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Clickelnet à 10h50
pendant The producer tittle (chanson censurée)
Bonjour mes gins, bonjour tertous !
Excellent jeudi fait-rien de l'Appel à Tarte caniculaire. Ch'est du tout bon, cha.
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pendant Taxi de nuit
Un grand plaisir de retrouver ce titre de Guy Marchand.
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FlyingSushi à 22h55
pendant Mon café russe
Un bien joli pavé ma foi.
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Trocol Harum à 22h46
pendant Demain, il sera trop tard
La véritable histoire de la pelle du 18 juin.
Si la pelle du 18 juin faite par un certain De Gaulle, Charles un placier qui travaillait au restaurant de l'Etoile à Paris, est entré dans l'histoire, le nom de sa partenaire est resté ignoré du grand public. Mais ce n'était qu'un début, car la vraie, l'unique pelle historique est celle du 14 juin 1942, même si quelques années plus tard, en 1976, certains illuminés tenteront d'en reprendre le mégot.
Son origine remonte à la guerre de Quatorze, la Grande ou la Der des Ders, lorsqu'un certain Gérard, que l'on surnommait Lenorman, sans D, allez savoir pourquoi, fut appelé sous les drapeaux.
Le brave Gérard, un peu benêt, enrhumé chronique et complètement myope, se retrouva sur le front du côté, non de chez Swann, mais plus à l'Est vers Verdun.
Au retour d'une énième tentative de percement des lignes ennemies, Gérard perdit de vue ses camarades et il erra de tranchées en tranchées jusqu'à ce que, d'épuisement, il s'endorme. Un beau jour ou peut-être une nuit, près d'une flaque de boue, il s'était endormi, quand soudain, semblant crever le ciel, et venant de nulle part, surgit un éléphant rose. Il faut dire qu'avant l'assaut, Gérard et ses copains avaient passé quelques heures dans un cabaret où deux célébrités alors quasi inconnues, Lama et Delon, servaient à boire aux soldats qui remontaient vers le front.
Gérard ouvrit les yeux et s'aperçut que l'abus d'absinthe avait colorié l'éléphant volant en rose alors qu'il était tout simplement vert-de-gris. Comme quoi l'alcool vous fait croire des choses quand même, un éléphant volant rose ! Tout le monde sait bien qu'ils sont vert-de-gris. Lentement, les ailes déployées, lentement, il le vit tournoyer. Près de lui, dans un bruissement d'ailes, comme tombé du ciel, l'éléphant vint se poser. De sa grosse patte, il a touché sa joue, dans sa main, il a glissé son cou.
Gérard se rendit alors compte qu'il tenait dans ses bras une imposante dame blonde, ce qui n'avait rien d'étonnant en soi, car il se trouvait sur le chemin des Dames. Cette matrone, c'était Gretel, une cantinière allemande, que tout le monde, enfin du côté allemand, surnommait la Grosse Bertha. Comme elle souffrait de flatulences chroniques, les officiers allemands la plaçaient, lorsque le vent soufflait vers les positions françaises à la limite de celles-ci. Très respectée, car elle était la première arme chimique, elle se sentait toutefois bien seule.
Le couple nouvellement formé s'étendit sur les pelisses mélangées, bleu, garance et vert-de-gris. Gretel parla de son enfance, de son père bucheron, des promenades dans la forêt avec son frère Hansel, de la maison en pain d'épice et de la vielle femme qui mangea son frère. Gérard lui raconta la Normandie, les vaches rousses, blanches et noires sur lesquelles tombe la pluie, et les cerisiers blancs made in Normandie. Une mare avec des canards, des pommiers dans la prairie et le bon cidre doux made in Normandie, les œufs made in Normandie, les bœufs made in Normandie, un p'tit village plein d'amis. Et puis les filles aux joues rouges qui donnent aux hommes de là -bas, qui donnent aux hommes de l'amour, l'amour made in Normandie.
Mais l'aube approchait, Gretel ne voulait plus quitter Gérard, mais comment faire, ils étaient comme un petit poisson, un petit oiseau. Ils s'aimaient d'amour tendre, mais comment s'y prendre quand sur le chemin des Dames, l'une est Allemande et l'autre Français.
Gretel eu une idée, elle déshabilla rapidement un soldat allemand dont le cadavre pourrissait dans le coin, en vêtit Gérard et lui dit, qu'il s'appellerait Hans et que désormais il devrait répondre simplement Jawohl dès qu'un officier l'appellerait. Elle remit notre nouvel Hans, anciennement Gérard, du bon côté, enfin de son nouveau bon côté, et regagna sa position. Ils devaient se retrouver au même endroit au milieu de la nuit prochaine.
La journée se passa bien pour notre nouvel Hans mais le soir arrivant un drame se préparait dans le brouillard qui peu à peu recouvrait les tranchées.
A l'heure de l'apéro, les soldats français avaient inventé un nouveau jeu. Ils se mettaient en position de tir face aux tranchées allemandes. L'un d'eux criait alors Hans. Cela ne manquait jamais, du côté allemand, une tête se levait dans la brume criant Jawohl et un Français tirait. Le gagnant remporte alors un quignon de pain moisi. Et ce soir-là , lorsque l'ancien Gérard entendit crier Hans, fidèle aux consignes données par Gretel, il se leva et cria Jawohl. Quelques instants plus tard, un soldat, jeune, bouche ouverte, tête nue, et la nuque baignant dans la pourriture de la tranchée, dormait, il était étendu dans la boue. Il dormait sous la lune, la main sur sa poitrine, tranquille. Il avait un trou rouge au milieu du front.
Inconsolable, Gretel, la grosse Berta, fût rapatriée en Allemagne. Elle ignorait encore qu'elle ramenait un polichinelle dans l'tiroir, une brioche dans le four quoi.
Un bébé naquit à Leidenstadt auquel Gretel, dont le nom de famille était Stange, donna le prénom de Charles.
Les années passèrent…
Charles, passionné de pêche à la ligne, était devenu un homme de bonne taille au point que ses copains le surnommaient, Doppelt Stange, pour souligner à la fois sa passion et sa grande taille. Charles qui, en souvenir de son père, qu'il n'avait pas connu, avait appris le français et qui ne rêvait que de revoir sa Normandie, préférait qu'on l'appelle Charles Double Gaulle.
Les années passèrent encore….
Charles, en l'honneur de son père soldat, s'engageât dans la Wehrmacht. Il se rêvait cuirassier chevauchant un grand cheval noir et chargeant dans l'aube blanche d'un petit matin, sa cuirasse étincelant sous les premiers rayons du soleil et le sabre brandi à bout de bras fracassant les cranes ennemis. Las, il se retrouva au guidon d'une Zündapp avec, dans le side-car à son côté, son copain Hans (Hans était toujours un prénom très répandu dans l'armée allemande) qui veillait sur le fusil-mitrailleur.
Et puis ce fut la guerre, l'attente longue, fastidieuse, et soudain, le Blitzkrieg. A toute allure, la traversée des Ardennes, puis celle du Nord-Est et l'arrivée à Paris. Charles Double Gaulle et son camarade Hans ne rencontrèrent même aucun soldat français, tous partis rapidement. Tout au plus, Hans pu s'amuser à tirer quelques balles sur des civils apeurés qui s'enfuyaient devant l'armée allemande mais s'étaient fait rattraper sur la route par la patrouille tout aussi allemande.
Au loin de l'autre côté de la Manche, un 18 juin, un presque homonyme, lança un appel, mais Charles Double Gaulle, au guidon de sa moto, le vent sifflant dans ses oreilles, ne l'entendit pas.
Et ce furent les années heureuses de l'occupation, n'oublions pas que Charles était allemand. Et qu'il était né en 15 à Leidenstadt, sur les ruines d'un champ de bataille. Était-il meilleur ou pire que ces gens, puisqu'il était allemand ? Bercé d'humiliation, de haine et d'ignorance, nourri de rêves de revanche, a-t-il été de ces improbables consciences, larmes au milieu d'un torrent ? Ben non, lui qui avait rêvé de chevauchées fantastiques dans les steppes de Russie ou, avec Rommel, dans le désert de Lybie, il occupait Charenton. Sa seule consolation, lors de ses perms, taquiner le goujon sur les bords de Seine.
Les années passèrent, encore et encore … (C'est fou ce qu'elles passent les années !)
Et cette pelle alors ? Elle arrive, elle arrive.
Et arriva l'été 42, Charles s'ennuyait ferme en ce beau mois de juin. Alors qu'il revenait de la pêche et marchait dans Charenton, un beau matin, une belle jeune fille rousse lui tomba dans les bras au détour d'un coin de rue. Un homme la poursuivait, que Charles mit rapidement en déroute. Il vit en s'enfuyant que l'homme portait un blouson avec floqué sur le dos l'inscription « GESTA » et en dessous « piste ». Il s'agissait d'un mauvais garçon nommé Lacombe, Lucien, qui travaillait comme garçon de piste au cirque GESTA installé sur la pelouse de Reuilly, ses copains le surnommant Lucien le Gestapiste comme son blouson. La jeune femme, qui se nommait, France, Aimée, Victoire, Désirée Horn, expliqua qu'elle travaillait comme caissière dans le même cirque que Lucien. On l'appelait d'ailleurs le Grand Cirque car il était dirigé par Pierre Clostermann, un ancien aviateur. Lucien la poursuivait de ses avances, soupçonnant qu'elle fût un peu juive et eu dû porter l'étoile jaune.
France craignait que Lucien ne revienne avec sa bande, enfin son copain Renaud car Pierrot avait eu les deux jambes écrasées dans un accident de moto, Riton avait pris une balle dans le buffet et un autre, dont on a oublié le nom, pourrissait à la santé pour avoir craché sur un greffier. Charles émerveillé par la longue chevelure de feu de France, proposa de la raccompagner.
France l'entraîna en courant le long des ruelles de Charenton, et prit un raccourci en traversant l'usine abandonnée des Beaux Bretzels de Charenton, la BBC. Ils arrivèrent dans l'ancien bureau du chef d'équipe, avec un pupitre au-dessus duquel un micro, qui servait à transmettre les ordres à l'atelier, pendait du plafond. France heurta l'écritoire, et tomba dans les bras de Charles. Comme dans un autre temps, une autre guerre entre Gérard et Gretel, ce fut le coup de foudre entre France et Charles.
Un long baiser les unis, en ce 18 juin, sous le vieux micro de la BBC. Ce fut la pelle du 18 juin. La vraie, la seule, l'unique. La grande galoche, le monstrueux patin, un suçage de caillou comme jamais vu, un roulage de calot d'anthologie.
Quelques années plus tard, un certain Robert Doisneau, voulu immortaliser la scène et il revint sur les lieux avec deux acteurs, mais l'éclairage n'étant pas bon, il se transporta à l'air libre et la fameuse photo qui devait se nommer « La pelle sous le micro de la BBC » fut renommée « Le baiser de l'Hôtel de Ville ».
Que devinrent Charles Double Gaulle et France, Aimée, Victoire, Désirée Horn ? Leurs destins furent tragiques.
Le 16 juillet 1942 au matin, Lucien le gestapiste, se rendit chez France pour se saisir de son corps. Elle parvint à s'enfuir par les caves et à sauter dans un taxi. Elle demanda au chauffeur de la conduire rapidement chez sa tante, qui habitait dans le XVème, et au domicile de laquelle elle comptait se cacher. Arrivé rue Nélaton, le chauffeur fut surpris par un tas inhabituel de bus qui déversaient des passagers devant le Vel d'Hiv à cette heure incongrue. Il freina, le véhicule se déporta et heurta le mur du Vel d'Hiv, son gazogène s'embrasant instantanément. Une petite fumée blanche qui montait vers le ciel fut la toute dernière trace de France.
Quant à Charles, désespéré, il demanda une affectation au front. Il fut envoyé en Libye, en Italie, puis au fur et à mesure des défaites, mais à son grand bonheur, affecté en Normandie où il arriva en chantant où il arriva en parodiant une chanson de Frédéric Berat, « J'ai fait le désert de Libye, dans une jolie voiture blindée, et sous le ciel de l'Italie, j'ai visité tous les musées, mais en traversant ces patries, je me disais, aucun séjour n'est plus beau que la Normandie. C'est un pays où je reviens toujours, c'est un beau rêve qui me hante, et qui hantait mon père aussi (mon cher monsieur). Dans cette campagne charmante, je voudrais avoir un logis, un vieux blockhaus pour la famille que j'aurais eu avec France. » Plus tard, un groupe de chanteurs reprendra à la fois la chanson et pour, ne plus avoir de Problèmes, utilisera aussi le nom des Charlots. Un hommage à Charles ?
En mai 1940, Charles fut affecté dans un blockhaus, à la pointe du Hoc où il passa quelques jours tranquilles, se remettant même à la pêche. Un matin de juin, alors qu'il partait avec ses deux gaules, il sortit en croisant à la ferme voisine Julien qui préparait le troupeau, dans la cuisine, Marie-Martine qui venait d'allumer les fourneaux et la vieille Louise qui était assise, elle, réchauffait ses pauvres mains.
Quand soudain se tournant vers la mer, il aperçut dans l'aube sale (dans les récits allemands, l'aube du 6 juin est toujours sale, alors que dans les récits américains, elle est radieuse), au loin, les Américains. Ils sont tombés du ciel, comme s'ils avaient des ailes. Ils apportaient un air de liberté. Ils venaient de Virginie, d'Oklahoma, du Tennessee, le jour le plus long les attendait ici.
Charles, abandonnant ses deux gaules, se précipita vers le blockhaus hurlant, « Sie Komen ! ». Les premiers obus tombèrent, Charles Deux Gaulle fut enveloppé de flammes. Une petite fumée blanche qui montait vers le ciel fut la dernière trace de Charles Doppelt Stange. Si quelqu'un avait bien observé à ce moment, il aurait remarqué que la petite fumée en avait rejoint une autre surgie de nulle part. Charles et France étaient à nouveau réunis montant vers le soleil dans les éclairs des explosions. C'est beau hein !
Emprunts :
« Hansel et Gretel », conte des frères Grimm ;
« Made in Normandie », chanson de Stone & Charden ;
« Le dormeur du Val », sonnet d'Arthur Rimbaud ;
« Lacombe, Lucien », film de Louis Malle avec Aurore Clément (France Horn) et Pierre Blaise (Lucien Lacombe) ;
« Né en 17 à Leidenstadt », chanson de Jean-Jacques Goldman ;
« La bande à Lucien », chanson de Renaud ;
« Le grand cirque », livre de Pierre Clostermann ;
« Le baiser de l'Hôtel de Ville », photographie de Robert Doisneau ;
« J'irais revoir la Normandie », chanson des Charlots (ex Problèmes) et parodie de la chanson de Frédéric Bérat, « Ma Normandie » ;
« Jour J » chanson de Jean-Pax Mefret ;
« Sie komen ! », livre de Paul Carell ;
« La fumée blanche », prêtée par le Pape (doit être rendue à sa mort, son successeur en aura besoin).
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Claude Bukowski à 20h48
pendant Gros chagrin
Comme le savant fou français, grosse tristesse d'avoir perdu le maître d'armes. J'aimais beaucoup son personnage dans Kaamelott, à la fois totalement irrévérencieux, et fidèle jusqu'à la mort.
En plus il avait une belle gueule !
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Flaming Youth à 19h58
pendant Tiphaine
Salut les bidonautes.
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Stéphane à 13h34
pendant Ca gonfle pour moi
Non
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Forum : Bla bla
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Messages |
djkaput
Sans espoir
Inscrit(e) depuis le 30/05/2003
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Ut alors!
Le 03-02-2004 à 00:43:01
Est ce qu'un(e) latiniste patenté pourrait m'aider a traduire ce texte, j'ai toujours voulu savoir sa signification (outre le fait qu'il aurait servi de base aux noms des notes dans les pays latins). C'est cense etre un hymne a Saint Jean-Baptiste (quel est alors le rapport de ce saint homme a la musique?). Merci d'avance, je ne peux compter sur mes 2 miserables annees de latin en 4eme et 3eme..
Ut queant laxis
Resonare fibris
Mira gestorum
Famuli tuorum
Solve polluti
Labii reatum
Sancte Ioannes
J'ai quand meme tente ma traduction:
"Quand s'est tu Francis Lax
Sa fibre ne resona plus
Regarde ce geste (ou ce restoroute, je ne suis pas sur)
Il veut dire "Je tuerai ta famille"
Ca resoudra les problemes de pollution
L'habit dans le rectum fait le moine
Sans que ca gene Yoann"
Si vous avez plus precis, donc, encore merci, je presente ce texte demain matin a mon jury de these sur le rapport entre la musique et les agences de voyage vers la Macédoine.
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pressing 2000
Accro
Inscrit depuis le 10/01/2004
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Re: Ut alors!
Le 03-02-2004 à 01:25:15
Afin que tes serviteurs puissent chanter, avec des voix libérées, le caractère admirable de tes actions, ôte, saint Jean, le péché de leur lèvre souillée.
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cosmogol999
Emile Mouinzin
Inscrit(e) depuis le 14/03/2003
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Re: Ut alors!
Le 03-02-2004 à 01:26:31
Suffisait de demander, Kaputche. Voici une traduction vers à vers, faite maison :
Utque ant laxis
Afin que que puissent
Resonare fibris
Résonner les fibres [i.e., chanter]
Mira gestorum
Les merveilles de (tes) actions
Famuli tuorum
De tes serviteurs
Solve polluti
Enlève les pollutions [i.e., les péchés]
Labii reatum
De (leurs) lèvres coupables
Sancte Iohannes.
Ô Saint Jean.
Ce qui donne à la fin :
Afin que tes serviteurs puissent chanter tes merveilleuses actions, ôte, Saint Jean, les péchés de leurs lèvres coupables.
La Grande Encyclopédie Berthelot (1885-1902) donne une traduction moins littérale (et à mon goût, imparfaite) :
"Pour que puissent résonner sur les cordes détendues de nos lèvres les merveilles de tes actions, enlève le péché de ton impur serviteur, ô Saint Jean." Quant au QUID, il donne cette version un peu tarabiscotée :
"Afin que tes serviteurs puissent chanter, avec des voix libérées, le caractère admirable de tes actions, ôte, saint Jean, le péché de leur lèvre souillée."
Pour plus de précisions, tu devrais demander à Djodjo la tortue, après tout c'est son métier ! :o)
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pressing 2000
Accro
Inscrit depuis le 10/01/2004
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Re: Ut alors!
Le 03-02-2004 à 01:37:18
Pour une traduction du latin, j'avais bêtement pris le Quid !
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cosmogol999
Emile Mouinzin
Inscrit(e) depuis le 14/03/2003
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Re: Ut alors!
Le 03-02-2004 à 01:46:46
Quant à saint Jean-Baptiste, il n'a pas de rapport direct avec la musique (les musiciens et compositeurs étant patronnés par sainte Cécile), mais il se trouve que le moine Gui D'Arezzo (c.975-1040), professeur de musique à l'abbaye bénédictine de Pomposa en Italie, a pour la première fois utilisé les premières syllabes de cet hymne pour enseigner le solfège à ses élèves.
Ce n'est d'ailleurs pas sa seule innovation en matière de musique, puisqu'il avait également mis au point une méthode pour se souvenir des différentes gammes à partir des phalanges de la main…
Et à mon avis, il doit y avoir pas mal d'"artistes" qui ne connaissent même pas leurs gammes sur la base de B&M ! ;*)
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radis
Plume Traductrice
Inscrit depuis le 07/01/2001
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Re: Ut alors!
Le 03-02-2004 à 02:10:27
Comme moyen mnemotechnique pour apprendre le solfege, je prefere nettement le Do-Re-Mi de Julie Andrews dans "The Sound of Music".
J'ai rien contre le latin, mais se souvenir de "Utqueant" pour retenir "UT" ne me semble pas une approche particulierement efficace.
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cosmogol999
Emile Mouinzin
Inscrit(e) depuis le 14/03/2003
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Re: Ut alors!
Le 03-02-2004 à 02:28:06
Ben oui, Radis, mais faut savoir qu'à l'époque tous les moinillons étaient supposés connaître hymnes, cantiques et oraisons sur le bout des doigts, d'où l'idée de ce moyen mnémotechnique…
Faut dire aussi qu'avant Gui d'Arezzo, il n'existait pas de véritable notation musicale en Occident… ce qui fait qu'on n'a sauvegardé de l'Antiquité grecque que deux Å“uvres musicales : l'Hymne à Apollon et l'Epitaphe de Seikilos. Toutes les autres : chÅ“urs, hymnes, odes, ne sont plus que fragments… et pourtant, pour paraphraser Topaloff, "tous les Grecs sont musiciens" !
Tempus irreparabile fugit, comme dirait l'autre…
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djkaput
Sans espoir
Inscrit(e) depuis le 30/05/2003
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Re: Ut alors!
Le 03-02-2004 à 02:29:37
Wow, merci beaucoup pour ces reponses rapides et detaillées messieurs.
Alors, tant que j'y suis, j'embraye:
- a qui doit-on le plus commun Do au pas tres pratique Ut? Et quelles sont les obscures raisons qui ont poussé les musiciens modernes a dire Do?
- et quid du remplacement completement non-officiel de Si par Ti dans certaines comptines pour enfant (vu aux us, et ailleurs?), (certains pretendent meme l'avoir entendu de la bouche a Bourriquet lui meme)? Personnellement, je l'ai vu ecrit sur une touche de Carillon. J'etais Utré.
Oui, moi aussi je veux utiliser le mot Quid.
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cosmogol999
Emile Mouinzin
Inscrit(e) depuis le 14/03/2003
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Re: Ut alors!
Le 03-02-2004 à 02:52:34
Eh bien, il semble que ce soit le compositeur italien Givanni Maria Bononcini qui, en 1673 a le premier remplacé le "ut" par le "do", pour des raisons d'euphonie.
Quant au remplacement du "si" par "ti", il trouve probablement son origine dans les pays anglophones ; l'anglais est une langue phonétiquement très riche (46 phonèmes !) et pour un jeune enfant la confusion doit être fréquente entre les phonèmes [ s ], [ t ], [ ð ] et [ θ ]… d'où cette substitution !
Un chaTTeur doit Tavoir chaTTer Tans Ton Chien.
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djkaput
Sans espoir
Inscrit(e) depuis le 30/05/2003
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Re: Ut alors!
Le 03-02-2004 à 03:14:46
Mazette!
I definitely have to find a decent signature.
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tropezsky
P'tit suisse
Inscrit depuis le 29/05/2002
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Re: Ut alors!
Le 03-02-2004 à 11:54:43
Voila des post interessants comme j'aimerais en voir plus souvent! ;)
Prenez garde à l'allumette quelque part dans vôtre tête…
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djkaput
Sans espoir
Inscrit(e) depuis le 30/05/2003
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Re: Ut alors!
Le 03-02-2004 à 16:25:10
Je n'aurai en tout cas jamais cru la personne qui m'aurait dit : "Tu trouveras les reponses a tes questions en lisant Cosmo".
Numero special sexe! Tous les secrets qui feront vibrer Jules! Ce mec est-il bien pour vous? + photos d'armpits de brad pitt. :p
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Klakmuf
Camé
Inscrit depuis le 29/09/2003
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Re: Ut alors!
Le 08-02-2004 à 03:36:41
Alors là , chapeau bas, ou comment une visite chez B et M devient un cours magistral dispensé à des bidonautes avides de s'instruire. Dire que pratiquant la musique depuis, disons, pas mal d'années, j'ignorais tout de Gui d'Arezzo! N'empêche que désormais, je ne considérerai plus les gammes et les arpèges qu'avec un très grand respect.
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Gax
Dépendant(e)
Inscrit(e) depuis le 09/01/2004
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Re: Ut alors!
Le 08-02-2004 à 10:11:52
Et en plus on y trouve tout un tas de latinistes distingués !?!
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Tabaz'
Sain(e) d'esprit
Inscrit(e) depuis le 19/02/2004
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Re: Ut alors!
Le 19-02-2004 à 11:29:58
Deuxième question; j'ai oublié la façon de calculer la fréquence des notes. Il y a eu Pythagore, et un autre dont j'ai oublié le nom qui a trouvé une solution mathématique plus juste (disons moins fausse, avec un comma plus petit).
Mais comment dont s'appellait-il?
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méchant-dauphin
C'est assez
Inscrit(e) depuis le 07/09/2003
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Re: Ut alors!
Le 19-02-2004 à 12:54:14
Giuseffo Zarlino (XVIème siècle)?
Andreas Weickmeister (XVIIème siècle)?
Leonhard Euler (XVIIIème siècle)?
Je suis bourrée, bourrée, bourrée de bonnes intentions.
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Tabaz'
Sain(e) d'esprit
Inscrit(e) depuis le 19/02/2004
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Re: Ut alors!
Le 19-02-2004 à 14:17:18
Zarlino pardi! Merci!
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méchant-dauphin
C'est assez
Inscrit(e) depuis le 07/09/2003
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Re: Ut alors!
Le 19-02-2004 à 16:27:49
De toutes façons, tout cela est obsolète depuis la création de la gamme Farinienne qui apporte des sensations, heu.. indicibles. Au sens le plus lovecraftien du terme, c'est à dire que, si on écoute ce genre de musique par une nuit de Walpurgis sous une lune gibbeuse, on a les cheveux qui blanchissent tout à coup et on devient la proie de créatures sans nom.
Mieux vaut en rester à la Compagnie Créole, alors.
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pressing 2000
Accro
Inscrit depuis le 10/01/2004
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Re: Ut alors!
Le 23-02-2004 à 00:31:03
En réponse au calcul de la fréquence des notes (question de Tabaz' ):
Avec une octave d'intervalle, la fréquence double, ainsi le la au-dessus du la 440 est le la 880.
Ensuite, il faut savoir que notre gamme est composée de 12 notes :
do, do #, ré, ré #, mi, fa, fa#, sol, sol#, la, la#, si
(autrement dit, les séparations respectives entre do, ré, mi, fa, sol, la, si et do sont ton, ton, 1/2 ton, ton, ton, ton, 1/2 ton ce que l'on retrouve visuellement sur l'alternance noir et blanc des touches d'un piano par exemple)
Partant de là , le facteur en fréquence entre deux de ces 12 notes est donc la racine (réelle) douzième de 2, soit environ 1,059 (taper =puissance(2;1/12) dans Excel, par exemple), donc la fréquence du la dièse est de 440 x 1,059 = 466,16 Hertz, puis pour le si : 440 x 1,059 x 1,059 = 493,88 Hertz etc.
Ce n'est pas trop compliqué, non ?
Les puristes me pardonneront les quelques approximations faites (intervalles réguliers, choix à 440 Hz… )
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Tabaz'
Sain(e) d'esprit
Inscrit(e) depuis le 19/02/2004
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Re: Ut alors!
Le 23-02-2004 à 11:33:52
Soit!
Il y a une trentaine d'années que j'ai quitté l'école de musique, et je voulais me raffraichir la mémoire. Le La actuellement à 440 Hz ok! La gamme tempérée ok! Pythagore, à peu prés ok! Mais pour le reste j'ai un peu oublié (désolé Zarlin). Quand à Euler et Weickmeister, rien!
Pour tout dire, c'est mon collègue de bureau (DJKAPUT, voir plus haut) qui m'a demandé l'origine du nom des notes de la gamme. Lui ayant fourni le dernier verset de l'hymne à St Jean, il a demandé la traduction dans ce forum et m'en a donné l'adresse.
En tout cas encore merci, j'ai maintenant les pistes nécessaires pour satisfaire ma curiosité.
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djkaput
Sans espoir
Inscrit(e) depuis le 30/05/2003
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Re: Ut alors!
Le 23-02-2004 à 17:08:51
Alors j'ai un collegue amateur de bides et francophone, et on ne me dit rien!
Et je pars toujours SANS laisser d'adresse :p
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Tryph
Homoncule
Inscrit(e) depuis le 19/01/2003
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Re: Ut alors!
Le 23-02-2004 à 20:23:50
En fait Kapoutch nous fait croire qu'il vit à Houston, en vérité il est comptable à Rochechouart et roule en R12 dans laquelle il cause clé d'Ut avec Tadnaz. Quel mytho. Tout ça pour ne pas venir dépenser des sous aux soirées fil du bide.
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djkaput
Sans espoir
Inscrit(e) depuis le 30/05/2003
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Re: Ut alors!
Le 23-02-2004 à 20:39:36
Se faire griller de la sorte, betement sur le Forum BlaBla, si c'est pas con quand meme!… Allez, je retourne a mes comptes..
Et la VRAIE raison pour laquelle je ne viens pas aux soirees, c'est que j'ai peur de l'eau. :)
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kijkeens
Palomo blanco
Inscrit depuis le 03/07/2003
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Re: Ut alors!
Le 23-02-2004 à 20:46:18
ah ça quand on est habitué à la Bud , on a peur de l'eau c'est fatal
Des sourires de vautours
"Dis, tu viens faire un tour?"
Mais toujours pas d'amour…
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djkaput
Sans espoir
Inscrit(e) depuis le 30/05/2003
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Re: Ut alors!
Le 23-02-2004 à 21:31:14
C'est pas fini d'abimer mon beau thread presque intelligent, espece de mechant Lavilaphile?? Passi, ou t'as foutu tes clés?
Passimix, le nouveau gout du Passimal. Existe aussi a la framboise. Regarde a l'interieur de la capsule, tu as peut etre gagne un cheveu de Dalida! Offre réservée aux adhérents n'ayant jamais mis les pieds sur une péniche.
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Lifeatsun
Sain(e) d'esprit
Inscrit(e) depuis le 23/02/2004
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Re: Ut alors!
Le 23-02-2004 à 23:36:12
Je ne me suis inscrit que pour rendre hommage à ta signature Djkaput… total respect j'en ris encore :-) cela vaut bien un fromage sans doute.
peek et poke sont sur un C64, peek tombe à l'eau
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djkaput
Sans espoir
Inscrit(e) depuis le 30/05/2003
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Re: Ut alors!
Le 24-02-2004 à 00:09:03
La signature, c'est ma vraie nature.
Attendez, fallait bien que je reponde à un "total respect" quand meme!
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