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Clickelnet ŕ 10h50
pendant The producer tittle (chanson censurée)
Bonjour mes gins, bonjour tertous !
Excellent jeudi fait-rien de l'Appel Ă Tarte caniculaire. Ch'est du tout bon, cha.
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Kongsbreen ŕ 03h38
pendant Taxi de nuit
Un grand plaisir de retrouver ce titre de Guy Marchand.
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FlyingSushi ŕ 22h55
pendant Mon café russe
Un bien joli pavé ma foi.
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Trocol Harum ŕ 22h46
pendant Demain, il sera trop tard
La véritable histoire de la pelle du 18 juin.
Si la pelle du 18 juin faite par un certain De Gaulle, Charles un placier qui travaillait au restaurant de l'Etoile à Paris, est entré dans l'histoire, le nom de sa partenaire est resté ignoré du grand public. Mais ce n'était qu'un début, car la vraie, l'unique pelle historique est celle du 14 juin 1942, même si quelques années plus tard, en 1976, certains illuminés tenteront d'en reprendre le mégot.
Son origine remonte à la guerre de Quatorze, la Grande ou la Der des Ders, lorsqu'un certain Gérard, que l'on surnommait Lenorman, sans D, allez savoir pourquoi, fut appelé sous les drapeaux.
Le brave Gérard, un peu benêt, enrhumé chronique et complètement myope, se retrouva sur le front du côté, non de chez Swann, mais plus à l'Est vers Verdun.
Au retour d'une énième tentative de percement des lignes ennemies, Gérard perdit de vue ses camarades et il erra de tranchées en tranchées jusqu'à ce que, d'épuisement, il s'endorme. Un beau jour ou peut-être une nuit, près d'une flaque de boue, il s'était endormi, quand soudain, semblant crever le ciel, et venant de nulle part, surgit un éléphant rose. Il faut dire qu'avant l'assaut, Gérard et ses copains avaient passé quelques heures dans un cabaret où deux célébrités alors quasi inconnues, Lama et Delon, servaient à boire aux soldats qui remontaient vers le front.
Gérard ouvrit les yeux et s'aperçut que l'abus d'absinthe avait colorié l'éléphant volant en rose alors qu'il était tout simplement vert-de-gris. Comme quoi l'alcool vous fait croire des choses quand même, un éléphant volant rose ! Tout le monde sait bien qu'ils sont vert-de-gris. Lentement, les ailes déployées, lentement, il le vit tournoyer. Près de lui, dans un bruissement d'ailes, comme tombé du ciel, l'éléphant vint se poser. De sa grosse patte, il a touché sa joue, dans sa main, il a glissé son cou.
Gérard se rendit alors compte qu'il tenait dans ses bras une imposante dame blonde, ce qui n'avait rien d'étonnant en soi, car il se trouvait sur le chemin des Dames. Cette matrone, c'était Gretel, une cantinière allemande, que tout le monde, enfin du côté allemand, surnommait la Grosse Bertha. Comme elle souffrait de flatulences chroniques, les officiers allemands la plaçaient, lorsque le vent soufflait vers les positions françaises à la limite de celles-ci. Très respectée, car elle était la première arme chimique, elle se sentait toutefois bien seule.
Le couple nouvellement formĂ© s'Ă©tendit sur les pelisses mĂ©langĂ©es, bleu, garance et vert-de-gris. Gretel parla de son enfance, de son père bucheron, des promenades dans la forĂŞt avec son frère Hansel, de la maison en pain d'Ă©pice et de la vielle femme qui mangea son frère. GĂ©rard lui raconta la Normandie, les vaches rousses, blanches et noires sur lesquelles tombe la pluie, et les cerisiers blancs made in Normandie. Une mare avec des canards, des pommiers dans la prairie et le bon cidre doux made in Normandie, les œufs made in Normandie, les bœufs made in Normandie, un p'tit village plein d'amis. Et puis les filles aux joues rouges qui donnent aux hommes de lĂ -bas, qui donnent aux hommes de l'amour, l'amour made in Normandie.
Mais l'aube approchait, Gretel ne voulait plus quitter Gérard, mais comment faire, ils étaient comme un petit poisson, un petit oiseau. Ils s'aimaient d'amour tendre, mais comment s'y prendre quand sur le chemin des Dames, l'une est Allemande et l'autre Français.
Gretel eu une idée, elle déshabilla rapidement un soldat allemand dont le cadavre pourrissait dans le coin, en vêtit Gérard et lui dit, qu'il s'appellerait Hans et que désormais il devrait répondre simplement Jawohl dès qu'un officier l'appellerait. Elle remit notre nouvel Hans, anciennement Gérard, du bon côté, enfin de son nouveau bon côté, et regagna sa position. Ils devaient se retrouver au même endroit au milieu de la nuit prochaine.
La journée se passa bien pour notre nouvel Hans mais le soir arrivant un drame se préparait dans le brouillard qui peu à peu recouvrait les tranchées.
A l'heure de l'apéro, les soldats français avaient inventé un nouveau jeu. Ils se mettaient en position de tir face aux tranchées allemandes. L'un d'eux criait alors Hans. Cela ne manquait jamais, du côté allemand, une tête se levait dans la brume criant Jawohl et un Français tirait. Le gagnant remporte alors un quignon de pain moisi. Et ce soir-là , lorsque l'ancien Gérard entendit crier Hans, fidèle aux consignes données par Gretel, il se leva et cria Jawohl. Quelques instants plus tard, un soldat, jeune, bouche ouverte, tête nue, et la nuque baignant dans la pourriture de la tranchée, dormait, il était étendu dans la boue. Il dormait sous la lune, la main sur sa poitrine, tranquille. Il avait un trou rouge au milieu du front.
Inconsolable, Gretel, la grosse Berta, fût rapatriée en Allemagne. Elle ignorait encore qu'elle ramenait un polichinelle dans l'tiroir, une brioche dans le four quoi.
Un bébé naquit à Leidenstadt auquel Gretel, dont le nom de famille était Stange, donna le prénom de Charles.
Les annĂ©es passèrent…
Charles, passionné de pêche à la ligne, était devenu un homme de bonne taille au point que ses copains le surnommaient, Doppelt Stange, pour souligner à la fois sa passion et sa grande taille. Charles qui, en souvenir de son père, qu'il n'avait pas connu, avait appris le français et qui ne rêvait que de revoir sa Normandie, préférait qu'on l'appelle Charles Double Gaulle.
Les annĂ©es passèrent encore….
Charles, en l'honneur de son père soldat, s'engageât dans la Wehrmacht. Il se rêvait cuirassier chevauchant un grand cheval noir et chargeant dans l'aube blanche d'un petit matin, sa cuirasse étincelant sous les premiers rayons du soleil et le sabre brandi à bout de bras fracassant les cranes ennemis. Las, il se retrouva au guidon d'une Zündapp avec, dans le side-car à son côté, son copain Hans (Hans était toujours un prénom très répandu dans l'armée allemande) qui veillait sur le fusil-mitrailleur.
Et puis ce fut la guerre, l'attente longue, fastidieuse, et soudain, le Blitzkrieg. A toute allure, la traversée des Ardennes, puis celle du Nord-Est et l'arrivée à Paris. Charles Double Gaulle et son camarade Hans ne rencontrèrent même aucun soldat français, tous partis rapidement. Tout au plus, Hans pu s'amuser à tirer quelques balles sur des civils apeurés qui s'enfuyaient devant l'armée allemande mais s'étaient fait rattraper sur la route par la patrouille tout aussi allemande.
Au loin de l'autre côté de la Manche, un 18 juin, un presque homonyme, lança un appel, mais Charles Double Gaulle, au guidon de sa moto, le vent sifflant dans ses oreilles, ne l'entendit pas.
Et ce furent les années heureuses de l'occupation, n'oublions pas que Charles était allemand. Et qu'il était né en 15 à Leidenstadt, sur les ruines d'un champ de bataille. Était-il meilleur ou pire que ces gens, puisqu'il était allemand ? Bercé d'humiliation, de haine et d'ignorance, nourri de rêves de revanche, a-t-il été de ces improbables consciences, larmes au milieu d'un torrent ? Ben non, lui qui avait rêvé de chevauchées fantastiques dans les steppes de Russie ou, avec Rommel, dans le désert de Lybie, il occupait Charenton. Sa seule consolation, lors de ses perms, taquiner le goujon sur les bords de Seine.
Les annĂ©es passèrent, encore et encore … (C'est fou ce qu'elles passent les annĂ©es !)
Et cette pelle alors ? Elle arrive, elle arrive.
Et arriva l'été 42, Charles s'ennuyait ferme en ce beau mois de juin. Alors qu'il revenait de la pêche et marchait dans Charenton, un beau matin, une belle jeune fille rousse lui tomba dans les bras au détour d'un coin de rue. Un homme la poursuivait, que Charles mit rapidement en déroute. Il vit en s'enfuyant que l'homme portait un blouson avec floqué sur le dos l'inscription « GESTA » et en dessous « piste ». Il s'agissait d'un mauvais garçon nommé Lacombe, Lucien, qui travaillait comme garçon de piste au cirque GESTA installé sur la pelouse de Reuilly, ses copains le surnommant Lucien le Gestapiste comme son blouson. La jeune femme, qui se nommait, France, Aimée, Victoire, Désirée Horn, expliqua qu'elle travaillait comme caissière dans le même cirque que Lucien. On l'appelait d'ailleurs le Grand Cirque car il était dirigé par Pierre Clostermann, un ancien aviateur. Lucien la poursuivait de ses avances, soupçonnant qu'elle fût un peu juive et eu dû porter l'étoile jaune.
France craignait que Lucien ne revienne avec sa bande, enfin son copain Renaud car Pierrot avait eu les deux jambes écrasées dans un accident de moto, Riton avait pris une balle dans le buffet et un autre, dont on a oublié le nom, pourrissait à la santé pour avoir craché sur un greffier. Charles émerveillé par la longue chevelure de feu de France, proposa de la raccompagner.
France l'entraîna en courant le long des ruelles de Charenton, et prit un raccourci en traversant l'usine abandonnée des Beaux Bretzels de Charenton, la BBC. Ils arrivèrent dans l'ancien bureau du chef d'équipe, avec un pupitre au-dessus duquel un micro, qui servait à transmettre les ordres à l'atelier, pendait du plafond. France heurta l'écritoire, et tomba dans les bras de Charles. Comme dans un autre temps, une autre guerre entre Gérard et Gretel, ce fut le coup de foudre entre France et Charles.
Un long baiser les unis, en ce 18 juin, sous le vieux micro de la BBC. Ce fut la pelle du 18 juin. La vraie, la seule, l'unique. La grande galoche, le monstrueux patin, un suçage de caillou comme jamais vu, un roulage de calot d'anthologie.
Quelques années plus tard, un certain Robert Doisneau, voulu immortaliser la scène et il revint sur les lieux avec deux acteurs, mais l'éclairage n'étant pas bon, il se transporta à l'air libre et la fameuse photo qui devait se nommer « La pelle sous le micro de la BBC » fut renommée « Le baiser de l'Hôtel de Ville ».
Que devinrent Charles Double Gaulle et France, Aimée, Victoire, Désirée Horn ? Leurs destins furent tragiques.
Le 16 juillet 1942 au matin, Lucien le gestapiste, se rendit chez France pour se saisir de son corps. Elle parvint à s'enfuir par les caves et à sauter dans un taxi. Elle demanda au chauffeur de la conduire rapidement chez sa tante, qui habitait dans le XVème, et au domicile de laquelle elle comptait se cacher. Arrivé rue Nélaton, le chauffeur fut surpris par un tas inhabituel de bus qui déversaient des passagers devant le Vel d'Hiv à cette heure incongrue. Il freina, le véhicule se déporta et heurta le mur du Vel d'Hiv, son gazogène s'embrasant instantanément. Une petite fumée blanche qui montait vers le ciel fut la toute dernière trace de France.
Quant à Charles, désespéré, il demanda une affectation au front. Il fut envoyé en Libye, en Italie, puis au fur et à mesure des défaites, mais à son grand bonheur, affecté en Normandie où il arriva en chantant où il arriva en parodiant une chanson de Frédéric Berat, « J'ai fait le désert de Libye, dans une jolie voiture blindée, et sous le ciel de l'Italie, j'ai visité tous les musées, mais en traversant ces patries, je me disais, aucun séjour n'est plus beau que la Normandie. C'est un pays où je reviens toujours, c'est un beau rêve qui me hante, et qui hantait mon père aussi (mon cher monsieur). Dans cette campagne charmante, je voudrais avoir un logis, un vieux blockhaus pour la famille que j'aurais eu avec France. » Plus tard, un groupe de chanteurs reprendra à la fois la chanson et pour, ne plus avoir de Problèmes, utilisera aussi le nom des Charlots. Un hommage à Charles ?
En mai 1940, Charles fut affecté dans un blockhaus, à la pointe du Hoc où il passa quelques jours tranquilles, se remettant même à la pêche. Un matin de juin, alors qu'il partait avec ses deux gaules, il sortit en croisant à la ferme voisine Julien qui préparait le troupeau, dans la cuisine, Marie-Martine qui venait d'allumer les fourneaux et la vieille Louise qui était assise, elle, réchauffait ses pauvres mains.
Quand soudain se tournant vers la mer, il aperçut dans l'aube sale (dans les récits allemands, l'aube du 6 juin est toujours sale, alors que dans les récits américains, elle est radieuse), au loin, les Américains. Ils sont tombés du ciel, comme s'ils avaient des ailes. Ils apportaient un air de liberté. Ils venaient de Virginie, d'Oklahoma, du Tennessee, le jour le plus long les attendait ici.
Charles, abandonnant ses deux gaules, se précipita vers le blockhaus hurlant, « Sie Komen ! ». Les premiers obus tombèrent, Charles Deux Gaulle fut enveloppé de flammes. Une petite fumée blanche qui montait vers le ciel fut la dernière trace de Charles Doppelt Stange. Si quelqu'un avait bien observé à ce moment, il aurait remarqué que la petite fumée en avait rejoint une autre surgie de nulle part. Charles et France étaient à nouveau réunis montant vers le soleil dans les éclairs des explosions. C'est beau hein !
Emprunts :
« Hansel et Gretel », conte des frères Grimm ;
« Made in Normandie », chanson de Stone & Charden ;
« Le dormeur du Val », sonnet d'Arthur Rimbaud ;
« Lacombe, Lucien », film de Louis Malle avec Aurore Clément (France Horn) et Pierre Blaise (Lucien Lacombe) ;
« Né en 17 à Leidenstadt », chanson de Jean-Jacques Goldman ;
« La bande à Lucien », chanson de Renaud ;
« Le grand cirque », livre de Pierre Clostermann ;
« Le baiser de l'Hôtel de Ville », photographie de Robert Doisneau ;
« J'irais revoir la Normandie », chanson des Charlots (ex Problèmes) et parodie de la chanson de Frédéric Bérat, « Ma Normandie » ;
« Jour J » chanson de Jean-Pax Mefret ;
« Sie komen ! », livre de Paul Carell ;
« La fumée blanche », prêtée par le Pape (doit être rendue à sa mort, son successeur en aura besoin).
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Claude Bukowski ŕ 20h48
pendant Gros chagrin
Comme le savant fou français, grosse tristesse d'avoir perdu le maître d'armes. J'aimais beaucoup son personnage dans Kaamelott, à la fois totalement irrévérencieux, et fidèle jusqu'à la mort.
En plus il avait une belle gueule !
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Flaming Youth ŕ 19h58
pendant Tiphaine
Salut les bidonautes.
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StĂ©phane ŕ 13h34
pendant Ca gonfle pour moi
Non
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cosmogol999
Emile Mouinzin
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Le seigneur des anneaux…. vu par Freud
Le 08-06-2004 ŕ 21:43:26
Bonsoir Ă tous,
En faisant quelques recherches sur « Le seigneur des anneaux » (le livre, pas le brouet hollywoodien du dénommé Peter Jackson…), je suis tombé sur un texte concernant l’œuvre du professeur Tolkien. Ce texte, anonyme et apparemment sérieux et bien documenté, se veut une analyse freudienne du « Seigneur des anneaux », mais se révèle tout simplement hilarant par sa vision… disons, un peu particulière de la Terre du Milieu et de ses habitants !
Me doutant que plus d’un bidonaute doit apprécier la trilogie de Tolkien, je ne résiste pas au plaisir de vous livrer in extenso ce texte sacrilège… pour les feignants qui lisent en diagonale, j’ai mis en gras les passages les plus importants. Enjoy ! ;o)
« PÉNÉTRER L’ANNEAU
La symbolique sexuelle dans « Le Seigneur des anneaux »,
Éléments pour une lecture freudienne de l’œuvre de J.R.R. Tolkien.
Comme cela est fréquemment le cas dans les œuvres d’une telle envergure, « Le Seigneur des anneaux » se prête à des lectures multiples. Les nombreux exégètes qui se sont penchés sur l’œuvre de J.R.R. Tolkien ont pourtant, jusqu’à aujourd’hui, négligé une piste essentielle et particulièrement féconde. L’objet de ce court essai sera donc de montrer que « Le Seigneur des anneaux », bien plus qu’une épopée gratuite (et donc fantastique), est un récit profondément marqué sexuellement , et que les aventures de Frodo sont en fait les étapes successives d’une recherche de la sexualité, sans doute le récit inconscient des premières expériences sexuelles de J.R.R. Tolkien.
La Comté est l’image de l’enfance : les Hobbits y sont aussi innocents que petits, et le départ de Frodo est la marque de son accession à l’état d’adulte, de son initiation à la sexualité. Pourtant, ce départ n’est pas aussi rapide, aussi direct qu’il en a l’air. Le passage chez Tom Bombadil est, sans nul doute, l’expression de la tentation incestueuse , et ce n’est qu’après ce passage, ce désir de retour aux origines, de plongeon dans la terre-mère, que l’aventure commence vraiment La crise œdipienne ne sera cependant résolue, ou du moins occultée, que plus tard, au conseil d’Elrond. Nous serons amenés à y revenir.
La Forêt est chez Tolkien l’image du sexe féminin. C’est notamment le cas des trois forêts qui jouent un rôle important dans cette aventure, la Vieille Forêt, la Lorien et Fangorn. Fangorn et la Vieille Forêt sont des creux, des trous. La Lorien ne connaît pas une situation identique, mais elle est placée sous le signe de l’humidité, elle est la grande prostituée au croisement des trois grands fleuves , Nimrodel, Silverlode et Anduin. Ces trois forêts ont en commun le mystère qui les enveloppe, les légendes inquiétantes qui courent à leur sujet, mais elles représentent cependant des images différentes de la femme : la Mère pour la Vieille Forêt, la Prostituée pour la Lorien, la Femme-animale pour Fangorn.
La Vieille Forêt est donc la représentation du sexe maternel : c’est pour cela qu’elle est vieille . Cette image est d’ailleurs très clairement exprimée par Tom Bombadil, lui même image maternelle qui ne quittera jamais l’esprit de Frodo, « Tom a vu la première goutte et le premier gland ». Le passage par la Vieille Forêt retrace donc la tentation incestueuse chez Tolkien. Les autres forêts sont toujours, et on le comprendra aisément, décrites comme humides; seule la Vieille Forêt nous est présentée comme desséchée, vieillie, rabougrie, traversée de fissures que le héros franchit pour retrouver enfin son origine dans la maison de Tom Bombadil. Mais l’Anneau, dont nous verrons plus loin la signification complexe, est ici sans effet, ce qui signifie qu’il n’y a pas place ici (dans l’Anneau) pour le sexe, et que Frodo/Tolkien devra aller perdre sa virginité ailleurs. L’image maternelle n’apparaîtra plus directement dans la suite du récit. Pourtant, il en est dans le « Seigneur des anneaux » de la mère comme de la mer : on ne les voit jamais, mais on sent toujours et partout leur présence obsédante en marge du récit.
L’épisode de la traversée de la Moria est sans doute l’un des plus riches d’ambiguïté sexuelle de tout l’ouvrage, et c’est là qu’apparaît pour la première fois clairement le thème de la sodomie, qui deviendra ensuite peu à peu omniprésent. Il n’est guère étonnant que le code permettant de pénétrer dans la Moria soit « ami », il n’est pas non plus surprenant que ce soit Gandalf, ici dans le rôle du pédagogue grec, qui le découvre à ses jeunes compagnons. Qu’est-ce en effet que la Moria sinon un gigantesque anus, que nos héros ne vont pas se contenter de pénétrer mais qu’ils vont explorer jusqu’au plus profond. Un clin d’œil du Tolkien linguiste nous montre bien qu’il était au moins partiellement conscient de la folie de ce qu’écrivait le Tolkien auteur. Ce n´est pas par hasard qu’il appelle « Moria » ce long souterrain, cet intestin labyrinthique. En effet, de quoi d’autre nous parle-t-il que d’une folie grecque ?
Mais la traversée de la Moria est aussi le moment où se déploie dans sa terrible ambiguïté la dialectique homosexualité/hétérosexualité qui sous-tend toute l’œuvre.
En effet, à peine sortis de cette terrible folie, nos héros, véritable retour aux sources, plongent dans le profond vagin humide de la Lorien , baignée par l’Anduin, la Nimrodel et le Cours d’Argent. On sent pourtant, lorsque les compagnons s’en approchent, cette terrible angoisse qui les étreint, due à toutes les légendes qui circulent sur ce mystère, cet autre monde, angoisse que l’on a déjà rencontrée lorsque les héros s’enfonçaient dans la Vieille Forêt, que l’on retrouvera à l’approche de Fangorn. Baignée d’une lueur étrange, vêtue de feuilles/vêtements brillantes, la Lorien est l’image de la prostituée par (sur) laquelle non seulement Frodo/Tolkien, mais aussi tous ses compagnons sont passés. Le toponyme « Lorien » vient d’ailleurs sans doute de Lorelei. On peut même voir dans la longue description de Galadriel et de son protecteur Celeborn des souvenirs d’enfance très précis, ceux des bas-fonds de Birmingham. Là encore, Frodo est un moment tenté de lui donner l’Anneau, de le passer au doigt de cette première femme, mais il ne le fera pas. Nous savons depuis le conseil d’Elrond que Frodo est homosexuel , ce qui explique qu’il renonce à ce projet.
Il est une troisième forêt, un autre vagin humide, Fangorn, par lequel Frodo ne passera pas, du moins pas avant d’avoir achevé sa quête. Nous devons cependant nous y arrêter, car c’est ici que la symbolique est la plus riche, et nous y assistons à l’une des deux seules représentations de l’acte sexuel dans l’œuvre de Tolkien, et à la seule qui figure une relation hétérosexuelle, particulièrement mouvementée il est vrai.
Fangorn est l’image archétypale du sexe féminin dans le « Seigneur des anneaux ». Profonde, obscure, il y coule des liqueurs enivrantes dont Merry et Pippin, qui représentent bien sûr ici des amis de Tolkien, vont se délecter. L’on peut tout d’abord voir dans la force nouvelle des deux hobbits après leur festin/cunnilingus dans l’antre de Treebeard une réminiscence de la conception taoïste de la sexualité comme moyen de s’approprier la force du sexe opposé. Mais ces préliminaires seront suivis d’ une copulation monstrueuse, tellurique, lorsque la forêt/vagin se déplace pour rejoindre la tour d’Orthanc/pénis. La tour d’Orthanc, droite et dure, est bien entendue une représentation phallique, et Tolkien insiste délibérément sur ce point en nous détaillant les grottes, machineries fumantes, testicules, qui la sous-tendent. Nous ne nous attarderons pas plus sur la symbolique, évidente, du doigt pointé par la main blanche, taché de sang, que Gandalf et Théoden voient avant de parvenir à l’Isengard. La terrible copulation avec la forêt laissera la tour épuisée, fumante, mais, notons le bien, toujours debout. On voit bien ici l’image d’un épisode vécu par ses amis, auquel Tolkien regrette sans doute de n’avoir pas participé. Mais il ne le pouvait pas, puisque Frodo/Tolkien est alors déjà en Mordor, de l’autre côté, dans tous les sens du terme.
Tout comme Orthanc, Minas Tirith est un gigantesque phallus, dressé comme un défi devant Mordor. Le symbolisme en est renforcé par l’ascension de Pippin jusqu’au sommet de la ville, image de la montée d’un désir ambigu pour le malodorant Mordor. L’image de cette montée de sève est d’ailleurs récurrente, déjà figurée par l’ascension de Gandalf des tréfonds de la Moria au sommet du Celebdil.
Le « Seigneur des anneaux » n’est pas, comme on l’a longtemps cru, le récit de la lutte du bien et du mal. C’est plutôt celui de la tension dialectique entre l’homosexualité et l’hétérosexualité chez Tolkien, vécue à travers le personnage de Frodo. Frodo ne devient pas homosexuel, ou sodomite : il l’est , dès son départ de la Comté, même s’il ne le sait pas. Gandalf, vieillard lubrique et impuissant , l’a bien deviné et c’est pourquoi il veut à tout prix guider Frodo dans la voie où il a déjà mené Bilbo. Lorsque le conseil d’Elrond décide d’envoyer l’Anneau en Mordor, représentation parfaite du Grand Anus Primordial cher à Deleuze et Gattari, et non chez Tom Bombadil (retour impossible à la mère) ou dans la Lorien, cela est directement lié à la sexualité de Frodo. Et peu nous importe ici de savoir si Frodo va en Mordor parce qu’il est sodomite, ou s’il est sodomite parce qu’il doit aller en Mordor. En tout état de cause, sa sexualité ne sera réalisée qu’à la fin de la quête, mais elle est déjà préfigurée tout au long du voyage de Frodo par les relations qu’il entretient d’abord avec l’Anneau, plus tard avec Gollum, Sam n’ayant ici qu’un rôle de faire-valoir. Le conseil d’Elrond représente la véritable naissance de la sexualité chez Tolkien/Frodo. Cette idée est renforcée par l’entrevue de Frodo avec Bilbo, image du père, qui lui confie sa dague, Sting, symbole de sa virilité. Par là , Bilbo renonce symboliquement à courir après les jeunes elfes des bois , mais semble espérer que Frodo le suivra dans cette voie. Mais nous savons que la sexualité de Frodo est déjà déterminée, et qu’elle ne sera réalisée que lorsque l’Anneau/anus de Frodo sera noyé dans le grand anus primordial d’Orodruin.
René Girard a très bien vu l’erreur de la lecture habituelle et superficielle du texte qui voit dans le couple Sam-Frodo une simple relation homosexuelle . C’est en effet oublier le troisième personnage essentiel, le médiateur, Gollum. Nous nous trouvons ici dans un triangle mimétique, le désir de Frodo pour Gollum engendrant celui, plus refoulé, de Sam, et vice-versa. Mais Girard n’a pas vu l’importance de l’Anneau, qui est véritablement ici un quatrième personnage, engendrant également un désir mimétique de Sam et Frodo, de même nature que celui qu’ils éprouvent pour Gollum. A.J. Greimas dirait que l’Anneau, bien que passif au sens sexuel, est un actant du récit.
L’Anneau de pouvoir n’est ni l’anneau royal perdu de Salomon, ni l’anneau d’invisibilité de Gygès, ni même l’anneau de puissance des Nibelungen, c’est simplement l’anus. Pas encore le grand anus primordial de Mordor, mais au moins celui de Frodo. Cet anneau est déjà enjeu de rivalité non-dite entre Frodo et Sam, voire Gollum, qui cherchent tous à y mettre leur doigt. Remarquons d’ailleurs que lorsque Frodo, à Amon Sûl, puis Sam, sur les contreforts de l’Ephel Duath, puis enfin Gollum sur la montagne du Destin, enfilent l’Anneau (à leur doigt), ils se trouvent à chaque fois sur une montagne, sur un sommet, symbole phallique. Et cette expérience leur fait découvrir par les Nazguls, pets monstrueux de l’anus de Sauron , un avant-goût de ce qu’ils ne trouveront qu’au bout de leur quête, en Mordor. Lorsque Frodo parvient enfin au centre de ce Mordor sec, crevassé et puant, fessier du monde que tout oppose aux forêts/vagins décrites dans les paragraphes précédents, sa quête est accomplie. Après la découverte dans le grand anus primordial de sa nature sodomite, il n’a plus besoin d’enfiler son doigt dans son anneau/anus. C’est en cela que la destruction de l’Anneau, et du doigt de Frodo, est purement métaphorique. C’est là le grave contresens des analyses qui voient dans le combat entre Frodo et Gollum, sur la montagne du Destin, une scène de castration.
Nous venons de dire que la véritable nature sexuelle de Frodo, et donc vraisemblablement de Tolkien, était sodomite au sens large , et non seulement homosexuelle comme nous l’avions laissé entendre jusque-là . C’est en effet ce que donnent à penser certains événements du cinquième livre que nous avions jusque-là laissé de côté, et notamment la guerre qui oppose le Gondor à Mordor. Le Mordor, par sa configuration, son odeur, sa substance, est bien sûr un cul. Mais si nous nous tournons de l’autre côté, sur les rives de l’Anduin, nous constatons que ce cul est féminin . En effet, pendant que Frodo rejoint par-derrière le grand anus primordial , Minas Tirith, gigantesque phallus blanc, se dresse face à la porte noire, sexe encore fermé de ce même Mordor. Et même si le lien n’est pas explicitement formulé par un Tolkien prudent, on peut penser que les activités de Frodo, Sam et Gollum ne sont pas étrangères à l’ouverture de cette porte.
Nous n’avons pu, dans ce court article, qu’esquisser ce que devrait être une étude systématique de l’œuvre de Tolkien. Il est des épisodes, et des personnages importants dont nous n’avons pas parlé. Nous aurions pu ainsi évoquer Aragorn, le grand frère à la recherche de sa virilité perdue, symbolisée par son épée brisée, et qui ne pourra retrouver sa force, reforger son épée, qu’en renonçant à courir les elfes des bois et les animaux sauvages. Nous aurions pu étudier les symboliques associées aux Elfes et aux Dunedain. De même, la carte même des Terres du Milieu, avec par exemple les Montagnes Blanches semblant vouloir s’enfoncer dans le Mordor , aurait mérité sans nul doute une étude plus attentive. Mais en ne vous dévoilant pas tous les secrets de cette œuvre d’une infinie richesse, d’une merveilleuse finesse, en vous laissant les découvrir par vous-même, nous sauvons un peu de la magie de cette lecture.
Actes du Séminaire de la Tour Noire
© An 1991 du Troisième Âge, Presses Universitaires de Dol Guldur. »
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Curieuzeneuze
Sans espoir
Inscrit depuis le 07/05/2001
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Re: Le seigneur des anneaux…. vu par Freud
Le 08-06-2004 ŕ 21:46:54
Ils sont fous ces psys… ;o)
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Tryph
Homoncule
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Re: Le seigneur des anneaux…. vu par Freud
Le 08-06-2004 ŕ 21:50:42
DĂ©jĂ tolkien c'est chiant, mais alors les gens qui en parlent…
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rauwolfia
Dépendant(e)
Inscrit(e) depuis le 18/05/2004
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Re: Le seigneur des anneaux…. vu par Freud
Le 08-06-2004 ŕ 22:04:13
mdr comme quoi on peut voir du sexe partout
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Snakeofheaven
Camé(e)
Inscrit(e) depuis le 18/02/2004
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Re: Le seigneur des anneaux…. vu par Freud
Le 08-06-2004 ŕ 22:09:32
….=-O ca laisse sans voix….
Ca serait donc une erreur de traduction? ce n'est pas le "Seigneur des Anneaux", mais le "Saigneur de l'Anal" ???
Faut que j'imprime ca pour mon frangin, lui qui est fan du Seigneur des Anneaux :-D
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CookieDS
Mangateuse
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Re: Le seigneur des anneaux…. vu par Freud
Le 08-06-2004 ŕ 23:58:22
Franchement, Ă force, je me demande si c'Ă©tait pas Freud lui-mĂŞme qui avait un sĂ©rieux problème dans sa tĂŞte….
Portnawak…
"C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son, que tant de gens paraissent brillants avant d'avoir l'air cons."
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cosmogol999
Emile Mouinzin
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Re: Le seigneur des anneaux…. vu par Freud
Le 09-06-2004 ŕ 00:05:01
Bon, Cookie, je rappelle quand même que si l'auteur de ce texte dit s'inspirer de Freud, ça ne veut pas forcément dire que Freud est un con, hein ! (Quoique..)
D'autant plus qu'on ne sait pas si celui qui a Ă©crit ça avait ou non des intentions malveillantes envers les psychologues (et envers les Hobbits… :o) C'est un peu trop pipi-caca pour ĂŞtre crĂ©dible, Ă mon avis…
Les NazgĂ»ls, "pets monstrueux de l'anus de Sauron"… R.I.P., Sauron !
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méchant-dauphin
C'est assez
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Re: Le seigneur des anneaux…. vu par Freud
Le 09-06-2004 ŕ 08:54:10
Les psychotrucs professionnels ne disent pas "cul", voyons. De surcroît, d'après Google, il semble que les presses universitaires de Dol Guldur n'aient rien publié d'autre que ce succulent petit texte.
Je me demande si le cerle des Hautes Etudes Elfiques connaît l'existence de cette hérésie blasphématoire.
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Sumywada_Kenji
Taka Takata
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Re: Le seigneur des anneaux…. vu par Freud
Le 09-06-2004 ŕ 09:25:18
Mais la question est comment interpréter les titres de la trilogie: le seigneur de l'anneau, les deux tours, le retour du roi. Y aurait-il eu un besoin réel de départager deux tours afin de déterminer laquelle est le roi de l'anneau????
Mon amour de bide je suis venu du bout du monde pour te trouver
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Zozotte
Camé(e)
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Re: Le seigneur des anneaux…. vu par Freud
Le 09-06-2004 ŕ 13:37:27
Une petite rectification : le tome 1 s'intitule "La communautĂ© de l'anneau"…
Dol Guldur, ça ressemble quand mĂŞme beaucoup Ă un nom qu'aurait inventĂ© Tolkien! (Il doit l'avoir fait d'ailleurs…)
Ben mon vieux!
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Tryph
Homoncule
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C'est ça, faites les spécialistes!
Le 09-06-2004 ŕ 13:53:45
C'est Ă se demander si les gens lisent ce dont ils parlent. Cette interprĂ©tation pseudo-freudienne (prĂ©-lacanienne si on la considère avec une certaine condescendence(*), telle celle que l'on peut ressentir devant les poèmes merdiques de boutonneux en fleur) de l'"œuvre" crĂ©tine, verbeuse, ampoulĂ©e, interminable etc de Tolkien l'Ă©crivaillon, a pour signature un nom dont les vrais spĂ©cialistes de cette "œuvre" crĂ©tine, verbeuse, etc devraient se souvenir. La preuve ici.
Cherchez bien, Ă gauche des lettres A et N de Rhovanion
(*) Ă moins que ce soit une parodie de toutes les critiques et les essais vaniteux pondus sur cette "œuvre" crĂ©tine, verbeuse, ampoulĂ©e, interminable etc. Et lĂ , okay, c'est drĂ´le, mais long et chiant.
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Le Chibouk
Village Pimple
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Re: Le seigneur des anneaux…. vu par Freud
Le 09-06-2004 ŕ 14:01:14
Le cinéma porno regorge déjà de versions porno de films qui ont bien marché au box-office (Jurassic Fuck, Edward Penishands, Les Visiteurs..). Ce texte devrait susciter des vocations.
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olav
Camé
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Re: Le seigneur des anneaux…. vu par Freud
Le 09-06-2004 ŕ 14:03:04
Rien ne prouve que la psychanalyse ait un effet thérapeutique tout à fait probant. Dans le même genre, il y a un article paru dans le Monde du 4 juin dernier sur le fait que Harry Potter serait un puissant outil servant à faire admettre les lois de la jungle néolibérale à la jeunesse.
Ein Gespenst geht um in Europa - das Gespenst vom Bide.
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Tryph
Homoncule
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yen a qu'on des problèmes?
Le 09-06-2004 ŕ 14:07:10
Pourquoi dès que le sujet est "sexualité" faut-il que des gens entendent "pornographie"?
Et pire: yen a qui voient du Q partout!
C'est les VisiteusEs la version porno, les Visiteurs ça a plutôt l'effet inverse^^^
— Tryphol's name game…
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Zozotte
Camé(e)
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Re: Le seigneur des anneaux…. vu par Freud
Le 09-06-2004 ŕ 14:07:52
Je t'ai reconnu Tryphol : tu es Sauron!
Ton nouveau bidule clignotant t'as trahi!
J'adore ton art consommĂ© de la tolĂ©rance…
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Zozotte
Camé(e)
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Re: Le seigneur des anneaux…. vu par Freud
Le 09-06-2004 ŕ 14:13:06
Après vérification, Dol Guldur est effectivement le lieu où Sauron s'est réfugié pour grandir à nouveau après qu'Isildur lui a arraché l'anneau de la main.
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olav
Camé
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Re: Le seigneur des anneaux…. vu par Freud
Le 09-06-2004 ŕ 14:13:38
D'ailleurs la blague sur le Seigneur des "anaux", je l'avais déjà entendue. Ca fait très comptoir de bar gay motard-cuir-piercing de seconde zone. Pas besoin de remonter jusqu'au complexe oedipien.
Ein Gespenst geht um in Europa - das Gespenst vom Bide.
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Tryph
Homoncule
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Re: Le seigneur des anneaux…. vu par Freud
Le 09-06-2004 ŕ 14:16:25
C'est ce que j'entendais par lecture pré-lacanienne de Freud. Le complexe d'Oedipe a fait long feu. Mais bon, on va pas en pondre une pendule.
Spécial Dédicace Dugosier
— Merci pour le "après vĂ©rification" ça fait plaisir V_V;
— Et pour finir, foi d'homoncule, d'un point de vue littĂ©raire, l'intĂ©rĂŞt suscitĂ© par le Seigneur des Anneaux est plus obcène que le contenu de ce texte farceur.
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méchant-dauphin
C'est assez
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Re: Le seigneur des anneaux…. vu par Freud
Le 09-06-2004 ŕ 14:22:36
La nature parodique du texte ne fait aucun doute pour moi. Ni pour son auteur,
Bruno Faidutti.
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Zozotte
Camé(e)
Inscrit(e) depuis le 07/05/2004
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Re: Le seigneur des anneaux…. vu par Freud
Le 09-06-2004 ŕ 14:28:02
Je voulais juste dire que j'avais recherchĂ© des prĂ©cisions sur ce qui se passe Ă cet endroit dans le chef d'œuvre de Tolkien… Il y a aussi beaucoup de lieux indiquĂ©s sur la carte oĂą il ne se passe rien dans le roman…
Vive les conversations parallèles!
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lemike2
Cuveur est scran !
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Re: Le seigneur des anneaux…. vu par Freud
Le 09-06-2004 ŕ 15:30:53
La psychologie un peu poussée à l'extrême ou comment se prendre la tête avec ce qu'on a sous la main.
Et il n'y a pas le mĂŞme pour Harry Potter?
Je n'en pense pas moins!
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natachattitude
Intoxiqué(e)
Inscrit(e) depuis le 14/05/2004
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Re: Le seigneur des anneaux…. vu par Freud
Le 09-06-2004 ŕ 18:08:07
je sais pas si vous avez vu l'Ă©pisode de south park parodie du seigneur des anneaux mais je vous invite Ă y jeter un coup d'œil Ă l'occasion c'est du mĂŞme tonneau
je pense perso que ce texte est une bonne blague mais qui pourrai tout à fait être crédible en vrai trip de pseudo-psy qui cherche à mettre des anneaux aux mouches!
dis tryphol pourquoi avoir mis cet avatar? (tu as des actions chez aspégic ou quoi?!!)
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cretin-de-creteil
Accro
Inscrit(e) depuis le 10/11/2003
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Re: Le seigneur des anneaux…. vu par Freud
Le 15-06-2004 ŕ 07:42:57
La lecture psychanalytique des histoires pour (petits et grands) enfants n'est pas nouvelle : voyez Bettelheim…
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Suzanne_A
Troll officiel
Inscrit(e) depuis le début
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Re: Le seigneur des anneaux…. vu par Freud
Le 15-06-2004 ŕ 07:50:25
C'est clairement une parodie, mais le pire, c'est que le ton est crédible, dans le genre disciple de Groddeck. Les psychanalystes ne sont que des charlatans, de toute façon. A foutre dans le même panier que les homéopathes et les chiropracteurs.
Merde Ă celui qui le lira.
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Sumywada_Kenji
Taka Takata
Inscrit(e) depuis le 03/06/2004
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Re: Le seigneur des anneaux…. vu par Freud
Le 15-06-2004 ŕ 11:34:14
Ce ne sont pas des charlatans ma chere suzanne_a ce sont juste des fous qui ont atteint un tel degré de folie qu'ils sont capable de juger de l'état psychiatrique des autres vu que la jauge taré 100% c'est eux apres une bonne vieille règle de 3 et c'est bon
Mon amour de bide je suis venu du bout du monde pour te trouver
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hre mgbye
Psychopathe
Inscrit(e) depuis le 23/02/2004
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Re: Le seigneur des anneaux…. vu par Freud
Le 15-06-2004 ŕ 12:15:02
comme toujours, je trouve la dĂ©monstration fort bien faite, tout en me disant que son auteur doit avoir un petit problème pour appliquer ce filtre Ă toute œuvre:
tout ce qui est vaguement long (épée, tour, bouteille, bitte d'amrarage) : sexe masculin
tout ce qui est vaguement en creux et/ou humide (forêt, rivière, grotte) : sexe féminin.
Ă partir de lĂ , analysons les texte suivant:
"promenons nous dans les bois" = désir incestueux
"pendant que le loup n'y est pas" = menace représentée par le père, dont le rôle est d'interdire l'inceste
"si le loup y était, il nous mangerait" = angoisse de castration chez l'enfant.
"une poule sur un mur" = image de la femme éternelle, tentatrice
"qui picore du pain dur" = image de la femme vénale, cherchant à séduire l'homme pour mieux le picorer
"picoti picota" = acte sexuel
"lève la queue et puis s'en va" : post coïtum animus triste !
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Sumywada_Kenji
Taka Takata
Inscrit(e) depuis le 03/06/2004
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Re: Le seigneur des anneaux…. vu par Freud
Le 15-06-2004 ŕ 13:07:08
Et que dire de
1,2,3 nous irons au bois : desir de découvrir la "chose"
4,5,6 cueillir des cerises : image de la perte de la virginité
7,8,9 dans mon panier neuf : image du gigolo collectionneur de conquètes
10,11,12 elles seront toutes rouges : de honte que ca se sache ou bien suite a une forte fébrilité due à l'acte?
Mon amour de bide je suis venu du bout du monde pour te trouver
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goudurisk
Sans espoir
Inscrit depuis le 14/11/2002
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Re: Le seigneur des anneaux…. vu par Freud
Le 15-06-2004 ŕ 13:24:18
C'est bien ficelé comme cela a été relevé plus haut, le champ lexical utilisé trahit sans doute la plaisanterie.
Plus basiquement, combien il y aurait-il de spectateurs qui auraient fait cette analyse sciemment (c'est lĂ l'habiletĂ© des psy: se rĂ©fugier dans l'inconscient mal maitrisĂ© de leurs proies pour y dĂ©velopper leurs thĂ©ories les plus perverses) en regardant la trilogie? …. je ne vois pas des masses de mains se lever…
J'adore qu'un plan se déroule sans accroc.
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Snark Hunter
Rick Divers
Inscrit depuis le 21/09/2003
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Re: Le seigneur des anneaux…. vu par Freud
Le 15-06-2004 ŕ 13:41:01
Alors justement, Bettelheim… selon certains, il aurait en fait tout "pompĂ©" sur l'auteur russe Vladimir Propp, et c'est lui que l'histoire aurait retenu.
Moi, ces analyses m'Ă©voquent la vieille blague des deux psychiatres qui prennent l'ascenseur!…
… comment ? J'vous ai pas racontĂ© ?!
je suis immortel : le FĂ©lix renaĂ®t toujours de ses cendres…
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Sumywada_Kenji
Taka Takata
Inscrit(e) depuis le 03/06/2004
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Re: Le seigneur des anneaux…. vu par Freud
Le 15-06-2004 ŕ 14:10:30
Va falloir que tu nous ouvre un thread pour tes histoires snark!! Plaisanterie mise a part, vous croyez pas que nous autres auditeurs de bide et musique nous n'aurions pas rĂ©ellement besoin d'un psy ? Parce que l'amour du bide ca atteint deja le bon niveau psychiatrique. Tiens en parlant de cela ca me rappelle combien il faut de psys pour changer une ampoule…..
…… Vous connaissez pas la reponse??? bah c'est bien dommage
Mon amour de bide je suis venu du bout du monde pour te trouver
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