Les gens qui voient de travers
Pensent que les bancs verts
Qu'on voit sur les trottoirs
Sont faits pour les impotents ou les ventripotents.
Mais c'est une absurdité,
Car, à la vérité,
Ils sont là , c'est notoire
Pour accueillir quelque temps les amours débutants.
Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics,
Bancs publics, bancs publics,
En s'foutant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes,
Publicité
Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics,
Bancs publics, bancs publics,
En s'disant des "Je t'aime'" pathétiques,
Ont des p'tits gueules bien sympathiques!
Ils se tiennent par la main,
Parlent du lendemain,
Du papier bleu d'azur
Que revêtiront les murs de leur chambre à coucher…
Ils se voient déjà , doucement,
Elle cousant, lui fumant,
Dans un bien-être sûr,
Et choisissent les prénoms de leur premier bébé…
Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics,
Bancs publics, bancs publics,
En s'foutant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes,
Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics,
Bancs publics, bancs publics,
En s'disant des "Je t'aime'" pathétiques,
Ont des p'tits gueules bien sympathiques!
Quand la saint' famille Machin
Croise sur son chemin
Deux de ces malappris,
Elle décoche hardiment des propos venimeux…
N'empêche que toute la famille
Le père, la mère, la fille, le fils, le Saint-Esprit…
Voudrait bien, de temps en temps,
Pouvoir s'conduire comme eux.
Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics,
Bancs publics, bancs publics,
En s'foutant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes,
Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics,
Bancs publics, bancs publics,
En s'disant des "Je t'aime'" pathétiques,
Ont des p'tits gueules bien sympathiques!
Quand les mois auront passé,
Quand seront apaisés
Leurs beaux rêves flambants,
Quand leur ciel se couvrira de gros nuages lourds,
Ils s'apercevront, émus,
Qu'c'est au hasard des rues,
Sur un d'ces fameux bancs,
Qu'ils ont vécu le meilleur morceau de leur amour…
Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics,
Bancs publics, bancs publics,
En s'foutant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes,
Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics,
Bancs publics, bancs publics,
En s'disant des "Je t'aime'" pathétiques,
Ont des p'tits gueules bien sympathiques!
|
La chanson "Bancs publics" a été composée et créée par Georges Brassens. Pour la première reprise, Patachou lui a donné le titre "Les amoureux des bancs publics", nom qui va perdurer. Viendront ensuite la version, très courte, de Petula Clark, puis celle d'Andrée Simons, celle de Michel Delpech, celle de Denis Pépin, celle de Daniel Guichard, celle de Génération, celle de Renée Claude, celle de Renaud, celle de Romain Didier, celle de Polytour, celle de Maxime Le Forestier, celle d'Yves Duteil, celle de Pierre Bachelet, celle d'Hugues Aufray, celle du Timna Brauer & Elias Meiri Ensemble, celle de Mouloudji et Marcel Azzola, celle de Montmartre, celle de Michel Jonasz, celle d'Elizabeth Sheperd, celle de Léa Druker, celle de François Morel et Yolande Moreau, celle de Boulou Ferré, Elios Ferré et Christophe Astolfi ou celle de Valérie Sajdik.
Une version en créole, "Doudou ban foyal" est interprétée par Sam Alpha.
La version anglaise, "Public benches" est chantée par Pierre de Gaillande.
En allemand, "Junge paare auf bänken" est chantée par Franz Josef Degenhardt alors que Karsten Troyke, interprète "Die jungen paaren auf den bänken".
Une version en hébreu, "Hasafsal Hatsiburi", est chantée par Yael Naim.
La version suédoise, "På en allmän bänk" est chantée par Thorstein Bergman alors que la version japonaise est chantée par Koshiji Fubuki.
En italien Nanni Swampa interprète "I panchett" alors que Francesco Tancredi chante "Sulle panchine".
Une version catalane, "Bancs Pùblics" est chantée par Pere Tà pias tandis qu'en provençau, André Chiron chante "Li fretadou".
Il faut être identifié pour ajouter un commentaire !