil dans les éclairs des explosions. C'est beau hein !
Emprunts :
« Hansel et Gretel », conte des frères Grimm ;
« Made in Normandie », chanson de Stone & Charden ;
« Le dormeur du Val », sonnet d'Arthur Rimbaud ;
« Lacombe, Lucien », film de Louis Malle avec Aurore Clément (France Horn) et Pierre Blaise (Lucien Lacombe) ;
« Né en 17 à Leidenstadt », chanson de Jean-Jacques Goldman ;
« La bande à Lucien », chanson de Renaud ;
« Le grand cirque », livre de Pierre Clostermann ;
« Le baiser de l'Hôtel de Ville », photographie de Robert Doisneau ;
« J'irais revoir la Normandie », chanson des Charlots (ex Problèmes) et parodie de la chanson de Frédéric Bérat, « Ma Normandie » ;
« Jour J » chanson de Jean-Pax Mefret ;
« Sie komen ! », livre de Paul Carell ;
« La fumée blanche », prêtée par le Pape (doit être rendue à sa mort, son successeur en aura besoin).
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Claude Bukowski à 20h48
pendant Gros chagrin
Comme le savant fou français, grosse tristesse d'avoir perdu le maître d'armes. J'aimais beaucoup son personnage dans Kaamelott, à la fois totalement irrévérencieux, et fidèle jusqu'à la mort.
En plus il avait une belle gueule !
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Flaming Youth à 19h58
pendant Tiphaine
Salut les bidonautes.
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Stéphane à 13h34
pendant Ca gonfle pour moi
Non
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Forum : Bla bla
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Pierrototo
Camé(e)
Inscrit(e) depuis le 17/03/2004
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Rien à voir, c'est pour causer.
Le 23-04-2004 à 13:31:38
Salut à tous.
J'ai vu une pub pour un service qui m'a désolé. Ca n'engage que moi, et c'est pas important, mais ça rejoint pas mal de petits trucs bien tristes à mon gout.
Que pensez vous des poemes tout fait que l'on peut envoyer par texto afin de seduire ou de faire plaisir à son ou sa dulcinée ?
J'en cause par ce que je trouve cela assez affligeant… D'un coté tout le monde est d'accord pour constater que la majorité des jeunes en age d'utiliser ce genre de trucs ne sait plus écrire, ni même parler (parfois), et de l'autre coté, on les conforte dans le non effort. Je ne sais pas si je ne preferais pas un poeme maladroit mais écrit depuis la cervelle de la ou du soupirant (e), à un truc que mon voisin peut avoir aussi… Genre "Ho moi là ou j'ai craqué, c'est quand il m'a envoyé ce texto… " Et la copine de repondre "Mais, mais, moi c'est pareil, j'ai eu le même texto !!!"
C'est bien triste. La mort de l'imagination.
Le cerveau a des capacités tellement étonnantes qu'aujourd'hui pratiquement tout le monde en a un.
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Tryph
Homoncule
Inscrit(e) depuis le 19/01/2003
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Re: Rien à voir, c'est pour causer.
Le 23-04-2004 à 13:42:50
Un grand auteur est tout à fait d'accord avec toi:
"Je n’ai plus aucun espoir pour l’avenir de notre pays si la jeunesse d’aujourd’hui prend le commandement demain. Parce que cette jeunesse est insupportable, sans retenue, simplement terrible… Notre monde atteint un stade critique. les enfants n’écoutent plus leurs parents. La fin du monde ne peut être loin."
Plus d'info sur ce grand auteur: ici.
Allez, sois honnête, si tu as été jeune, qu'as-tu pensé, quand tu avais l'âge de ceux que tu critiques, de cette adage que nous répétaient les adultes?
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Snark Hunter
Rick Divers
Inscrit depuis le 21/09/2003
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Re: Rien à voir, c'est pour causer.
Le 23-04-2004 à 13:43:40
Malheureusement, je ne puis qu'être d'accord à 100% : non seulement on est là en plein dans le domaine du prêt-à -penser, mais en plus la qualité est médiocre au-delà de toute description. Le pire, c'est que certains considèrent même cela comme un "langage émergent"…
Le résultat est aussi lamentable que les tentatives grotesques de réforme de la langue française il y a quelques années! Comme l'a dit Robert Escarpit (je crois), la langue française se charge elle-même de se réformer…
Le seul avantage, c'est pour ceux qui ne savent pas écrire : ça ne se voit plus!
c tou ske g a dir!
a.k.a. "Billy ze bide"…
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Tryph
Homoncule
Inscrit(e) depuis le 19/01/2003
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Re: Rien à voir, c'est pour causer.
Le 23-04-2004 à 13:49:39
Je n'envie pas les jeunes d'aujourd'hui. Ils vivent dans un monde incroyablement violent et méprisant de leur avenir. C'est vrai: quel monde leur offrons nous? Le SIDA, une pollution bientôt incontrôlable, notre impossibilité à pacifier les nations, les extrèmes manipulations politiques et religieuses, et en plus, des tas de vieux cons pour les foutre tous dans le même sac, au mépris de tous ceux qui s'investissent dans des trucs valables. Franchement, Ils ont là de quoi se réfugier encore un petit peu dans le dérisoire de la jeunesse - comme lorsqu'on reste encore un petit peu sous les couvertures, avant d'être obligé d'affronter un dure journée: la vie d'adulte.
Ceux qu'on pourrait plutôt juger ce sont les adultes qui tentent de ne pas vieillir, et de vouloir (s')en donner l'illusion, en s'efforçant de copier les jeunes de façon forcenée.
De grâce, évitons de faire comme nos parents qui nous reprochaient d'être la bof génération. Nous n'avions tellement pas envie de leur ressembler que nous aurions fait n'importe quoi.
Les jeunes ne font rien de plus que jouer de la lyre en regardant Rome brûler, à ceci près qu'ils se demandent non sans angoisse ce qu'ils auront à faire lorsque nos cendres auront refroidi. Et franchement, je n'ai pas envie d'être à leur place.
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olav
Camé
Inscrit depuis le 06/03/2003
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Re: Rien à voir, c'est pour causer.
Le 23-04-2004 à 14:03:58
Bon, il faut nuancer tout cela. La littérature n'a jamais été aussi accessible. Il y aura encore dans les années à venir des "jeunes" qui voudront apprendre à manier la langue avec habileté et délectation. Hélas, l'écart entre ceux qui lisent et ceux qui ne lisent pas se creusent de plus en plus.
Tryphol : qu'appelles-tu les "jeunes" ? En ce qui me concerne, je suis en fin de carte 12-25 et de carte Imagine'R, et je ne me reconnais pas du tout dans tes propos. Je suis parfois désabusé face aux événements politiques, mais intellectuellement passif, absolument pas.
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Curieuzeneuze
Sans espoir
Inscrit depuis le 07/05/2001
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Re: Rien à voir, c'est pour causer.
Le 23-04-2004 à 14:05:50
C'est vrai qu'il vaut mieux éviter les généralisations hâtives ! Chaque individu est différent… ;o)
Chacun fait, fait, fait, c'qu'il lui plait, plait, plait !
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Snark Hunter
Rick Divers
Inscrit depuis le 21/09/2003
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Re: Rien à voir, c'est pour causer.
Le 23-04-2004 à 14:11:59
Oui, d'abord, c'est vrai ça : personne ne sont pareils!
a.k.a. "Billy ze bide"…
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CookieDS
Mangateuse
Inscrite depuis le 06/12/2002
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Re: Rien à voir, c'est pour causer.
Le 23-04-2004 à 14:12:41
Olav heureusement qu'il ya des exception à la "règle"..
Mais quand je constate qu'il me faut 10 minutes pour réaliser que les deux "djeun's" qui sont à côté de moi parlent en fait français.. ça me fout la trouille… Je l'ai encore expérimenté pas plus tard qu'hier.
J'aime les langues étrangères et je me suis demandé pendant tout un temps dans quel idiome mes deux voisins dans le métro s'exprimaient. Puis j'ai constaté avec horreur que je comprenais certains mots….Et oui, c'était bien du français.. bien que je n'en comprenne pas la moitié…
Et ce "nivellement par le bas" ne semble pas avoir de limites, malheureusement…
Alors certes, ils manieront une langue.. mais sera-t-elle la même que la nôtre? Il est logique qu' une langue "évolue" avec le temps.. mais quand même…
J'ai regardé un film datant des années 80 et ce qui a l'époque était considéré comme une façon "in" de parler est maintenant délicieusement suranné… Est-ce que vous pensez que l'évolution d'un langue doive être si rapide? Je m'interroge…
"C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son, que tant de gens paraissent brillants avant d'avoir l'air cons."
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olav
Camé
Inscrit depuis le 06/03/2003
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Re: Rien à voir, c'est pour causer.
Le 23-04-2004 à 14:20:19
Les dialectes ont leur charme, tout de même. Le mélange de français et d'arabe parlé à Alger, par exemple.
Ein Gespenst geht um in Europa - das Gespenst vom Bide.
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Tryph
Homoncule
Inscrit(e) depuis le 19/01/2003
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Re: Rien à voir, c'est pour causer.
Le 23-04-2004 à 14:22:26
Et bien pendant que certains (moi compris) dansent sur Youpi Yop, ou se maquillent Star Trek, ou se retapent l'intégrale de Goldorak, d'autres y réfléchissent! (les exemples ne sont pas tout à fait updatés [oh pardon!] et le "zyva" est franchemant osbsolète, mais bon…)
Ces langages ne sont que temporaires, et c'est vrai qu'il faut vivre en contact pour le saisir (nous sommes au moins deux ici(*) à avoir suivi les dialogues de " l'Esquive"), mais ce sont des phénomènes qui ont toujours existé arrétez de flipper et de prendre des coups de vieux pour rien. L'incompréhension de l'autre, c'est ça qui fait naître l'intolérance.
Et non par snobisme mais par la nécessité de notre métier, alors, les mauvaises langues, dehors!
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olav
Camé
Inscrit depuis le 06/03/2003
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Re: Rien à voir, c'est pour causer.
Le 23-04-2004 à 14:23:49
L'Esquive, j'ai adoré !!! C'est bien un truc pour les profs, ça.
Ein Gespenst geht um in Europa - das Gespenst vom Bide.
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Pierrototo
Camé(e)
Inscrit(e) depuis le 17/03/2004
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Re: Rien à voir, c'est pour causer.
Le 23-04-2004 à 14:25:26
Ben en fait ce qui m'afflige dans tout ça, ce ne sont pas les jeunes en effet, mais ceux qui sont censé s'en occuper… L'état, l'école, et surtout les parents, qui ont beau avoir toutes les excuses du monde… Le vocabulaire est indispensable pour pouvoir evoquer clairement et precisement ses idées… Quand on a plus que le terme 'truc de ouf" pour expliquer ce que l'on a ressenti…
Je vous adresse sous pli la facture que vous m'avez réclamé. Si vous ne la recevez pas, veuillez me le faire savoir.
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Professeur Dario
O bide mio
Inscrit depuis le 10/06/2003
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Re: Rien à voir, c'est pour causer.
Le 23-04-2004 à 14:28:14
mais le plus gonflant à mon avis c'est la génération de 68-ards qui refuse
de vieillir et de passer la main. Les aînés de ces gens là avaient
connu la guerre et les privations, portaient des cravates, et faisaient
vieux à 40 ans. Ils ont finalement laissé leur place de bonne grâce.
Désormais nous (je pense aux bidonautes qui d'après leurs goûts doivent
avoir moins de 40 ans en majorité) avons affaire à une génération
qui ne laisse pas la société dans l'état où elle l'a trouvée en 68, n'a jamais
vraiment souffert, va profiter d'une retraite que nous n'aurons jamais car elle
n'a pas fait assez d'enfants par égoïsme,
et continue à nous emmerder et nous diriger sans se rendre compte qu'elle a
vieilli !
quant à la génération suivante ( moins de 18 ans, apparemment absente aussi de B&M)
nous lui préparons une vie dans un pays du tiers-monde : un pays agricole avec
une industrie du luxe et du tourisme, quelques possédants protégés par une police
genre Vichy qui remplace une armée fantoche, tous les autres dans la merde,
plus de classe moyenne, plus de culture, plus de recherche scientifique,
des enseignants gagnant à peine de quoi manger et se contentant (au mieux)
de demander du par cœur quasi coranique au lieu d'insuffler l'esprit critique.
ce qui lui faut c'est un p'tit chachacha
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Tryph
Homoncule
Inscrit(e) depuis le 19/01/2003
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Re: Rien à voir, c'est pour causer.
Le 23-04-2004 à 14:28:19
Hahaha!
Je m'incline devant les propos si bien informés des deux messages précédents, et les prochains qui s'annoncent délicieux!
Patron, un autre ballon avant que j'me rippe! Ya bobonne qu'a été chez le merlan et c' soir c'est pas soirée Kir à la Grande Motte!
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Snark Hunter
Rick Divers
Inscrit depuis le 21/09/2003
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Re: Rien à voir, c'est pour causer.
Le 23-04-2004 à 14:29:26
Je pense que ce n'est pas aux hommes de décider de la rapidité d'évolution d'une langue. Après tout, celles que nous évoquons ne sont-elle pas "vivantes", donc soumises à une évolution naturelle ?
Que cela choque ceux qui y sont attachés, c'est compréhensible. Mais les grands dinosaures devaient eux aussi être choqués de ces minuscules créatures qui marchaient sur deux pattes et leur jetaient des pierres, m'sieu!
Moi, je suis attaché à ma langue maternelle. J'en ai appris d'autres. Comme toi, j'ai du mal à comprendre les sons émis par certains de mes congénères plus jeunes. C'est dommage, mais sans doute "inévitable". Un jour, les dictionnaires seront exposés dans un musée, mais personne ne sera plus capable de dire à quoi ils servaient, ni même comment on les utilisait ("c'est incompréhensible, y'a même pas de prise-réseau sur ces trucs-là …").
Eh oui, et les expressions en vogue de la décennie précédente nous semblent preeque risibles! Et la prose de Rabelais est devenue "du chinois" pour qui n'a pas le décodeur approprié! Merdre alors! Cornegidouille!…
a.k.a. "Billy ze bide"…
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olav
Camé
Inscrit depuis le 06/03/2003
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Re: Rien à voir, c'est pour causer.
Le 23-04-2004 à 14:34:49
Là où ça devient choquant, c'est quand la langue est le reflet de la misère culturelle et intellectuelle d'une société, quand elle se réduit à des expressions toutes faites, des slogans, est contaminée par le vocabulaire de l'économie, de l'entreprise et de la performance sportive. La langue allemande en a fait les frais pendant 12 ans.
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Pierrototo
Camé(e)
Inscrit(e) depuis le 17/03/2004
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Re: Rien à voir, c'est pour causer.
Le 23-04-2004 à 15:03:20
J'ai l'impression qu'il y a des profs sur b&m, alors c'est à eux que je voudrais m'adresser plus particulierement.
Ne pensez vous pas qu'il serait valable de faire lire aux jeunes dans un premier temps ce qu' ils ont envie à l'école, puis de les orienter vers des ouvrages de reference dans le ou les styles qui les interessent ? Avant de leur laisser s'ils le souhaitent un jour le plaisir de la lecture d'un Maupassant ou autre ?
Car tout n'est qu'une question de plaisir, et si lire est rebarbatif, et que les pages défilent dans la contrainte, ce n'est pas la peine. Un bon roman, on est tous d'accord je pense, c'est meilleur qu'un bon film. On est à la fois Directeur du casting, directeur de la photo, chef monteur, compositeur, et spectateur !!!
Le cerveau a des capacités tellement étonnantes qu'aujourd'hui pratiquement tout le monde en a un.
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Tryph
Homoncule
Inscrit(e) depuis le 19/01/2003
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Re: Rien à voir, c'est pour causer.
Le 23-04-2004 à 15:13:35
Bref avoir un programme solide? Quelle bonne idée, heureusement que tu nous la souffles! (Il est entendu que les enseignants sont inspectés et tenus de suivre ce que tu vas lire. merci d'arrêter avec les poncifs!)
Tout ceci nous éloigne fortement de B&M même dans le forum blabla. Si tu tiens vraiment à poursuivre cette conversation, tu peux utiliser mon e-mail
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Curieuzeneuze
Sans espoir
Inscrit depuis le 07/05/2001
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Re: Rien à voir, c'est pour causer.
Le 23-04-2004 à 16:14:05
"La démarche de contextualisation particulièrement mise en œuvre ici est sollicitée en tant que de besoin dans les autres objets d'étude." Oh mon Dieu ! ;o)
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RikikiPoussPouss
Fatal picard
Inscrit(e) depuis le 13/01/2003
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Re: Rien à voir, c'est pour causer.
Le 23-04-2004 à 16:16:09
"bon! les enfants, vous avez vu Pop Star hier ? bon…alors la démarche de contextualisation particulièrement…"
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lenainpoilu
Psychopathe
Inscrit depuis le 15/05/2002
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Re: Rien à voir, c'est pour causer.
Le 23-04-2004 à 16:40:38
personne n'a dit "leur faudrait une bonne guerre ! " (malgré un magnifique "c'est la faute à mai 68", je suis né en mai 68 et je vous dis BRAN !! )? bon ben je me dévoue alors ! 1…2….:
"leur faudrait une bonne guerre !, pis le temps est tout détraqué avec leurs satellites !"
les nains à la naissance y sont normaux, c'est quand y grandissent qu'y rapetissent (brèves de comptoir)……
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Pierrototo
Camé(e)
Inscrit(e) depuis le 17/03/2004
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Re: Rien à voir, c'est pour causer.
Le 23-04-2004 à 16:53:38
Salut Bruce Banner, c'était pas une idée, c'était en fait une question… Nan, pas la peine de poursuivre, je voulais pas rendre qui que ce soit de reelement impliqué responsable de quoi que ce soit. Paix sur la terre, même si c'est un poncif, ça aussi.
Le cerveau a des capacités tellement étonnantes qu'aujourd'hui pratiquement tout le monde en a un.
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