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Fiche disque de ...
Pierre Richard - Le gorille
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Titre : Le gorille
Année : 1992
Auteurs compositeurs : Georges Brassens
Pochette : Fred Mella
Durée : 3 m 37 s
Label : Flarenasch
Référence : 182 042
Présentation : Extrait de la compilation double CD "Chantons Brassens".
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Paroles
C'est à travers de larges grilles
Que les femelles du canton
Contemplaient un puissant gorille
Sans souci du qu'en-dira-t-on
Avec impudeur, ces comères
Lorgnaient même un endroit précis
Que, rigoureusement ma mère
M'a défendu d' nommer ici
Gare au gorille !
Tout à coup, la prison bien close
Où vivait le bel animal
S'ouvre on n'sait pourquoi je suppose
Qu'on avait dû la fermer mal
Le singe en sortant de sa cage
Dit « C'est aujourd'hui que j'le perds ! »
Il parlait de son pucelage
Vous aviez deviné j'espère
Gare au gorille !
L'patron de la ménagerie
Criait, éperdu « Nom de nom
C'est assommant, car le gorille
N'a jamais connu de guenon »
Dès que la féminine engeance
Sut que le singe était puceau
Au lieu de profiter d'la chance
Elle fit feu des deux fuseaux
Gare au gorille !
Celles-là même qui, naguère
Le couvaient d'un œil décidé
Fuirent, prouvant qu'elles n'avaient guère
De la suite dans les idées
D'autant plus vaine était leur crainte
Que le gorille est un luron
Supérieur à l'homm' dans l'étreinte
Bien des femmes vous le diront
Gare au gorille !
Tout le monde se précipite
Hors d'atteinte du singe en rut
Sauf une vieille décrépite
Et un jeune juge en bois brut
Voyant que toutes se dérobent
Le quadrumane accéléra
Son dandinement vers les robes
De la vieille et du magistrat
Gare au gorille !
« Bah ! soupirait la centenaire
Qu'on pût encore me désirer
Ce serait extraordinaire
Et, pour tout dire, inespéré
Le juge pensait, impassible :
« Qu'on me prenne pour une guenon,
C'est complètement impossible. »
La suite lui prouva que non
Gare au gorille.
Supposez qu'un de vous puisse être
Comme le singe, obligé de
Violer un juge ou une ancêtre,
Lequel choisirait-il des deux ?
Qu'une alternative pareille
Un de ces quatre jours m'échoie
C'est, j'en suis convaincu, la vieille
Qui sera l'objet de mon choix
Gare au gorille !
Mais, par malheur, si le gorille
Aux jeux de l'amour vaut son prix
On sait qu'en revanche il ne brille
Ni par le goût ni par l'esprit
Lors, au lieu d'opter pour la vieille
Comme aurait fait n'importe qui
Il saisit le juge à l'oreille
Et l'entraîna dans un maquis
Gare au gorille !
La suite serait délectable
Malheureusement, je ne peux
Pas la dire, et c'est regrettable
Ça nous aurait fait rire un peu
Car le juge, au moment suprême
Criait - « Maman ! », pleurait beaucoup
Comme l'homme auquel, le jour même
Il avait fait trancher le cou
Gare au gorille !
Paroles en attente d'une autorisation des ayants droit.
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Commentaires
Voir tous les commentaires
Pierre Richard président !
Gare aux morilles ! Certains devraient s'en tenir à porter leurs souliers rouges…
Brassens président, Pierre Richard sous président !
Moi je veux jouer de l'hélicon pompompompom. Mais d'accord avec la majorité, c'est un massacre.
Moi je suis d'accord avec la minorité : Superbe, bien mieux que l'originale !
moi je trouve cette reprise pas mal du tout…et plusieurs titres de cette compil' étaient sensas (notamment un Saturne par Léotard sublimissime). Pas un bide du tout en tout cas !
c'est un cours de diction, ce n'est pas une chanson !
Moi je trouve ça original. Etnologiquement interressant.
il faut replacer le texte dans l'époque où on ne mesurait pas le caractère mysogyne du texte. Il semble qu'en aucune façon Brassens ne veuille être insultant pour les femmes. D'ailleurs la majeure partie de son œuvre est même très respectueuse (comme dans la non demande en mariage : De servante n'ai pas besoin, et du ménage et de ses soins, je te dispense. Qu'en éternelle fiancée à la dame de mes pensées, toujours je pense.). Le gorille est une chanson qui n'a qu'un but , les derniers vers : Car le juge, au moment suprême, Criait - « Maman ! » , pleurait beaucoup
Comme l'homme auquel, le jour même, Il avait fait trancher le cou.
C'est une chanson contre la peine de mort. Voilà c'était mon quart d'heure prof chiant Brassenssophile (si ça se dit ?)
Euh… "le gorille" fait quand même partie des chansons les plus connues de Brassens ! Sinon, pour l'anecdote, il y a parmis les choristes de cette version, le grand Marcel Gotlib et son épouse, fans inconditionnels de Brassens…
Version très sympa, Pierre Richard n'est pas ridicule du tout comme chanteur, l'accompagnement "fanfare" avec choristes est tout à fait mignon, on imagine une fête municipale dans un film des années 50.
Après, le débat sur l'utilité de reprendre des chansons aussi connues est ouvert, mais Pierre Richard semble au moins prendre plaisir à chanter ce qui est dans le fond une grosse pochade (ok, y'a une référence à la peine de mort à la fin, mais bon, c'est quand même avant tout l'histoire d'un mec qui se fait 'culer par un gorille !), mais dans l'écriture un très bon texte.
Pour l'anecdote : le gorille est doté d'un sexe de fort petite taille (je crois que c'est environ 3 cm) et ses rapports sexuels sont très brefs. On peut en déteminer que Brassens ne s'était pas documenté avant d'écrire sa chanson, et que le juge n'a pas du passer un trop long et douloureux moment !
Ah oui, "le gorille" était le surnom du grand Georges dans sa jeunesse (il avait des tendances au surpoids à l'époque).
Sur la compile "Chantons Brassens" de 1992 (Flarenasch).
reprise par hugues aufray
La reprise de Hugues Aufray n'est parue que sur la compile des éditions Atlas : les plus belles chansons françaises.
Il faudrait demander à l'auteur (des poètes le prince comme dirait l'autre…), mais à mon avis c'est plus une chanson engagé contre la peine de mort, et la connotation polissonne du texte ne me semble là que pour "dédramatiser" le sujet. Mais je ne suis pas Brassens (ça ce saurait), alors…
Je ne pense pas que Brassens aurait apprécié de se faire traiter de chanteur engagé. Qu'on puisse insulter Ferrat de cette façon, passe encore, il l'a parfois bien cherché, mais là …
A-t-on le droit de dire que c'est une chanson politique, et que ce mot n'est pas insultant ?
J'espere pouvoir bientôt entendre la chanson reprise par Manu Di Bango (vu sur la pochette).
Comme le "Saturne" de Philippe Léotard ou le "With a little help…" de Joe Cocker, le "Gorille" interprété par Pierre Richard me semble meilleur que la version originale. D'autres artistes sont dans le même cas pour d'autres chansons, ayant su communiquer leur âme à la chanson reprise.
Brassens doit se retourner dans sa tombe du cimetière du Py à Sète (il est pas enterré au cimetière marin et encore moins à la Corniche)
Je suis le seul à trouver ça épouvantable ? Quelle horreur !
La chanson "Le gorille" est inspirée de la mésaventure survenue, en 1917, à Henriette Poincaré, l'épouse de Raymond Poincaré qui fût Président de la République du 18 février 1913 au 18 février 1920.
Celle-ci se promenait dans les jardins du Palais de l'Elysée lorsqu'elle fût agressée et enlevée par un orang-outan, probablement échappé d'un cirque qui se tenait alors au théâtre du Rond-Point. Le grand singe l'entraîna dans les arbres en direction de l'avenue Gabriel. Mme Poincaré ne dû son salut qu'à l'intervention des Gardes Républicains qui, tirant en l'air, effrayèrent l'animal et lui firent lâcher sa proie.
La censure, très active en cette période de guerre, permit de minimiser l'impact de cet enlèvement raté qui ne fût connu du public que plusieurs années plus tard, après la fin du mandat présidentiel.
Henriette Poincaré
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