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La véritable histoire de la pelle du 18 juin.
Si la pelle du 18 juin faite par un certain De Gaulle, Charles un placier qui travaillait au restaurant de l'Etoile à Paris, est entré dans l'histoire, le nom de sa partenaire est resté ignoré du grand public. Mais ce n'était qu'un début, car la vraie, l'unique pelle historique est celle du 14 juin 1942, même si quelques années plus tard, en 1976, certains illuminés tenteront d'en reprendre le mégot.
Son origine remonte à la guerre de Quatorze, la Grande ou la Der des Ders, lorsqu'un certain Gérard, que l'on surnommait Lenorman, sans D, allez savoir pourquoi, fut appelé sous les drapeaux.
Le brave Gérard, un peu benêt, enrhumé chronique et complètement myope, se retrouva sur le front du côté, non de chez Swann, mais plus à l'Est vers Verdun.
Au retour d'une énième tentative de percement des lignes ennemies, Gérard perdit de vue ses camarades et il erra de tranchées en tranchées jusqu'à ce que, d'épuisement, il s'endorme. Un beau jour ou peut-être une nuit, près d'une flaque de boue, il s'était endormi, quand soudain, semblant crever le ciel, et venant de nulle part, surgit un éléphant rose. Il faut dire qu'avant l'assaut, Gérard et ses copains avaient passé quelques heures dans un cabaret où deux célébrités alors quasi inconnues, Lama et Delon, servaient à boire aux soldats qui remontaient vers le front.
Gérard ouvrit les yeux et s'aperçut que l'abus d'absinthe avait colorié l'éléphant volant en rose alors qu'il était tout simplement vert-de-gris. Comme quoi l'alcool vous fait croire des choses quand même, un éléphant volant rose ! Tout le monde sait bien qu'ils sont vert-de-gris. Lentement, les ailes déployées, lentement, il le vit tournoyer. Près de lui, dans un bruissement d'ailes, comme tombé du ciel, l'éléphant vint se poser. De sa grosse patte, il a touché sa joue, dans sa main, il a glissé son cou.
Gérard se rendit alors compte qu'il tenait dans ses bras une imposante dame blonde, ce qui n'avait rien d'étonnant en soi, car il se trouvait sur le chemin des Dames. Cette matrone, c'était Gretel, une cantinière allemande, que tout le monde, enfin du côté allemand, surnommait la Grosse Bertha. Comme elle souffrait de flatulences chroniques, les officiers allemands la plaçaient, lorsque le vent soufflait vers les positions françaises à la limite de celles-ci. Très respectée, car elle était la première arme chimique, elle se sentait toutefois bien seule.
Le couple nouvellement formé s'étendit sur les pelisses mélangées, bleu, garance et vert-de-gris. Gretel parla de son enfance, de son père bucheron, des promenades dans la forêt avec son frère Hansel, de la maison en pain d'épice et de la vielle femme qui mangea son frère. Gérard lui raconta la Normandie, les vaches rousses, blanches et noires sur lesquelles tombe la pluie, et les cerisiers blancs made in Normandie. Une mare avec des canards, des pommiers dans la prairie et le bon cidre doux made in Normandie, les œufs made in Normandie, les bœufs made in Normandie, un p'tit village plein d'amis. Et puis les filles aux joues rouges qui donnent aux hommes de là -bas, qui donnent aux hommes de l'amour, l'amour made in Normandie.
Mais l'aube approchait, Gretel ne voulait plus quitter Gérard, mais comment faire, ils étaient comme un petit poisson, un petit oiseau. Ils s'aimaient d'amour tendre, mais comment s'y prendre quand sur le chemin des Dames, l'une est Allemande et l'autre Français.
Gretel eu une idée, elle déshabilla rapidement un soldat allemand dont le cadavre pourrissait dans le coin, en vêtit Gérard et lui dit, qu'il s'appellerait Hans et que désormais il devrait répondre simplement Jawohl dès qu'un officier l'appellerait. Elle remit notre nouvel Hans, anciennement Gérard, du bon côté, enfin de son nouveau bon côté, et regagna sa position. Ils devaient se retrouver au même endroit au milieu de la nuit prochaine.
La journée se passa bien pour notre nouvel Hans mais le soir arrivant un drame se préparait dans le brouillard qui peu à peu recouvrait les tranchées.
A l'heure de l'apéro, les soldats français avaient inventé un nouveau jeu. Ils se mettaient en position de tir face aux tranchées allemandes. L'un d'eux criait alors Hans. Cela ne manquait jamais, du côté allemand, une tête se levait dans la brume criant Jawohl et un Français tirait. Le gagnant remporte alors un quignon de pain moisi. Et ce soir-là , lorsque l'ancien Gérard entendit crier Hans, fidèle aux consignes données par Gretel, il se leva et cria Jawohl. Quelques instants plus tard, un soldat, jeune, bouche ouverte, tête nue, et la nuque baignant dans la pourriture de la tranchée, dormait, il était étendu dans la boue. Il dormait sous la lune, la main sur sa poitrine, tranquille. Il avait un trou rouge au milieu du front.
Inconsolable, Gretel, la grosse Berta, fût rapatriée en Allemagne. Elle ignorait encore qu'elle ramenait un polichinelle dans l'tiroir, une brioche dans le four quoi.
Un bébé naquit à Leidenstadt auquel Gretel, dont le nom de famille était Stange, donna le prénom de Charles.
Les années passèrent…
Charles, passionné de pêche à la ligne, était devenu un homme de bonne taille au point que ses copains le surnommaient, Doppelt Stange, pour souligner à la fois sa passion et sa grande taille. Charles qui, en souvenir de son père, qu'il n'avait pas connu, avait appris le français et qui ne rêvait que de revoir sa Normandie, préférait qu'on l'appelle Charles Double Gaulle.
Les années passèrent encore….
Charles, en l'honneur de son père soldat, s'engageât dans la Wehrmacht. Il se rêvait cuirassier chevauchant un grand cheval noir et chargeant dans l'aube blanche d'un petit matin, sa cuirasse étincelant sous les premiers rayons du soleil et le sabre brandi à bout de bras fracassant les cranes ennemis. Las, il se retrouva au guidon d'une Zündapp avec, dans le side-car à son côté, son copain Hans (Hans était toujours un prénom très répandu dans l'armée allemande) qui veillait sur le fusil-mitrailleur.
Et puis ce fut la guerre, l'attente longue, fastidieuse, et soudain, le Blitzkrieg. A toute allure, la traversée des Ardennes, puis celle du Nord-Est et l'arrivée à Paris. Charles Double Gaulle et son camarade Hans ne rencontrèrent même aucun soldat français, tous partis rapidement. Tout au plus, Hans pu s'amuser à tirer quelques balles sur des civils apeurés qui s'enfuyaient devant l'armée allemande mais s'étaient fait rattraper sur la route par la patrouille tout aussi allemande.
Au loin de l'autre côté de la Manche, un 18 juin, un presque homonyme, lança un appel, mais Charles Double Gaulle, au guidon de sa moto, le vent sifflant dans ses oreilles, ne l'entendit pas.
Et ce furent les années heureuses de l'occupation, n'oublions pas que Charles était allemand. Et qu'il était né en 15 à Leidenstadt, sur les ruines d'un champ de bataille. Était-il meilleur ou pire que ces gens, puisqu'il était allemand ? Bercé d'humiliation, de haine et d'ignorance, nourri de rêves de revanche, a-t-il été de ces improbables consciences, larmes au milieu d'un torrent ? Ben non, lui qui avait rêvé de chevauchées fantastiques dans les steppes de Russie ou, avec Rommel, dans le désert de Lybie, il occupait Charenton. Sa seule consolation, lors de ses perms, taquiner le goujon sur les bords de Seine.
Les années passèrent, encore et encore … (C'est fou ce qu'elles passent les années !)
Et cette pelle alors ? Elle arrive, elle arrive.
Et arriva l'été 42, Charles s'ennuyait ferme en ce beau mois de juin. Alors qu'il revenait de la pêche et marchait dans Charenton, un beau matin, une belle jeune fille rousse lui tomba dans les bras au détour d'un coin de rue. Un homme la poursuivait, que Charles mit rapidement en déroute. Il vit en s'enfuyant que l'homme portait un blouson avec floqué sur le dos l'inscription « GESTA » et en dessous « piste ». Il s'agissait d'un mauvais garçon nommé Lacombe, Lucien, qui travaillait comme garçon de piste au cirque GESTA installé sur la pelouse de Reuilly, ses copains le surnommant Lucien le Gestapiste comme son blouson. La jeune femme, qui se nommait, France, Aimée, Victoire, Désirée Horn, expliqua qu'elle travaillait comme caissière dans le même cirque que Lucien. On l'appelait d'ailleurs le Grand Cirque car il était dirigé par Pierre Clostermann, un ancien aviateur. Lucien la poursuivait de ses avances, soupçonnant qu'elle fût un peu juive et eu dû porter l'étoile jaune.
France craignait que Lucien ne revienne avec sa bande, enfin son copain Renaud car Pierrot avait eu les deux jambes écrasées dans un accident de moto, Riton avait pris une balle dans le buffet et un autre, dont on a oublié le nom, pourrissait à la santé pour avoir craché sur un greffier. Charles émerveillé par la longue chevelure de feu de France, proposa de la raccompagner.
France l'entraîna en courant le long des ruelles de Charenton, et prit un raccourci en traversant l'usine abandonnée des Beaux Bretzels de Charenton, la BBC. Ils arrivèrent dans l'ancien bureau du chef d'équipe, avec un pupitre au-dessus duquel un micro, qui servait à transmettre les ordres à l'atelier, pendait du plafond. France heurta l'écritoire, et tomba dans les bras de Charles. Comme dans un autre temps, une autre guerre entre Gérard et Gretel, ce fut le coup de foudre entre France et Charles.
Un long baiser les unis, en ce 18 juin, sous le vieux micro de la BBC. Ce fut la pelle du 18 juin. La vraie, la seule, l'unique. La grande galoche, le monstrueux patin, un suçage de caillou comme jamais vu, un roulage de calot d'anthologie.
Quelques années plus tard, un certain Robert Doisneau, voulu immortaliser la scène et il revint sur les lieux avec deux acteurs, mais l'éclairage n'étant pas bon, il se transporta à l'air libre et la fameuse photo qui devait se nommer « La pelle sous le micro de la BBC » fut renommée « Le baiser de l'Hôtel de Ville ».
Que devinrent Charles Double Gaulle et France, Aimée, Victoire, Désirée Horn ? Leurs destins furent tragiques.
Le 16 juillet 1942 au matin, Lucien le gestapiste, se rendit chez France pour se saisir de son corps. Elle parvint à s'enfuir par les caves et à sauter dans un taxi. Elle demanda au chauffeur de la conduire rapidement chez sa tante, qui habitait dans le XVème, et au domicile de laquelle elle comptait se cacher. Arrivé rue Nélaton, le chauffeur fut surpris par un tas inhabituel de bus qui déversaient des passagers devant le Vel d'Hiv à cette heure incongrue. Il freina, le véhicule se déporta et heurta le mur du Vel d'Hiv, son gazogène s'embrasant instantanément. Une petite fumée blanche qui montait vers le ciel fut la toute dernière trace de France.
Quant à Charles, désespéré, il demanda une affectation au front. Il fut envoyé en Libye, en Italie, puis au fur et à mesure des défaites, mais à son grand bonheur, affecté en Normandie où il arriva en chantant où il arriva en parodiant une chanson de Frédéric Berat, « J'ai fait le désert de Libye, dans une jolie voiture blindée, et sous le ciel de l'Italie, j'ai visité tous les musées, mais en traversant ces patries, je me disais, aucun séjour n'est plus beau que la Normandie. C'est un pays où je reviens toujours, c'est un beau rêve qui me hante, et qui hantait mon père aussi (mon cher monsieur). Dans cette campagne charmante, je voudrais avoir un logis, un vieux blockhaus pour la famille que j'aurais eu avec France. » Plus tard, un groupe de chanteurs reprendra à la fois la chanson et pour, ne plus avoir de Problèmes, utilisera aussi le nom des Charlots. Un hommage à Charles ?
En mai 1940, Charles fut affecté dans un blockhaus, à la pointe du Hoc où il passa quelques jours tranquilles, se remettant même à la pêche. Un matin de juin, alors qu'il partait avec ses deux gaules, il sortit en croisant à la ferme voisine Julien qui préparait le troupeau, dans la cuisine, Marie-Martine qui venait d'allumer les fourneaux et la vieille Louise qui était assise, elle, réchauffait ses pauvres mains.
Quand soudain se tournant vers la mer, il aperçut dans l'aube sale (dans les récits allemands, l'aube du 6 juin est toujours sale, alors que dans les récits américains, elle est radieuse), au loin, les Américains. Ils sont tombés du ciel, comme s'ils avaient des ailes. Ils apportaient un air de liberté. Ils venaient de Virginie, d'Oklahoma, du Tennessee, le jour le plus long les attendait ici.
Charles, abandonnant ses deux gaules, se précipita vers le blockhaus hurlant, « Sie Komen ! ». Les premiers obus tombèrent, Charles Deux Gaulle fut enveloppé de flammes. Une petite fumée blanche qui montait vers le ciel fut la dernière trace de Charles Doppelt Stange. Si quelqu'un avait bien observé à ce moment, il aurait remarqué que la petite fumée en avait rejoint une autre surgie de nulle part. Charles et France étaient à nouveau réunis montant vers le soleil dans les éclairs des explosions. C'est beau hein !
Emprunts :
« Hansel et Gretel », conte des frères Grimm ;
« Made in Normandie », chanson de Stone & Charden ;
« Le dormeur du Val », sonnet d'Arthur Rimbaud ;
« Lacombe, Lucien », film de Louis Malle avec Aurore Clément (France Horn) et Pierre Blaise (Lucien Lacombe) ;
« Né en 17 à Leidenstadt », chanson de Jean-Jacques Goldman ;
« La bande à Lucien », chanson de Renaud ;
« Le grand cirque », livre de Pierre Clostermann ;
« Le baiser de l'Hôtel de Ville », photographie de Robert Doisneau ;
« J'irais revoir la Normandie », chanson des Charlots (ex Problèmes) et parodie de la chanson de Frédéric Bérat, « Ma Normandie » ;
« Jour J » chanson de Jean-Pax Mefret ;
« Sie komen ! », livre de Paul Carell ;
« La fumée blanche », prêtée par le Pape (doit être rendue à sa mort, son successeur en aura besoin).
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Claude Bukowski à 20h48
pendant Gros chagrin
Comme le savant fou français, grosse tristesse d'avoir perdu le maître d'armes. J'aimais beaucoup son personnage dans Kaamelott, à la fois totalement irrévérencieux, et fidèle jusqu'à la mort.
En plus il avait une belle gueule !
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Flaming Youth à 19h58
pendant Tiphaine
Salut les bidonautes.
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Stéphane à 13h34
pendant Ca gonfle pour moi
Non
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Forum : Bla bla
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twisted sisters
Intoxiqué(e)
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Adaptation fiction
Le 08-05-2004 à 19:45:41
pour faire pendant au sujet de Snark Hunter sans le dénaturer, je vous propose un thread concernant les adaptations de romans de S.F., fantastique …
Personellement, je viens de regarder (en plusieurs fois) l'adaptation de "Dune" et des "Enfants de Dune" par John Harrison (diffusé il y a quelque temps sur C+)
Je trouve que la création du monde cher à Franck herbert y est splendide jusque dans le plus petit détail et l'adaptation respecte beaucoup plus l'histoire que celle de David Lynch
Un hardos contaminé par Bide&Musique
(est-ce possible???)
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Snark Hunter
Rick Divers
Inscrit depuis le 21/09/2003
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Re: Adaptation fiction
Le 08-05-2004 à 21:32:03
En ce qui me concerne, j'éprouve depuis longtemps un profond attachement pour l'adaptation baroque par Terry Gilliam (… pléonasme!) des "Aventures du Baron de Münchausen". Déjà mentionné, il y a également "Blade Runner" qui est une superbe adaptation d'un auteur pourtant difficilement adaptable au cinéma en règle générale.
Très bonne idée, cet univers de fil parallèle! Je vais réfléchir à la question…
a.k.a. "Billy ze bide"…
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bubulubis
Asile
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Re: Adaptation fiction
Le 08-05-2004 à 22:05:51
Oui, c'est une bonne idée, j'ai plus qu'a ramasser mes billes :)
Sinon, je me souviens que beaucoup d'encre a coulé autour des 2 fins de l'adaptation de Blade Runner mais que penser de la fin du roman où il rentre chez lui se faire un café…? :p (désolé pour ceux qui ne l'ont pas encore lu)
Dans l'espace personne ne vous entend chupa chuper
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eric1871
Et ta dame
Inscrit depuis le 23/07/2003
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Re: Adaptation fiction
Le 09-05-2004 à 01:49:53
J'ai bien aimé Minority Report moi, et même Total Recall… je crois qu'il ne faut pas perdre de vue que le cinéma ne peut rendre qu'un des aspects des bouquins…
Ici : Rien
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mrav
Vit au lit
Inscrit depuis le 23/01/2004
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Re: Adaptation fiction
Le 09-05-2004 à 15:12:30
Pour les "Aventures du Baron de Münchausen", il existe une version allemande tournée en Agfacolor aux environs des années 1940 (je ne suis pas sur de la date) qui est bien supérieure à l'adaptation de Terry Gilliam.
du moins c'est mon avis lorsque je compare les 2 versions.
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mr Goître
Dépendant(e)
Inscrit(e) depuis le 04/05/2004
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Re: Adaptation fiction
Le 09-05-2004 à 19:39:23
Avez-vous vu Lost in La Mancha?
Dans ce film-documentaire, Terry Gilliam fait référence à l'échec du Baron de Münchausen. Ceci dit je ne porte aucun jugement dessus car je ne l'ai pas vu. De quel auteur est-ce adapté?
Quand à la fin de Blade Runner, rassurez-vous, beaucoup de bouquins de K.Dick se terminent en eau de boudin. Par exemple le héros peut faire échouer un projet artistique intergalactique par manque de confiance ou ne pas aider à l'exécution d'un dictateur pour les mêmes raisons. L'échec est omniprésent dans sa littérature (pt'êt pour ça que j'adore).
Mais bon au cinéma l'échec et l'indécision passent très mals
j'ai 1 (___) et alors?
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Snark Hunter
Rick Divers
Inscrit depuis le 21/09/2003
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Re: Adaptation fiction
Le 09-05-2004 à 20:02:47
Il est fort, ce Gilliam : il parvient à faire un film d'un film qu'il n'a pas pu faire!…
En ce qui concerne "le Baron de Münchausen", le roman à l'origine des diverses adaptations était dû à un certain Erich Kästner, qui est mort dans les années 70, et je précise "au siècle dernier" !
Je savais bien que le film de Terry Gilliam n'en était pas la première adaptation cinématographique, mais je n'ai jamais eu l'occasion de voir la version des années 40.
Quant au fait que "au cinéma l'échec et l'indécision passent très mal", je ne suis pas d'accord, ou alors tu ne regardes que les "blockbusters" américains! Mais s'agit-il encore bien de cinéma ? ("Ha! Vous êtes caustique….") De mon point de vue, beaucoup de grand chefs-d'œuvre du cinéma sont justement la description d'un immense échec.
Personnellement, j'attends encore une adaptation convaincante de "Alice", qui me semble néanmoins par essence une œuvre quasi inadaptable. Recréer un rêve au cinéma, c'est une gageure, et ce ne sont pas les "Dreamscape", "Freddy", ni même (… surtout !) "The Cell" qui me convaincront du contraire, car les choses irréelles s'avèrent souvent assez difficiles à … réaliser!
a.k.a. "Billy ze bide"…
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mr Goître
Dépendant(e)
Inscrit(e) depuis le 04/05/2004
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Adaptation fiction
Le 09-05-2004 à 21:17:49
Rectification: je pense que le doc n'est pas de Gilliam, en tous cas si c'est de lui il est réussi, je n'avais jamais ressenti une telle angoisse pendant un doc, même pendant les "documentaires scénarisés" de la BBC.
J'ai ADORE bienvenue à Gattaca, mais tous les gens à qui je l'ai montré m'ont dit que c'était chiant à mourrir, c'est le prochain sujet de c'est mon choix, contactez-nous sur france3.fr
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bill_baxter
Accro
Inscrit(e) depuis le 10/03/2004
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Re: Adaptation fiction
Le 09-05-2004 à 21:56:22
2001 odysée de l'espace de Arthur C. Clarke tourné par Stanley Lubrick
et la suite 2010, 2061, 3001(seul 2010 a été tourné)
Et puis Star Wars où le filon a été surexploité en romans (pas tous bons) j'en ai presque 100 tous en angliche dans ma biliothèque
Sinon bienvenue a Gattaca est super et l'armée des 12 singes méritent un accessit.
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tropezsky
P'tit suisse
Inscrit depuis le 29/05/2002
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Re: Adaptation fiction
Le 09-05-2004 à 22:57:00
Je profite de ce thread pour poser une petite question, il s'agit d'un film que j'avais vu il y a une bonne vingtaine d'année.
L'histoire se passe dans un vaisseau spacial dont l'équipage est conposé de quatre? frapadingues qui passent leur temp à écouter du hard-rock ou a se faire des coups bas les uns aux autres, car ils en sont venus à se détester cordialement.
Durant le film, ils récupérent aussi un extra terrestre, qui n'est en fait qu'un gros ballon de plage peinturluré avec en guise de pied deux grosses pattes de poulet.
C'était un sombre navet, mais j'avais adoré!
Cela dit quelque chose à quelqu'un?
Prenez garde à l'allumette quelque part dans vôtre tête…
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RikikiPoussPouss
Fatal picard
Inscrit(e) depuis le 13/01/2003
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Re: Adaptation fiction
Le 09-05-2004 à 23:13:34
dark star, John Carpenter
voir au forum nanarland, onglet "i shot the nanar" fil "Un des Aliens les Plus Ringards Jamais Vus" :)
peux pas faire de lien vers le fil de ce très bon site.
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tropezsky
P'tit suisse
Inscrit depuis le 29/05/2002
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Re: Adaptation fiction
Le 09-05-2004 à 23:18:25
Carpenter! wow je comprend pourquoi j'avais adoré, je n'avais jamais fait le rapprochement
C'est vrai qu'il était ringard cet alien, mais j'étais mort de rire.
Merci, faudra que je le trouve maintenant.
Prenez garde à l'allumette quelque part dans vôtre tête…
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RikikiPoussPouss
Fatal picard
Inscrit(e) depuis le 13/01/2003
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Re: Adaptation fiction
Le 09-05-2004 à 23:24:52
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mrav
Vit au lit
Inscrit depuis le 23/01/2004
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Re: Adaptation fiction
Le 10-05-2004 à 11:07:25
Pour donner plus de précisions au post de Snark Hunter au sujet des "Aventures du Baron de Münchausen", Erik Kästner n'a écrit que le scénario du film qui est tiré d'une BD de l'époque: "Les Aventures du Baron de Crack".
La première a eu lieu à Berlin le 5 mars 1943, Erik Käster apparaît au générique sous le pseudo de Bertold Bürger car il était de confession israélite.
et puisqu'on est sur un forum B&M, la BO est de Georg Haentzschel!
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lychee
Dépendant(e)
Inscrit(e) depuis le 04/03/2004
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Re: Adaptation fiction
Le 11-05-2004 à 15:18:16
Moi aussi je voudrais retrouver quelques très bons films SF ou Fantastique. Peu d'informations mais si ça dit quelque chose à quelqu'un se serai le bonheur !
Le premier : pas de dates (fin 70-80 ?) vu à la télé en 85 ou 86.
Dans une grande ville, quelqu'un fait tomber un œuf (la boite ?) en le sortant du frigo. Au même moment un avion s'écrase. Les deux scènes sont vues en même temps entrecoupées et en très lent ralenti. Plus tard une femme se reveille avec à coté d'elle un homme qu'elle ne connait pas (c'est de la SF ça !?). On ne sait pas si les personnages sont schizo ou si les aliens ont vraiment débarqué.
Deuxième : quelqu'un dans une chambre d'une grande ville (usa). Le soleil se rapproche de la terre, il fait de plus en plus chaud. La télé est allumée sur les infos avec ambiance fin du monde.
En fait la personne dormait avec de la fièvre. Mais la réalitée n'est pas mieux : le soleil s'éloigne et il fait de plus de froid. Sûrement une série à épisodes de 30 minutes.
J'en ai d'autres mais c'est trop confus car tous vu avant 85. A l'époque il se faisait des trucs très bien.
Sinon, j'ai rêvé ou il y a une adaptation en vu d'un Lovecraft ?
Dis donc Didier, on pourrait écrire un truc disco, là .
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Snark Hunter
Rick Divers
Inscrit depuis le 21/09/2003
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Re: Adaptation fiction
Le 11-05-2004 à 19:54:24
Alors là , désolé d'être navré, mais le peu d'éléments dans ces descriptions ne me dit pas grand-chose… si au moins on avait le nom d'un acteur ou quelque chose d'un peu plus substantiel. Peut-être un autre amateur aura-t-il une idée…
Quant à Lovecraft, il y a effectivement un téléfilm intitulé "Dagon", disponible à la vente, mais je n'en ai pas encore lu de bien!
a.k.a. "Billy ze bide"…
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lychee
Dépendant(e)
Inscrit(e) depuis le 04/03/2004
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Re: Adaptation fiction
Le 11-05-2004 à 23:02:11
Oui, je me souviens de trop peu de chose, c'est une bouteille à la mer.
Comme belles adaptations il y a les animations de René Laloux, "La planète sauvage" et "les maîtres du temps" d'après Stefan Wul.
En allant vérifier sur internet l'orthographe de Wul j'apprend justement que Laloux est mort le 14 mars dernier. Je suis un peu triste !!
Dis donc Didier, on pourrait écrire un truc disco, là .
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Snark Hunter
Rick Divers
Inscrit depuis le 21/09/2003
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Re: Adaptation fiction
Le 31-05-2004 à 10:18:03
Bref complément sur "Les Aventures du Baron de Münchausen"…
Selon l'analyse que "Mad Movies" a consacrée à ce très beau film sur son site internet ( Les Aventures du Baron de Münchausen), c'est bien un texte datant du 18è siècle qui a donné lieu à plusieurs traductions ou adaptations, la plus connue étant due en anglais à un certain Rudolph Erich Raspe en 1785. Les adaptations cinématographiques (allemande de 1943, celle de Gilliam à la fin des années 80, en dessin animé au début du 20è siècle, et même par Jean Image en 1979), sont toutes a priori basées sur la traduction anglaise. Ce qui est assez remarquable dans la version de Gilliam, c'est le mimétisme entre l'acteur John Neville et les gravures de Gustave Doré au 19è siècle : l'acteur est vraiment le Baron de Münchausen!
a.k.a. "Billy ze bide"…
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