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Clickelnet à 10h50
pendant The producer tittle (chanson censurée)
Bonjour mes gins, bonjour tertous !
Excellent jeudi fait-rien de l'Appel à Tarte caniculaire. Ch'est du tout bon, cha.
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Kongsbreen à 03h38
pendant Taxi de nuit
Un grand plaisir de retrouver ce titre de Guy Marchand.
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FlyingSushi à 22h55
pendant Mon café russe
Un bien joli pavé ma foi.
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Trocol Harum à 22h46
pendant Demain, il sera trop tard
La véritable histoire de la pelle du 18 juin.
Si la pelle du 18 juin faite par un certain De Gaulle, Charles un placier qui travaillait au restaurant de l'Etoile à Paris, est entré dans l'histoire, le nom de sa partenaire est resté ignoré du grand public. Mais ce n'était qu'un début, car la vraie, l'unique pelle historique est celle du 14 juin 1942, même si quelques années plus tard, en 1976, certains illuminés tenteront d'en reprendre le mégot.
Son origine remonte à la guerre de Quatorze, la Grande ou la Der des Ders, lorsqu'un certain Gérard, que l'on surnommait Lenorman, sans D, allez savoir pourquoi, fut appelé sous les drapeaux.
Le brave Gérard, un peu benêt, enrhumé chronique et complètement myope, se retrouva sur le front du côté, non de chez Swann, mais plus à l'Est vers Verdun.
Au retour d'une énième tentative de percement des lignes ennemies, Gérard perdit de vue ses camarades et il erra de tranchées en tranchées jusqu'à ce que, d'épuisement, il s'endorme. Un beau jour ou peut-être une nuit, près d'une flaque de boue, il s'était endormi, quand soudain, semblant crever le ciel, et venant de nulle part, surgit un éléphant rose. Il faut dire qu'avant l'assaut, Gérard et ses copains avaient passé quelques heures dans un cabaret où deux célébrités alors quasi inconnues, Lama et Delon, servaient à boire aux soldats qui remontaient vers le front.
Gérard ouvrit les yeux et s'aperçut que l'abus d'absinthe avait colorié l'éléphant volant en rose alors qu'il était tout simplement vert-de-gris. Comme quoi l'alcool vous fait croire des choses quand même, un éléphant volant rose ! Tout le monde sait bien qu'ils sont vert-de-gris. Lentement, les ailes déployées, lentement, il le vit tournoyer. Près de lui, dans un bruissement d'ailes, comme tombé du ciel, l'éléphant vint se poser. De sa grosse patte, il a touché sa joue, dans sa main, il a glissé son cou.
Gérard se rendit alors compte qu'il tenait dans ses bras une imposante dame blonde, ce qui n'avait rien d'étonnant en soi, car il se trouvait sur le chemin des Dames. Cette matrone, c'était Gretel, une cantinière allemande, que tout le monde, enfin du côté allemand, surnommait la Grosse Bertha. Comme elle souffrait de flatulences chroniques, les officiers allemands la plaçaient, lorsque le vent soufflait vers les positions françaises à la limite de celles-ci. Très respectée, car elle était la première arme chimique, elle se sentait toutefois bien seule.
Le couple nouvellement formé s'étendit sur les pelisses mélangées, bleu, garance et vert-de-gris. Gretel parla de son enfance, de son père bucheron, des promenades dans la forêt avec son frère Hansel, de la maison en pain d'épice et de la vielle femme qui mangea son frère. Gérard lui raconta la Normandie, les vaches rousses, blanches et noires sur lesquelles tombe la pluie, et les cerisiers blancs made in Normandie. Une mare avec des canards, des pommiers dans la prairie et le bon cidre doux made in Normandie, les œufs made in Normandie, les bœufs made in Normandie, un p'tit village plein d'amis. Et puis les filles aux joues rouges qui donnent aux hommes de là -bas, qui donnent aux hommes de l'amour, l'amour made in Normandie.
Mais l'aube approchait, Gretel ne voulait plus quitter Gérard, mais comment faire, ils étaient comme un petit poisson, un petit oiseau. Ils s'aimaient d'amour tendre, mais comment s'y prendre quand sur le chemin des Dames, l'une est Allemande et l'autre Français.
Gretel eu une idée, elle déshabilla rapidement un soldat allemand dont le cadavre pourrissait dans le coin, en vêtit Gérard et lui dit, qu'il s'appellerait Hans et que désormais il devrait répondre simplement Jawohl dès qu'un officier l'appellerait. Elle remit notre nouvel Hans, anciennement Gérard, du bon côté, enfin de son nouveau bon côté, et regagna sa position. Ils devaient se retrouver au même endroit au milieu de la nuit prochaine.
La journée se passa bien pour notre nouvel Hans mais le soir arrivant un drame se préparait dans le brouillard qui peu à peu recouvrait les tranchées.
A l'heure de l'apéro, les soldats français avaient inventé un nouveau jeu. Ils se mettaient en position de tir face aux tranchées allemandes. L'un d'eux criait alors Hans. Cela ne manquait jamais, du côté allemand, une tête se levait dans la brume criant Jawohl et un Français tirait. Le gagnant remporte alors un quignon de pain moisi. Et ce soir-là , lorsque l'ancien Gérard entendit crier Hans, fidèle aux consignes données par Gretel, il se leva et cria Jawohl. Quelques instants plus tard, un soldat, jeune, bouche ouverte, tête nue, et la nuque baignant dans la pourriture de la tranchée, dormait, il était étendu dans la boue. Il dormait sous la lune, la main sur sa poitrine, tranquille. Il avait un trou rouge au milieu du front.
Inconsolable, Gretel, la grosse Berta, fût rapatriée en Allemagne. Elle ignorait encore qu'elle ramenait un polichinelle dans l'tiroir, une brioche dans le four quoi.
Un bébé naquit à Leidenstadt auquel Gretel, dont le nom de famille était Stange, donna le prénom de Charles.
Les années passèrent…
Charles, passionné de pêche à la ligne, était devenu un homme de bonne taille au point que ses copains le surnommaient, Doppelt Stange, pour souligner à la fois sa passion et sa grande taille. Charles qui, en souvenir de son père, qu'il n'avait pas connu, avait appris le français et qui ne rêvait que de revoir sa Normandie, préférait qu'on l'appelle Charles Double Gaulle.
Les années passèrent encore….
Charles, en l'honneur de son père soldat, s'engageât dans la Wehrmacht. Il se rêvait cuirassier chevauchant un grand cheval noir et chargeant dans l'aube blanche d'un petit matin, sa cuirasse étincelant sous les premiers rayons du soleil et le sabre brandi à bout de bras fracassant les cranes ennemis. Las, il se retrouva au guidon d'une Zündapp avec, dans le side-car à son côté, son copain Hans (Hans était toujours un prénom très répandu dans l'armée allemande) qui veillait sur le fusil-mitrailleur.
Et puis ce fut la guerre, l'attente longue, fastidieuse, et soudain, le Blitzkrieg. A toute allure, la traversée des Ardennes, puis celle du Nord-Est et l'arrivée à Paris. Charles Double Gaulle et son camarade Hans ne rencontrèrent même aucun soldat français, tous partis rapidement. Tout au plus, Hans pu s'amuser à tirer quelques balles sur des civils apeurés qui s'enfuyaient devant l'armée allemande mais s'étaient fait rattraper sur la route par la patrouille tout aussi allemande.
Au loin de l'autre côté de la Manche, un 18 juin, un presque homonyme, lança un appel, mais Charles Double Gaulle, au guidon de sa moto, le vent sifflant dans ses oreilles, ne l'entendit pas.
Et ce furent les années heureuses de l'occupation, n'oublions pas que Charles était allemand. Et qu'il était né en 15 à Leidenstadt, sur les ruines d'un champ de bataille. Était-il meilleur ou pire que ces gens, puisqu'il était allemand ? Bercé d'humiliation, de haine et d'ignorance, nourri de rêves de revanche, a-t-il été de ces improbables consciences, larmes au milieu d'un torrent ? Ben non, lui qui avait rêvé de chevauchées fantastiques dans les steppes de Russie ou, avec Rommel, dans le désert de Lybie, il occupait Charenton. Sa seule consolation, lors de ses perms, taquiner le goujon sur les bords de Seine.
Les années passèrent, encore et encore … (C'est fou ce qu'elles passent les années !)
Et cette pelle alors ? Elle arrive, elle arrive.
Et arriva l'été 42, Charles s'ennuyait ferme en ce beau mois de juin. Alors qu'il revenait de la pêche et marchait dans Charenton, un beau matin, une belle jeune fille rousse lui tomba dans les bras au détour d'un coin de rue. Un homme la poursuivait, que Charles mit rapidement en déroute. Il vit en s'enfuyant que l'homme portait un blouson avec floqué sur le dos l'inscription « GESTA » et en dessous « piste ». Il s'agissait d'un mauvais garçon nommé Lacombe, Lucien, qui travaillait comme garçon de piste au cirque GESTA installé sur la pelouse de Reuilly, ses copains le surnommant Lucien le Gestapiste comme son blouson. La jeune femme, qui se nommait, France, Aimée, Victoire, Désirée Horn, expliqua qu'elle travaillait comme caissière dans le même cirque que Lucien. On l'appelait d'ailleurs le Grand Cirque car il était dirigé par Pierre Clostermann, un ancien aviateur. Lucien la poursuivait de ses avances, soupçonnant qu'elle fût un peu juive et eu dû porter l'étoile jaune.
France craignait que Lucien ne revienne avec sa bande, enfin son copain Renaud car Pierrot avait eu les deux jambes écrasées dans un accident de moto, Riton avait pris une balle dans le buffet et un autre, dont on a oublié le nom, pourrissait à la santé pour avoir craché sur un greffier. Charles émerveillé par la longue chevelure de feu de France, proposa de la raccompagner.
France l'entraîna en courant le long des ruelles de Charenton, et prit un raccourci en traversant l'usine abandonnée des Beaux Bretzels de Charenton, la BBC. Ils arrivèrent dans l'ancien bureau du chef d'équipe, avec un pupitre au-dessus duquel un micro, qui servait à transmettre les ordres à l'atelier, pendait du plafond. France heurta l'écritoire, et tomba dans les bras de Charles. Comme dans un autre temps, une autre guerre entre Gérard et Gretel, ce fut le coup de foudre entre France et Charles.
Un long baiser les unis, en ce 18 juin, sous le vieux micro de la BBC. Ce fut la pelle du 18 juin. La vraie, la seule, l'unique. La grande galoche, le monstrueux patin, un suçage de caillou comme jamais vu, un roulage de calot d'anthologie.
Quelques années plus tard, un certain Robert Doisneau, voulu immortaliser la scène et il revint sur les lieux avec deux acteurs, mais l'éclairage n'étant pas bon, il se transporta à l'air libre et la fameuse photo qui devait se nommer « La pelle sous le micro de la BBC » fut renommée « Le baiser de l'Hôtel de Ville ».
Que devinrent Charles Double Gaulle et France, Aimée, Victoire, Désirée Horn ? Leurs destins furent tragiques.
Le 16 juillet 1942 au matin, Lucien le gestapiste, se rendit chez France pour se saisir de son corps. Elle parvint à s'enfuir par les caves et à sauter dans un taxi. Elle demanda au chauffeur de la conduire rapidement chez sa tante, qui habitait dans le XVème, et au domicile de laquelle elle comptait se cacher. Arrivé rue Nélaton, le chauffeur fut surpris par un tas inhabituel de bus qui déversaient des passagers devant le Vel d'Hiv à cette heure incongrue. Il freina, le véhicule se déporta et heurta le mur du Vel d'Hiv, son gazogène s'embrasant instantanément. Une petite fumée blanche qui montait vers le ciel fut la toute dernière trace de France.
Quant à Charles, désespéré, il demanda une affectation au front. Il fut envoyé en Libye, en Italie, puis au fur et à mesure des défaites, mais à son grand bonheur, affecté en Normandie où il arriva en chantant où il arriva en parodiant une chanson de Frédéric Berat, « J'ai fait le désert de Libye, dans une jolie voiture blindée, et sous le ciel de l'Italie, j'ai visité tous les musées, mais en traversant ces patries, je me disais, aucun séjour n'est plus beau que la Normandie. C'est un pays où je reviens toujours, c'est un beau rêve qui me hante, et qui hantait mon père aussi (mon cher monsieur). Dans cette campagne charmante, je voudrais avoir un logis, un vieux blockhaus pour la famille que j'aurais eu avec France. » Plus tard, un groupe de chanteurs reprendra à la fois la chanson et pour, ne plus avoir de Problèmes, utilisera aussi le nom des Charlots. Un hommage à Charles ?
En mai 1940, Charles fut affecté dans un blockhaus, à la pointe du Hoc où il passa quelques jours tranquilles, se remettant même à la pêche. Un matin de juin, alors qu'il partait avec ses deux gaules, il sortit en croisant à la ferme voisine Julien qui préparait le troupeau, dans la cuisine, Marie-Martine qui venait d'allumer les fourneaux et la vieille Louise qui était assise, elle, réchauffait ses pauvres mains.
Quand soudain se tournant vers la mer, il aperçut dans l'aube sale (dans les récits allemands, l'aube du 6 juin est toujours sale, alors que dans les récits américains, elle est radieuse), au loin, les Américains. Ils sont tombés du ciel, comme s'ils avaient des ailes. Ils apportaient un air de liberté. Ils venaient de Virginie, d'Oklahoma, du Tennessee, le jour le plus long les attendait ici.
Charles, abandonnant ses deux gaules, se précipita vers le blockhaus hurlant, « Sie Komen ! ». Les premiers obus tombèrent, Charles Deux Gaulle fut enveloppé de flammes. Une petite fumée blanche qui montait vers le ciel fut la dernière trace de Charles Doppelt Stange. Si quelqu'un avait bien observé à ce moment, il aurait remarqué que la petite fumée en avait rejoint une autre surgie de nulle part. Charles et France étaient à nouveau réunis montant vers le soleil dans les éclairs des explosions. C'est beau hein !
Emprunts :
« Hansel et Gretel », conte des frères Grimm ;
« Made in Normandie », chanson de Stone & Charden ;
« Le dormeur du Val », sonnet d'Arthur Rimbaud ;
« Lacombe, Lucien », film de Louis Malle avec Aurore Clément (France Horn) et Pierre Blaise (Lucien Lacombe) ;
« Né en 17 à Leidenstadt », chanson de Jean-Jacques Goldman ;
« La bande à Lucien », chanson de Renaud ;
« Le grand cirque », livre de Pierre Clostermann ;
« Le baiser de l'Hôtel de Ville », photographie de Robert Doisneau ;
« J'irais revoir la Normandie », chanson des Charlots (ex Problèmes) et parodie de la chanson de Frédéric Bérat, « Ma Normandie » ;
« Jour J » chanson de Jean-Pax Mefret ;
« Sie komen ! », livre de Paul Carell ;
« La fumée blanche », prêtée par le Pape (doit être rendue à sa mort, son successeur en aura besoin).
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Claude Bukowski à 20h48
pendant Gros chagrin
Comme le savant fou français, grosse tristesse d'avoir perdu le maître d'armes. J'aimais beaucoup son personnage dans Kaamelott, à la fois totalement irrévérencieux, et fidèle jusqu'à la mort.
En plus il avait une belle gueule !
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Flaming Youth à 19h58
pendant Tiphaine
Salut les bidonautes.
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Stéphane à 13h34
pendant Ca gonfle pour moi
Non
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Forum : Bla bla
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cosmogol999
Emile Mouinzin
Inscrit(e) depuis le 14/03/2003
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Crap art : une alternative au flash-mob ?
Le 08-01-2004 à 22:26:33
Lu dans Le Monde :
Depuis quatre ou cinq ans est apparu (notamment sur Internet) un courant artistique du nom de "crap art", ce qu'on pourrait traduire par "art merdique".
Le principe est simple : produire le plus grand nombre d'Å“uvres en un temps minimum ; partant du postulat que sur le tas d'ouvrages produits, émergeront forcément plusieurs bijoux… Ainsi, la NaNoWriMo (National Novel Writing Month) incite les internautes à écrire un roman de 175 pages en un mois, avec ces mots :
Ne vous y trompez pas : vous écrirez beaucoup de conneries. Et c'est une bonne chose. En vous forçant à écrire aussi intensément, vous vous donnez la permission de faire des erreurs. D'autres sites proposent, eux, d'enregister un album de 30 chansons par jour, ou bien d'écrire une nouvelle en une heure sur un thème imposé…
Personnellement, je trouve cette forme d'art très intéressante, très proche du surréalisme ou de l'OuLiPo ; bien plus intéressante en tout cas que le flash-mob, que j'ai déjà vilipendé dans ce thread.
Je me demande même si certains artistes dans la base de B&M n'auraient pas déjà appliqué les préceptes du "crap art" à leurs créations… {édité}
Et vous, quelle est votre opinion là -dessus ?
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djkaput
Sans espoir
Inscrit(e) depuis le 30/05/2003
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Re: Crap art : une alternative au flash-mob ?
Le 08-01-2004 à 23:04:36
Si t'en veux, du crap art, regarde donc le tableau des messages b&m de minuit a 5h du mat… :-))))
Sinon c'est une nouvelle etiquette pour un truc qui a quand meme deja ete fait auparavant bien sur, seulement c'etait inconsciemment !! Comme ici on ferait du "bid-art" en quelque sorte non?
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cosmogol999
Emile Mouinzin
Inscrit(e) depuis le 14/03/2003
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Re: Crap art : une alternative au flash-mob ?
Le 08-01-2004 à 23:25:01
A propos de crap art, ça me fait penser à cette parodie des Inconnus, où on voit un "artiste" complètement halluciné se servir de crottes de pigeon en guise de peinture, et exhiber fièrement ses projets de "sphère pyramidale" et d'opéra en forme de saxophone… :*D
Juan Romano Chukalescu, l'immortel auteur de "Plénitude amnésique" et de "Toile pour pigeon", le roi de l'abstraction jubilatoire, le déstructureur d'intemporalité…
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djkaput
Sans espoir
Inscrit(e) depuis le 30/05/2003
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Re: Crap art : une alternative au flash-mob ?
Le 08-01-2004 à 23:36:35
D'ailleurs au debut, en voyant ton sujet, j'ai cru que tu parlerais du gars qui peint avec ses "propres" excrements, je ne me rappelle plus du nom, j'ai vu ca il y a moult annees sur "Eurotrash", l'emission presentee par DeCaunes et Gaultier.
Pour les teintes de couleur, le gars ne mangeait que des betteraves pendant 3 jours, ou d'autres legumes coloriferants (ca ne donnait qu'une teinte bien entendu).
Ah oui, et il me semble que ses peintures "merdiques" representaient seulement des briques, formant un pan de mur.
Donc, rien a voir et je m'en excuse, mais j'aurai bien aime retrouver le nom de ce mec (italien ou espagnol je crois), si qqun connait.. (j'aurai du ouvrir un autre thread, mais, comme avec les filles, je deteste faire le premier pas (c'est pas Claude-Michel qui me contredira) ).
J'travaille dans une imprimerie, Ã Roubaix.
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eric1871
Et ta dame
Inscrit depuis le 23/07/2003
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Re: Crap art : une alternative au flash-mob ?
Le 09-01-2004 à 00:05:07
Manzoni (Piero) avait exposé une boîte de conserve contenant de la Merda d'artista en 1961
par la suite, ça a continué… des infos ici
Vieeeens, j'te prends derrièr' vieeeens…
Sur mon scooter vieeeens….
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cosmogol999
Emile Mouinzin
Inscrit(e) depuis le 14/03/2003
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Re: Crap art : une alternative au flash-mob ?
Le 09-01-2004 à 01:18:27
Tous les artistes que vous citez sont intéressants, certes, ce n'est pas du "crap art" à proprement parler… le "crap art", c'est surtout :
- une production de masse
- et une bonne dose d'improvisation. Les exemples que vous citez s'apparentent plus à de l'art conceptuel à la Romano Chukalescu, si vous voyez ce que je veux dire… ;o)
Ce que j'apprécie surtout dans le "crap art", c'est le fait de produire des œuvres à la chaîne, comme n'importe quelle machine à laver, mais dans un but créatif et non pas mercantile !
Après ça, on ne pourra pas reprocher aux artistes d'être improductifs… :*D
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tropezsky
P'tit suisse
Inscrit depuis le 29/05/2002
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Re: Crap art : une alternative au flash-mob ?
Le 09-01-2004 à 09:06:18
Connerie de masse, je suis peut étre un peu sec, mais cela résume bien ma pensée!:)
Prenez garde à l'allumette quelque part dans vôtre tête…
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doudoucoincoin
Où es-tu mon petit anas ?
Inscrit depuis le 18/09/2002
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Re: Crap art : une alternative au flash-mob ?
Le 09-01-2004 à 11:43:50
Ce concept me fait penser à la science Shadok et au principe « Plus ça rate, plus ça a de chance de marcher ». Les ingénieurs Shadoks avaient calculé que leur fusée avait une chance sur un million de décoller, donc ils se dépêchaient de rater les 999999 premiers essais.
Un autre principe Shadok remarquablement appliqué ici est : « Il vaut mieux mobiliser son intelligence sur des conneries que sa connerie sur des choses intelligentes. »
Skadokoin !
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Echo-Sierra
Remise d'épris
Inscrit depuis le 09/12/2003
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Re: Crap art : une alternative au flash-mob ?
Le 09-01-2004 à 12:37:32
Le crap art n'est que du stakhanovisme artistique. On est encore dans le productivisme à outrance digne de notre société de consommation ou des ex-pays de l'Est. Personnellement je préfère un Sisley ou un Van Gogh qui peignaient en sachant qu'ils ne vendraient jamais leur tableaux mais j'imaginerais bien Manzoni faire du crap-art en se bourrant de dragées Fuca et de lavements, balançant la matière directement sur la toile, ce serait le crap-art ultime !
Je sens que ce thread va être vite fermé… Qui c'est qu'en rajoute une couche ?
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Alfred Dugosier
Accro
Inscrit depuis le 20/10/2003
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Re: Crap art : une alternative au flash-mob ?
Le 09-01-2004 à 13:17:03
Je pense que le crap-art n'est qu'une fumesterie libérale. L'art comptemporain n'est qu'un amoncellement de dechet. Il est du crap-art à lui tout seul. Pas besoin de ch… sur une toile, il suffit d'aller faire un tour du côté de la FIAC pour s'en prendre plein les narines… A propos de Manzoni, certain bocaux ne contenaient par d'excrément, mais de l'argile. Les heureux possesseurs de ces "œuvres" ont portés plaintes pour faux… Enfin, qui y a-t-il d'interressant dans le crap-art ? Ce n'est que de la merde… En quoi est-ce subversif ou choquant ? Je trouve toujours amusant de voir des gens être outré ou fasciné par ce genre d'art soit-disant hors-norme. M'enfin, regardez simplement la télé, le JT de 20 heure, autour de vous. Cela fait belle lurette que le crap-art et consort est dépassé.
« La vie sans bide et musique n’est qu’une erreur, une besogne éreintante, un exil. »
(lettre de F.Nietzsche à son auriculothérapeuthe)
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Sprotch
Rapace
Inscrit depuis le début
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Re: Crap art : une alternative au flash-mob ?
Le 09-01-2004 à 14:44:52
Ce thread devient très rigolo.
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lemike2
Cuveur est scran !
Inscrit(e) depuis le 29/10/2003
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Re: Crap art : une alternative au flash-mob ?
Le 09-01-2004 à 14:47:52
Des gens se sont plaint parce qu'ils avaient acheté de l'argile à la place d'excréments? Intéressant.
Au fait, Star Academy et consorts, çà ne s'apparente pas à du crap-art?
Les hommes t'en fait du Kitékat, Jeannine!
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Snark Hunter
Rick Divers
Inscrit depuis le 21/09/2003
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Re: Crap art : une alternative au flash-mob ?
Le 09-01-2004 à 15:13:01
Pour répondre à la toute dernière question : du "crap", oui, très certainement, mais de l'art ?!
On revient à la question de base, je crois (merci Platon!) : qu'est-ce que l'art ? Y répondre permettrait ensuite de déterminer si telle ou telle forme d'expression en est bien.
… de fait, bon courage!
a.k.a. "Billy ze bide"…
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cosmogol999
Emile Mouinzin
Inscrit(e) depuis le 14/03/2003
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Re: Crap art : une alternative au flash-mob ?
Le 09-01-2004 à 17:22:42
Bon, quand je disais que le "crap art" est quelque chose d'intéressant, je ne plébiscitais pas en particulier le principe de production de masse. Je sais aussi bien que vous les ravages du stakhanovisme et de la production de masse.
Mais ce qui a surtout attiré mon attention, c'est moins les œuvres créees que les questions que posent l'existence même du "crap art" :
Dans quelles conditions se forment les œuvres d'art ? Jusqu'où peut-on considérer un objet comme de l'art ? L'œuvre d'art est-elle unique, ou répond-t-elle à des contraintes universelles ?
Au fait, puisque la notion de "production de masse" appliquée à l'art vous gêne tant, sachez que quelqu'un comme Victor Hugo a composé en 60 ans plus de 153.000 vers ; que Pablo Picasso a réalisé environ 13.500 peintures et dessins ; que Mozart a composé les symphonies n°1, 39 et 40 en l'espace de 42 jours et l'opéra La clemenza di Tito en 18 jours à peine !
Je ne dis pas qu'un génie sortira forcément du mouvement "crap art", mais je pense que ça vaut la peine d'essayer. Et puis, comme le mouvement est surtout basé sur Internet, les écrivains en herbe n'useront pas beaucoup de papier. S'pas ?
Pour répondre à ta question, lemike2, je ne crois pas qu'on puisse considérer Star Ac comme du "crap art", vu que les objectifs réels de TF1 ne sont que bassement mercantiles…
Au fait, Sprotch, si tu trouves ce thread rigolo, c'est qu'il n'est pas si inintéressant que ça, non ? ;o)
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maguiguee
Pipounette
Inscrite depuis le 25/05/2003
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Re: Crap art : une alternative au flash-mob ?
Le 09-01-2004 à 19:55:16
Cosmogol, te rends-tu seulement compte que Mozart, Victor Hugo, et Pablo Picasso sont des génies comme il n'en existe qu'un ou deux par siècle?
Personnellement, je doute qu'avec le "crap art" puis nous être utile à quoi que ce soit : si on est mauvais écrivain, on restera mauvais écrivain, même si on produit 1 nouvelle par jour, et si on est doué, on n'a pas besoin du "crap art" pour révéler son talent.
Donc, je rejoins ceux qui affirment que le "crap art" n'est qu'une merde de plus.
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Echo-Sierra
Remise d'épris
Inscrit depuis le 09/12/2003
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Re: Crap art : une alternative au flash-mob ?
Le 10-01-2004 à 11:04:36
Cosmogol a raison de citer l'exemple de Victor hugo. Tous les matins, il s'asseyait à sa table de travail et chiait 200 alexandrins sur tout et rien, ensuite il assemblait ces vers disparates pour former un de ces célèbres recueils que nous avons tous étudié à l'école: Les contemplations, Les châtiments… . Cela me fait un peu songer à du crap art litérraire…. Bach, Haendel et Telemann faisait un peu de même pour produire leurs passions, oratorios, etc…. mais, comme Mozart, ils avaient au moins le mérite de pondre sciemment et officiellement des " œuvres de commande " .
To crap or not to crap ? That is the question !
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tropezsky
P'tit suisse
Inscrit depuis le 29/05/2002
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Re: Crap art : une alternative au flash-mob ?
Le 10-01-2004 à 11:53:51
Ils avaient aussi et surtout pour but de faire quelque chose de réellement bien foutu a l'arrivée ce qui n'est pas du tout le propos du crap art semble t il.
Prenez garde à l'allumette quelque part dans vôtre tête…
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Echo-Sierra
Remise d'épris
Inscrit depuis le 09/12/2003
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Re: Crap art : une alternative au flash-mob ?
Le 10-01-2004 à 14:41:35
* Le crap art a pour but de produire une chose bien foutue, d'après les canons actuels de la beauté, sur 100 ou 200 œuvres de merde (pardon pour le gros mot).
Sauf que cela produit quand même un sacré paquet de daubes avant de trouver la perle rare.
* De toute façon, faire quelque chose de bien foutu à l'arrivée est-il le but de l'art moderne ?
* On a plein d'œuvres bien foutues dans la musique classique mais qui n'ont jamais fait vibrer personne par leur beauté. Dans le même registre musical, la musique de chambre par exemple, on peut pas comparer Bodin de Boismortier (c'est gentil pas plus) à Bach (le génie universel).
* Mais on n'est en démocratie (Dieu merci !) et chacun a le droit d'aimer ce qui lui plait… :-))
Quand on discute dégoûts et des couleurs, on n'a jamais fini…
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tropezsky
P'tit suisse
Inscrit depuis le 29/05/2002
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Re: Crap art : une alternative au flash-mob ?
Le 10-01-2004 à 14:54:07
Tient à propos, mon avatar c'est du crap art ou il merde complétement?
Prenez garde à l'allumette quelque part dans vôtre tête…
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Snark Hunter
Rick Divers
Inscrit depuis le 21/09/2003
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Re: Crap art : une alternative au flash-mob ?
Le 11-01-2004 à 10:21:14
Echo-Sierra soulève un point crucial à mon avis : l'art est-il nécessairement beau ou plaisant ? Et est-on un gros béotien inculte si telle œuvre, universellement reconnue comme summum artistique, nous laisse de marbre ?
Pour reprendre la comparaison Hugo/crap art, je signalerai tout de même qu'une autre différence fondamentale, c'est que les crap'artistes se croient autorisés à publier tout ce qu'ils font, les 200 œuvres de merde et le chef-d'œuvre qu'ils ont ensuite créé, alors que les génies tels que Hugo se sont auto-censurés et nous ont offert leurs créations les plus indispensables, le reste étant resté à l'état de brouillon. C'est vrai qu'on peut trouver pas mal de lourdeur lorsqu'on ingurgite d'une seule traite "La légende des siècles", et que dire des créations de l'Oulipo et de leurs principes mathématiques, mais je dirais que la poésie n'a sans doute pas pour vocation d'être "avalée" comme un roman! Ce qui est certain, c'est qu'on identifie au premier coup d'œil un vers de Hugo, de Baudelaire, de Rimbaud, de Prévert, tant ils portent la marque, le "style" de l'auteur.
Une phrase musicale de Mozart est immédiatement reconnue. Quant à Glass, c'est encore plus facile! Pourtant, je vais vous dire, Mozart à forte dose me fait prodigieusement ch…, alors que je pourrais écouter du Beethoven, du Bach et même du Glass pendant des heures sans jamais me lasser…
Et pourtant, c'est toujurs de l'art, et même du grand art. Alors ?
a.k.a. "Billy ze bide"…
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vinylman
Pour l'uvrette ultime
Inscrit(e) depuis le 17/06/2003
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Re: Crap art : une alternative au flash-mob ?
Le 11-01-2004 à 13:14:52
Pour moi ce thread sera MA révélation 2004. En effet, non sans une vive émotion, je viens de découvrir que j'étais un artiste et que tous les jours je créais sans le savoir.
Simplement, c'est de l'art éphèmère car immédiatement après je tire la chasse.
{édité}
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cosmogol999
Emile Mouinzin
Inscrit(e) depuis le 14/03/2003
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Re: Crap art : une alternative au flash-mob ?
Le 11-01-2004 à 22:30:17
Maguiguee, je ne pense pas que le but ultime du "crap art" soit de fabriquer de bons écrivains. La transmutation de la merde en or, c'est encore une utopie ! (Sauf dans l'esprit de Salvador DalÃ, fou de génie qui appréciait particulièrement ce genre de rapprochement auri-fécaux.)
Le principe du "crap art" semble vous horrifier, mais sachez qu'en septembre 2003, 663 romans ont été publiés en France pour la première fois (source : Politis). Avec un grave désavantage : les nouveaux courants, les auteurs un peu trop innovants, sont écrasés sous le poids de best-sellers souvent insignifiants ("confessions" de stars, enquêtes graveleuses, tables astrologiques…) Sans compter la censure qu'exercent les éditeurs, en imposant consciemment ou inconsciemment leurs goûts aux lecteurs…
Le "crap art" a, lui, deux avantages décisifs : la spontanéité d'une part, et d'autre part la démocratisation du statut d'artiste. Vous voulez écrire un roman sur Internet ? Allez-y, ne vous gênez pas ! Les gens le trouvent raté ? Pas grave ! Ce qui compte vraiment, c'est d'avoir créé quelque chose.
Je ne comprends vraiment pas pourquoi vous méprisez autant le "crap art". Comment peut-on être fervent auditeur de B&M et ne pas faire preuve d'un minimum de bienveillance envers ce mouvement ? Vous rendez-vous compte que si l'on ne devait produire que des chefs-d'Å“uvre (et encore, en petite quantité), que si seuls les génies (ou supposés tels) devaient être qualifiés d'artistes, jamais Farinet, Daphnièle, JFM, Pit & Rik… ne nous auraient gratifié de leurs créations ?
Bien sûr qu'ils chantent faux. Bien sûr que leurs arrangements sont minables. Bien sûr que leurs vers sont boiteux. Méritent-ils pour autant votre mépris et vos railleries ? Non, évidemment ! Au contraire, ils ont eu le bon sens de ne pas trop se prendre au sérieux. Si ça marche, tant mieux, si ça ne marche pas on essaye autre chose. Et vogue le navire !
{édité}
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Tryph
Homoncule
Inscrit(e) depuis le 19/01/2003
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Re: Crap art : une alternative au flash-mob ?
Le 11-01-2004 à 23:08:52
Tryphol est d'accord avec Sprout, pour une fois, ça c'est incroyable.
Et l'homoncule jubile.
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Le Chibouk
Village Pimple
Inscrit(e) depuis le 15/12/2003
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Re: Crap art : une alternative au flash-mob ?
Le 12-01-2004 à 13:30:31
De toute facon, parfois, la limite entre crap-art et "vrai" art n'est pas si claire! Il n'y a qu'Ã voir dans la peinture.
Il y a dix ans environ, L'Echo des Savanes a monté une expo de peinture bidon, luxueux dossier de presse, par un faux artiste lituanien. Le peintre était incarné par Skyman, qui a joué pendant 2 heures au peintre génial lituanien cinglé revenu du goulag. Les peintures représentaient des bites, peintes dans une ambiance de fou-rire (photos à l'appui), 30 toiles peintes en 2 heures. Et cela a parfaitement marché, à tel point que feu Infomatin a chroniqué l'expo et que France 2 et ses cameras se sont pointées, et qu'un courtier international du marché de l'art a voulu organiser des expos à Milan.
5 cœurs pour Elvire.
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Snark Hunter
Rick Divers
Inscrit depuis le 21/09/2003
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Re: Crap art : une alternative au flash-mob ?
Le 12-01-2004 à 13:36:33
Décidément, Boronali fera toujours des ému…lets!!!
a.k.a. "Billy ze bide"…
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JF_maniac
Dépendant(e)
Inscrit(e) depuis le 05/11/2002
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Re: Crap art : une alternative au flash-mob ?
Le 12-01-2004 à 14:05:58
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CrocNote
Intoxiqué(e)
Inscrit(e) depuis le 29/12/2003
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Re: Crap art : une alternative au flash-mob ?
Le 12-01-2004 à 15:36:26
A non le Michael Jackson en porcelaine ou la tasse en peau de phoque, ce n'est pas de l'art!
Ceci dit, me suis bien marre sur ce site
Croquez moi ca!
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CrocNote
Intoxiqué(e)
Inscrit(e) depuis le 29/12/2003
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Re: Crap art : une alternative au flash-mob ?
Le 12-01-2004 à 16:13:45
Et j'ajouterai :
L'œuvre d'art n'est pas le reflet, l'image du monde; mais elle est à l'image du monde. (Ionesco)
Toute œuvre d'art survivante est amputée, et d'abord de son temps. (Malraux)
Croquez moi ca!
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Tryph
Homoncule
Inscrit(e) depuis le 19/01/2003
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Re: Crap art : une alternative au flash-mob ?
Le 12-01-2004 à 17:22:40
C'est vrai qu'il ne manquait plus que deux citations inconsistantes {édité}. Clap clap clap!
Allez, c'est quoi l'art? vite vite!!!!
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CrocNote
Intoxiqué(e)
Inscrit(e) depuis le 29/12/2003
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Re: Crap art : une alternative au flash-mob ?
Le 12-01-2004 à 18:37:51
{édité}Ce sont des aphorismes de VRAIS artistes.
C'est vrai qu'on peut preferer Jean-Claude Vandamme : "Je crois au moment. S'il n'y a pas le moment, à ce moment-là , il faut arriver à ce moment-là , au moment qu'on veut."
Croquez moi ca!
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