(Ah ça y va)
On pense à Louis XVI
On est mal à l'aise
On s'dit qu'c'est des ancêtres à nous
Qui lui ont coupé le cou
Le pauvre monarque
N'avait pas d'énarques
Pour le conseiller, comme maintenant
Y en a autour du Président
Il perdit la tête
Mais c'est quand même chouette
C'est ça qui a permis qu'on ait
Les bals du 14 juillet
Ah ça y va, ça y va, ça y va
Quand le populo remue les fesses
Ah ça y va, ça y va, ça y va
Quand le populo fait la java
Cette guillotine,
Quelle drôle de machine,
Ca vous coupe comme un gigot
Les vertèbres du haut du dos
Guillotin, le type
Qu'a fait le prototype
Dit qu'on doit sentir sur le coup
Qu'un léger souffle sur le cou
Mais quand on zigouille
Les gens, quand on souille
L'idée même de la liberté
C'est l'pays qui est guillotiné
Ah ça y va, ça y va, ça y va !
Les gens qu'on tue au nom des principes,
Ah ça y va, ça y va, ça y va !
Oui mais la connerie, on la tue pas !
On change de régime,
On pavoise on frime,
On fait du neuf avec du vieux,
On s'aperçoit qu'ça va pas mieux
Et l'on voit la rose,
Qui avait éclose
Dans l'enthousiasme général,
Terminer ses jours assez mal
Ses pauvres pétales
S'font bientôt la malle
Ecrabouillés, mis en morceaux
Par la faucille et le marteau !
Ah ça y va, ça y va, ça y va !
Les discours, les manifs et les grèves,
Ah ça y va, ça y va, ça y va !
Y sont pas fainéants les syndicats !
Le brave Louis XVI,
Si y ram'nait sa fraise
Maintenant, y perdrait pas son temps
A discuter en gentleman
Marie-Antoinette
S'mettrait une voilette,
Lui une fausse barbe, et en avion
Ils s'tir'raient avec le pognon
Car il faut tenir compte
Du dollar qui monte
Et qui prouve que Marx a raison
Quand il a Groucho comme prénom
Ah ça ira, ça ira, ça ira !
Comme on en a marre du socialisme,
Ah on s'en ira, on s'en ira, on s'en ira
on s'fera la malle aux USA !
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J'ai vraiment l'impression d'entendre Ghostbusters, surtout dans l'intro.
C'est effectivement la musique de "Ghostbusters". POURQUOI ? MAIS POURQUOI ? C'est du Jean Yanne fatigué là , avec une musique synthétique un peu nulle et des paroles sympas mais bon.
Jean Yanne est un peu fatigué là …
Il est vrai que la musique déçoit un peu par rapport à ses autres œuvres. Mais cele reste malgré tout du Jean Yanne. C'est déjà beaucoup…
C'est surtout une décalque quasi totale de "Moi j'attends Adèle", première chanson de Pierre Perret, sortie quelques vingt ans avant… Ok, ce n'est pas une de ses plus connues, mais ce n'est pas très joli de copier par-dessus l'épaule de votre petit camarade, M. Yanne !
Petite modif [Corrigé.]
Ce n'est pas "Les gens qu'on tue et les principes"
mais "Les gens qu'on tue au nom des principes"
Merci pour cette trouvaille. Sans l'air de rien, Jean Yanne nous dit qu'il est contre la peine de mort et critique les politiques, en particulier le Parti Socialiste. Terriblement efficace. Donc j'apprends que la rose est défraichi depuis 1985 !
C'est vraiment archi-mauvais, et pourtant j'ai du respect pour le bonhomme, mais là , c'est vraiment mi-na-ble ! Aucune conviction, il chante faux et s'en fout de toute évidence comme de sa première gueule de bois.
Eh cher Branscobe_Richmond, je te conseille de t'intéresser de plus prêt au bonhomme, il a toujours chanté comme ça, et pas qu'un peu. Entre autre merveille je te conseille.
"Mon cher Albert"
"Rouvrez les maison"
"Camille"
Pures perles chantées sans conviction mais avec un talent pour le foutage de gueule évident. On ou on aime pas, ça dépend des goûts.
C'est vrai que Madonna y met plus de conviction quand elle chante, là , je nie pas…
Ah j'adooooooooooore ! Jean tu nous manques terriblement !
Je ne trouve pas cette chanson si mauvaise. Par contre le film m'avait laissé le souvenir de quelque chose de très laborieux, malgré quelques bons gags. Mimi Coutelier entre autres, dans le rôle de Charlotte Corday, était pitoyable. Et Serrault faisait le minimum syndical en Louis XVI.
Pochette dessinée par Jacques Faizant.
Merci M. Yanne, en plus d'être un grand comédien et réalisateur, vous étiez un grand parolier ! C'est ce genre de personnes qui manque au cinéma actuel et aux Grosses Têtes.
on voit effectivement l'influence du rythme genre "gros déguelasse" ou "ghostbusters" de ces années-lÃ
Hre mgbye --> Tu évoques l'influence de Perret et de son "Adèle" sur la mélodie ; je rajouterais qu'elle me semble comporter aussi quelques réminiscences de Brassens ("Auprès de mon arbre", notamment…)… (Mais de tout façon, l'œuvre de tonton Georges avait déjà fortement déteint sur Perret…)
Claude Bukowski ---> Pour nous autres bidonautes, ce film (certes laborieux) réserve une surprise bien sympathique, puisqu'on peut y reconnaître le cher Edouardo qui y fait de la figuration.
Pour ma part, j'ai plutôt bien aimé "Liberté, égalité, choucroute", Jean Poiret en calife et Daniel Prévost en grand vizir étaient impayables… Mais c'est vrai que Mimi Coutelier était une actrice assez gnangnan… Déjà en Cléopâtre, dans "Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ", elle n'était pas convaincante. Mais bon, c'était Madame Jean Yanne, bien obligé de la caser dans la distribution.
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