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Fiche disque de ...
Antoine - La loi de 1920
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Titre : La loi de 1920
Année : 1966
Auteurs compositeurs : Antoine
Durée : 3 m 12 s
Label : Vogue
Référence : FV-45.1350
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Ajouté le 03/09/2020
Au TOP 50 de B&M :
Classé 1 fois dans les 50 premiers
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Paroles
Elle habite avec ses neuf enfants
Deux pièces ce n'est pas même un appartement
Le mari on ne le voit pas souvent
Et pourtant
On leur a appris à fonder une famille
Faire autrement leur serait difficile
Au mariage c'était le seul but dans la vie
Et pourtant
Chaque année un autre enfant naissait
Comment auraient-ils pu l'éviter
Il y a 365 nuits dans une année
Et pourtant
L'aîné aura peut-être quelque instruction
Pour les autres il n'en est pas question
Manger ça ne leur arrive pas souvent
Et pourtant
Il y a longtemps que leur taudis est classé
Assise folle elle s'est mise à penser
Elle n'en peut plus, ça ne peut plus durer
Et pourtant
Dans un coin il y a un fourneau
L'évier est mort, on leur a coupé l'eau
Elle s'approche du feu la folie sur la peau
Et pourtant
Il suffit de tourner un robinet
Sa main tremble, les enfants dorment à coté
Ils ne se sont plus jamais réveillés
Et pourtant
On aurait dû penser pourtant
On aurait pu penser pourtant
Penser à revoir enfin la loi de 1920
La loi de 1920…….
Paroles en attente d'une autorisation des ayants droit.
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En 1920, l'Assemblée Nationale vote une loi interdisant l'avortement et la contraception. Cette la loi assimile la contraception à l'avortement. Toute propagande anticonceptionnelle est interdite. Le crime d'avortement est passible de la cour d'Assises. En 1923, la loi est renforcée et l'importation d'articles anticonceptionnels est prohibée. Les jurys populaires se montrant trop favorables aux inculpées, l'avortement devient un délit, seuls des magistrats professionnels siégeant aux tribunaux correctionnels.
La loi de 1939 renforce encore la répression. Des sections spéciales de policiers sont créées pour lutter contre les avortements. Les tentatives sont punies comme les avortements. Les avorteurs sont très sévèrement condamnés. En 1941, ils peuvent être déférés devant le tribunal d'État. En 1942, l'avortement devient crime d'État et des avorteuses seront guillotinées notamment Marie-Louis Giraud le 30 juillet 1943
La Libération ne remet pas en question l'arsenal législatif répressif, avec son corollaire de décès ou de mutilations provoqués par les avortements clandestins. Les procès auront lieu contre les avortées et leurs complices jusqu'aux années 1970. Toutefois, avocats et juges n'appliquent plus la loi dans toute sa rigueur.
Cette longue période répressive qui causa la mort de bien des femmes, ne prendra fin qu'à partir de la loi Neuwirth autorisant la contraception (1967) et surtout la loi Veil autorisant l'IVG (1975).
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