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Clickelnet à 10h50
pendant The producer tittle (chanson censurée)
Bonjour mes gins, bonjour tertous !
Excellent jeudi fait-rien de l'Appel à Tarte caniculaire. Ch'est du tout bon, cha.
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Kongsbreen à 03h38
pendant Taxi de nuit
Un grand plaisir de retrouver ce titre de Guy Marchand.
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FlyingSushi à 22h55
pendant Mon café russe
Un bien joli pavé ma foi.
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Trocol Harum à 22h46
pendant Demain, il sera trop tard
La véritable histoire de la pelle du 18 juin.
Si la pelle du 18 juin faite par un certain De Gaulle, Charles un placier qui travaillait au restaurant de l'Etoile à Paris, est entré dans l'histoire, le nom de sa partenaire est resté ignoré du grand public. Mais ce n'était qu'un début, car la vraie, l'unique pelle historique est celle du 14 juin 1942, même si quelques années plus tard, en 1976, certains illuminés tenteront d'en reprendre le mégot.
Son origine remonte à la guerre de Quatorze, la Grande ou la Der des Ders, lorsqu'un certain Gérard, que l'on surnommait Lenorman, sans D, allez savoir pourquoi, fut appelé sous les drapeaux.
Le brave Gérard, un peu benêt, enrhumé chronique et complètement myope, se retrouva sur le front du côté, non de chez Swann, mais plus à l'Est vers Verdun.
Au retour d'une énième tentative de percement des lignes ennemies, Gérard perdit de vue ses camarades et il erra de tranchées en tranchées jusqu'à ce que, d'épuisement, il s'endorme. Un beau jour ou peut-être une nuit, près d'une flaque de boue, il s'était endormi, quand soudain, semblant crever le ciel, et venant de nulle part, surgit un éléphant rose. Il faut dire qu'avant l'assaut, Gérard et ses copains avaient passé quelques heures dans un cabaret où deux célébrités alors quasi inconnues, Lama et Delon, servaient à boire aux soldats qui remontaient vers le front.
Gérard ouvrit les yeux et s'aperçut que l'abus d'absinthe avait colorié l'éléphant volant en rose alors qu'il était tout simplement vert-de-gris. Comme quoi l'alcool vous fait croire des choses quand même, un éléphant volant rose ! Tout le monde sait bien qu'ils sont vert-de-gris. Lentement, les ailes déployées, lentement, il le vit tournoyer. Près de lui, dans un bruissement d'ailes, comme tombé du ciel, l'éléphant vint se poser. De sa grosse patte, il a touché sa joue, dans sa main, il a glissé son cou.
Gérard se rendit alors compte qu'il tenait dans ses bras une imposante dame blonde, ce qui n'avait rien d'étonnant en soi, car il se trouvait sur le chemin des Dames. Cette matrone, c'était Gretel, une cantinière allemande, que tout le monde, enfin du côté allemand, surnommait la Grosse Bertha. Comme elle souffrait de flatulences chroniques, les officiers allemands la plaçaient, lorsque le vent soufflait vers les positions françaises à la limite de celles-ci. Très respectée, car elle était la première arme chimique, elle se sentait toutefois bien seule.
Le couple nouvellement formé s'étendit sur les pelisses mélangées, bleu, garance et vert-de-gris. Gretel parla de son enfance, de son père bucheron, des promenades dans la forêt avec son frère Hansel, de la maison en pain d'épice et de la vielle femme qui mangea son frère. Gérard lui raconta la Normandie, les vaches rousses, blanches et noires sur lesquelles tombe la pluie, et les cerisiers blancs made in Normandie. Une mare avec des canards, des pommiers dans la prairie et le bon cidre doux made in Normandie, les œufs made in Normandie, les bœufs made in Normandie, un p'tit village plein d'amis. Et puis les filles aux joues rouges qui donnent aux hommes de là -bas, qui donnent aux hommes de l'amour, l'amour made in Normandie.
Mais l'aube approchait, Gretel ne voulait plus quitter Gérard, mais comment faire, ils étaient comme un petit poisson, un petit oiseau. Ils s'aimaient d'amour tendre, mais comment s'y prendre quand sur le chemin des Dames, l'une est Allemande et l'autre Français.
Gretel eu une idée, elle déshabilla rapidement un soldat allemand dont le cadavre pourrissait dans le coin, en vêtit Gérard et lui dit, qu'il s'appellerait Hans et que désormais il devrait répondre simplement Jawohl dès qu'un officier l'appellerait. Elle remit notre nouvel Hans, anciennement Gérard, du bon côté, enfin de son nouveau bon côté, et regagna sa position. Ils devaient se retrouver au même endroit au milieu de la nuit prochaine.
La journée se passa bien pour notre nouvel Hans mais le soir arrivant un drame se préparait dans le brouillard qui peu à peu recouvrait les tranchées.
A l'heure de l'apéro, les soldats français avaient inventé un nouveau jeu. Ils se mettaient en position de tir face aux tranchées allemandes. L'un d'eux criait alors Hans. Cela ne manquait jamais, du côté allemand, une tête se levait dans la brume criant Jawohl et un Français tirait. Le gagnant remporte alors un quignon de pain moisi. Et ce soir-là , lorsque l'ancien Gérard entendit crier Hans, fidèle aux consignes données par Gretel, il se leva et cria Jawohl. Quelques instants plus tard, un soldat, jeune, bouche ouverte, tête nue, et la nuque baignant dans la pourriture de la tranchée, dormait, il était étendu dans la boue. Il dormait sous la lune, la main sur sa poitrine, tranquille. Il avait un trou rouge au milieu du front.
Inconsolable, Gretel, la grosse Berta, fût rapatriée en Allemagne. Elle ignorait encore qu'elle ramenait un polichinelle dans l'tiroir, une brioche dans le four quoi.
Un bébé naquit à Leidenstadt auquel Gretel, dont le nom de famille était Stange, donna le prénom de Charles.
Les années passèrent…
Charles, passionné de pêche à la ligne, était devenu un homme de bonne taille au point que ses copains le surnommaient, Doppelt Stange, pour souligner à la fois sa passion et sa grande taille. Charles qui, en souvenir de son père, qu'il n'avait pas connu, avait appris le français et qui ne rêvait que de revoir sa Normandie, préférait qu'on l'appelle Charles Double Gaulle.
Les années passèrent encore….
Charles, en l'honneur de son père soldat, s'engageât dans la Wehrmacht. Il se rêvait cuirassier chevauchant un grand cheval noir et chargeant dans l'aube blanche d'un petit matin, sa cuirasse étincelant sous les premiers rayons du soleil et le sabre brandi à bout de bras fracassant les cranes ennemis. Las, il se retrouva au guidon d'une Zündapp avec, dans le side-car à son côté, son copain Hans (Hans était toujours un prénom très répandu dans l'armée allemande) qui veillait sur le fusil-mitrailleur.
Et puis ce fut la guerre, l'attente longue, fastidieuse, et soudain, le Blitzkrieg. A toute allure, la traversée des Ardennes, puis celle du Nord-Est et l'arrivée à Paris. Charles Double Gaulle et son camarade Hans ne rencontrèrent même aucun soldat français, tous partis rapidement. Tout au plus, Hans pu s'amuser à tirer quelques balles sur des civils apeurés qui s'enfuyaient devant l'armée allemande mais s'étaient fait rattraper sur la route par la patrouille tout aussi allemande.
Au loin de l'autre côté de la Manche, un 18 juin, un presque homonyme, lança un appel, mais Charles Double Gaulle, au guidon de sa moto, le vent sifflant dans ses oreilles, ne l'entendit pas.
Et ce furent les années heureuses de l'occupation, n'oublions pas que Charles était allemand. Et qu'il était né en 15 à Leidenstadt, sur les ruines d'un champ de bataille. Était-il meilleur ou pire que ces gens, puisqu'il était allemand ? Bercé d'humiliation, de haine et d'ignorance, nourri de rêves de revanche, a-t-il été de ces improbables consciences, larmes au milieu d'un torrent ? Ben non, lui qui avait rêvé de chevauchées fantastiques dans les steppes de Russie ou, avec Rommel, dans le désert de Lybie, il occupait Charenton. Sa seule consolation, lors de ses perms, taquiner le goujon sur les bords de Seine.
Les années passèrent, encore et encore … (C'est fou ce qu'elles passent les années !)
Et cette pelle alors ? Elle arrive, elle arrive.
Et arriva l'été 42, Charles s'ennuyait ferme en ce beau mois de juin. Alors qu'il revenait de la pêche et marchait dans Charenton, un beau matin, une belle jeune fille rousse lui tomba dans les bras au détour d'un coin de rue. Un homme la poursuivait, que Charles mit rapidement en déroute. Il vit en s'enfuyant que l'homme portait un blouson avec floqué sur le dos l'inscription « GESTA » et en dessous « piste ». Il s'agissait d'un mauvais garçon nommé Lacombe, Lucien, qui travaillait comme garçon de piste au cirque GESTA installé sur la pelouse de Reuilly, ses copains le surnommant Lucien le Gestapiste comme son blouson. La jeune femme, qui se nommait, France, Aimée, Victoire, Désirée Horn, expliqua qu'elle travaillait comme caissière dans le même cirque que Lucien. On l'appelait d'ailleurs le Grand Cirque car il était dirigé par Pierre Clostermann, un ancien aviateur. Lucien la poursuivait de ses avances, soupçonnant qu'elle fût un peu juive et eu dû porter l'étoile jaune.
France craignait que Lucien ne revienne avec sa bande, enfin son copain Renaud car Pierrot avait eu les deux jambes écrasées dans un accident de moto, Riton avait pris une balle dans le buffet et un autre, dont on a oublié le nom, pourrissait à la santé pour avoir craché sur un greffier. Charles émerveillé par la longue chevelure de feu de France, proposa de la raccompagner.
France l'entraîna en courant le long des ruelles de Charenton, et prit un raccourci en traversant l'usine abandonnée des Beaux Bretzels de Charenton, la BBC. Ils arrivèrent dans l'ancien bureau du chef d'équipe, avec un pupitre au-dessus duquel un micro, qui servait à transmettre les ordres à l'atelier, pendait du plafond. France heurta l'écritoire, et tomba dans les bras de Charles. Comme dans un autre temps, une autre guerre entre Gérard et Gretel, ce fut le coup de foudre entre France et Charles.
Un long baiser les unis, en ce 18 juin, sous le vieux micro de la BBC. Ce fut la pelle du 18 juin. La vraie, la seule, l'unique. La grande galoche, le monstrueux patin, un suçage de caillou comme jamais vu, un roulage de calot d'anthologie.
Quelques années plus tard, un certain Robert Doisneau, voulu immortaliser la scène et il revint sur les lieux avec deux acteurs, mais l'éclairage n'étant pas bon, il se transporta à l'air libre et la fameuse photo qui devait se nommer « La pelle sous le micro de la BBC » fut renommée « Le baiser de l'Hôtel de Ville ».
Que devinrent Charles Double Gaulle et France, Aimée, Victoire, Désirée Horn ? Leurs destins furent tragiques.
Le 16 juillet 1942 au matin, Lucien le gestapiste, se rendit chez France pour se saisir de son corps. Elle parvint à s'enfuir par les caves et à sauter dans un taxi. Elle demanda au chauffeur de la conduire rapidement chez sa tante, qui habitait dans le XVème, et au domicile de laquelle elle comptait se cacher. Arrivé rue Nélaton, le chauffeur fut surpris par un tas inhabituel de bus qui déversaient des passagers devant le Vel d'Hiv à cette heure incongrue. Il freina, le véhicule se déporta et heurta le mur du Vel d'Hiv, son gazogène s'embrasant instantanément. Une petite fumée blanche qui montait vers le ciel fut la toute dernière trace de France.
Quant à Charles, désespéré, il demanda une affectation au front. Il fut envoyé en Libye, en Italie, puis au fur et à mesure des défaites, mais à son grand bonheur, affecté en Normandie où il arriva en chantant où il arriva en parodiant une chanson de Frédéric Berat, « J'ai fait le désert de Libye, dans une jolie voiture blindée, et sous le ciel de l'Italie, j'ai visité tous les musées, mais en traversant ces patries, je me disais, aucun séjour n'est plus beau que la Normandie. C'est un pays où je reviens toujours, c'est un beau rêve qui me hante, et qui hantait mon père aussi (mon cher monsieur). Dans cette campagne charmante, je voudrais avoir un logis, un vieux blockhaus pour la famille que j'aurais eu avec France. » Plus tard, un groupe de chanteurs reprendra à la fois la chanson et pour, ne plus avoir de Problèmes, utilisera aussi le nom des Charlots. Un hommage à Charles ?
En mai 1940, Charles fut affecté dans un blockhaus, à la pointe du Hoc où il passa quelques jours tranquilles, se remettant même à la pêche. Un matin de juin, alors qu'il partait avec ses deux gaules, il sortit en croisant à la ferme voisine Julien qui préparait le troupeau, dans la cuisine, Marie-Martine qui venait d'allumer les fourneaux et la vieille Louise qui était assise, elle, réchauffait ses pauvres mains.
Quand soudain se tournant vers la mer, il aperçut dans l'aube sale (dans les récits allemands, l'aube du 6 juin est toujours sale, alors que dans les récits américains, elle est radieuse), au loin, les Américains. Ils sont tombés du ciel, comme s'ils avaient des ailes. Ils apportaient un air de liberté. Ils venaient de Virginie, d'Oklahoma, du Tennessee, le jour le plus long les attendait ici.
Charles, abandonnant ses deux gaules, se précipita vers le blockhaus hurlant, « Sie Komen ! ». Les premiers obus tombèrent, Charles Deux Gaulle fut enveloppé de flammes. Une petite fumée blanche qui montait vers le ciel fut la dernière trace de Charles Doppelt Stange. Si quelqu'un avait bien observé à ce moment, il aurait remarqué que la petite fumée en avait rejoint une autre surgie de nulle part. Charles et France étaient à nouveau réunis montant vers le soleil dans les éclairs des explosions. C'est beau hein !
Emprunts :
« Hansel et Gretel », conte des frères Grimm ;
« Made in Normandie », chanson de Stone & Charden ;
« Le dormeur du Val », sonnet d'Arthur Rimbaud ;
« Lacombe, Lucien », film de Louis Malle avec Aurore Clément (France Horn) et Pierre Blaise (Lucien Lacombe) ;
« Né en 17 à Leidenstadt », chanson de Jean-Jacques Goldman ;
« La bande à Lucien », chanson de Renaud ;
« Le grand cirque », livre de Pierre Clostermann ;
« Le baiser de l'Hôtel de Ville », photographie de Robert Doisneau ;
« J'irais revoir la Normandie », chanson des Charlots (ex Problèmes) et parodie de la chanson de Frédéric Bérat, « Ma Normandie » ;
« Jour J » chanson de Jean-Pax Mefret ;
« Sie komen ! », livre de Paul Carell ;
« La fumée blanche », prêtée par le Pape (doit être rendue à sa mort, son successeur en aura besoin).
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Claude Bukowski à 20h48
pendant Gros chagrin
Comme le savant fou français, grosse tristesse d'avoir perdu le maître d'armes. J'aimais beaucoup son personnage dans Kaamelott, à la fois totalement irrévérencieux, et fidèle jusqu'à la mort.
En plus il avait une belle gueule !
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Flaming Youth à 19h58
pendant Tiphaine
Salut les bidonautes.
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Stéphane à 13h34
pendant Ca gonfle pour moi
Non
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Forum : Bla bla
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Messages |
jenorme
Psychopathe
Inscrit depuis le 17/03/2003
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Liste : bandes dessinées
Le 12-08-2003 à 16:49:19
Quelles sont vos BD préférées ? Moi c'est :
Thorgal
Blake et Mortimer
Mafalda
Tintin
Gai-Luron
Blueberry…
A vous…
force et honneur
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stef_marti
Caramel mou
Inscrit(e) depuis le 01/04/2003
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Re: bandes dessinées
Le 12-08-2003 à 16:56:53
Mes grandes préférences:
Tintin
Black & Mortimer
XIII
Asterix & Obelix (periode Goscinny)
Lanfeust
Le Chat
Lucien
Les Dingodossiers/Rubrique-Ã -brac
Les irremplaçables:
Pim Pam Poum
Les Tristus et Les Rigolus
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kijkeens
Palomo blanco
Inscrit depuis le 03/07/2003
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Re: bandes dessinées
Le 12-08-2003 à 17:00:32
en parlant de bd j'ai un très très vague souvenir d'un gros album qu'il y avait chez ma grand mère quand j'etais tout petit petit sur la couverture me semble t il il yavait une petite fille allongée dans l'herbe qui adorait theophile gauthier ou qqchose comme ça il me semble que ça s'appelait djinn's ça dit qqchose à qqun?? il me semble qu'il y avait tif et tondu dedans
A chacun son tour de pédaler et fais le bien dans la montée, dans la descente je conduirai….
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jenorme
Psychopathe
Inscrit depuis le 17/03/2003
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Re: bandes dessinées
Le 12-08-2003 à 17:08:25
Et aussi : Little Nemo in Slumberland…
Petite fille allongee dans l herbe ? a l ombre des jeunes filles en fleurs de Proust…
Theophile Gautier ? Emaux et Camees, le Capitaine Fracasse (plus un gilet rouge a la premiere d Hernani)
Djinn's : Victor Hugo :
Murs, ville
Et port,
Asile
De mort,
Mer grise
Où brise
La brise
Tout dort.
Dans la plaine
Naît un bruit.
C'est l'haleine
De la nuit.
Elle brame
Comme une âme
Qu'une flamme
Toujours suit.
La voix plus haute
Semble un grelot.
D'un nain qui saute
C'est le galop.
Il fuit, s'élance,
Puis en cadence
Sur un pied danse
Au bout d'un flot.
La rumeur approche,
L'écho la redit.
C'est comme la cloche
D'un couvent maudit,
Comme un bruit de foule
Qui tonne et qui roule
Et tantôt s'écroule
Et tantôt grandit.
Dieu! La voix sépulcrale
Des Djinns!… - Quel bruit ils font!
Fuyons sous la spirale
De l'escalier profond!
Déjà s'éteint ma lampe,
Et l'ombre de la rampe..
Qui le long du mur rampe,
Monte jusqu'au plafond.
C'est l'essaim des Djinns qui passe,
Et tourbillonne en sifflant.
Les ifs, que leur vol fracasse,
Craquent comme un pin brûlant.
Leur troupeau lourd et rapide,
Volant dans l'espace vide,
Semble un nuage livide
Qui porte un éclair au flanc.
Ils sont tout près! - Tenons fermée
Cette salle ou nous les narguons
Quel bruit dehors! Hideuse armée
De vampires et de dragons!
La poutre du toit descellée
Ploie ainsi qu'une herbe mouillée,
Et la vieille porte rouillée,
Tremble, à déraciner ses gonds.
Cris de l'enfer! voix qui hurle et qui pleure!
L'horrible essaim, poussé par l'aquillon,
Sans doute, o ciel! s'abat sur ma demeure.
Le mur fléchit sous le noir bataillon.
La maison crie et chancelle penchée,
Et l'on dirait que, du sol arrachée,
Ainsi qu'il chasse une feuille séchée,
Le vent la roule avec leur tourbillon!
Prophète! Si ta main me sauve
De ces impurs démons des soirs,
J'irai prosterner mon front chauve
Devant tes sacrés encensoirs!
Fais que sur ces portes fidèles
Meure leur souffle d'étincelles,
Et qu'en vain l'ongle de leurs ailes
Grince et crie à ces vitraux noirs!
Ils sont passés! - Leur cohorte
S'envole et fuit, et leurs pieds
Cessent de battre ma porte
De leurs coups multipliés.
L'air est plein d'un bruit de chaînes,
Et dans les forêts prochaines
Frissonnent tous les grands chênes,
Sous leur vol de feu pliés!
De leurs ailes lointaines
Le battement décroît.
Si confus dans les plaines,
Si faible, que l'on croit
Ouïr la sauterelle
Crier d'une voix grêle
Ou pétiller la grêle
Sur le plomb d'un vieux toit.
D'étranges syllabes
Nous viennent encor.
Ainsi, des Arabes
Quand sonne le cor,
Un chant sur la grève
Par instants s'élève,
Et l'enfant qui rêve
Fait des rêves d'or.
Les Djinns funèbres,
Fils du trépas,
Dans les ténèbres
Pressent leur pas;
Leur essaim gronde;
Ainsi, profonde,
Murmure une onde
Qu'on ne voit pas.
Ce bruit vague
Qui s'endort,
C'est la vague
Sur le bord;
C'est la plainte
Presque éteinte
D'une sainte
Pour un mort.
On doute
La nuit…
J'écoute: -
Tout fuit,
Tout passe;
L'espace
Efface
Le bruit.
Heu désolé ca répond pas a ta question…
force et honneur
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roudou59
Accro
Inscrit(e) depuis le 06/08/2003
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Re: bandes dessinées
Le 12-08-2003 à 17:22:14
Sans oublié Goetlib avec rubrique à brac.
eh bin ! c'est du propre tout ça !
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JohnD
Dépendant(e)
Inscrit(e) depuis le 06/08/2003
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Re: bandes dessinées
Le 12-08-2003 à 17:50:42
Ti teuf
Joe Bar Team
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Mgr. Père de Couye
Psychopathe
Inscrit depuis le 13/01/2003
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Re: bandes dessinées
Le 12-08-2003 à 17:54:07
Et Reiser, Edica…
-Fonzie, J'ai un problème.
-T'en as même un deuxieme.
-Pourquoi?
-J'en ai rien à foutre du premier!
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Candy
Accro
Inscrit(e) depuis le 01/03/2001
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Re: bandes dessinées
Le 12-08-2003 à 17:59:20
Et Calvin et Hobbes
Et Litteul Kevin de Coyote….
…..raton…… (je sais, c'est très bête…)
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stef_marti
Caramel mou
Inscrit(e) depuis le 01/04/2003
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Re: bandes dessinées
Le 13-08-2003 à 08:21:18
J'ai fait un oubli de taille: Gaston Lagaffe!
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Curieuzeneuze
Sans espoir
Inscrit depuis le 07/05/2001
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Re: bandes dessinées
Le 13-08-2003 à 08:55:31
Rien ne vaudra jamais la bonne vieille BD belge avec de bons scénarios et des dessinateurs de talent. Ceux-là au moins je les relis toujours… ;o)
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davidr
Psychopathe
Inscrit depuis le 04/11/2002
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Re: bandes dessinées
Le 13-08-2003 à 18:49:55
Pour moi, c'est
-Tintin
-Aria
-XIII
-Gaston Lagaffe
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c_perdu
Fine langue
Inscrit(e) depuis le 01/01/2003
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Re: bandes dessinées
Le 13-08-2003 à 19:04:00
idées noires de Franquin.
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trolli
Intoxiqué(e)
Inscrit(e) depuis le 07/04/2003
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Re: bandes dessinées
Le 13-08-2003 à 20:33:44
Les premiers albus d'Edika, Le Chat de Geluck (ils sont forts, ces belges!), Bananes Metalliques…
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Suzanne_A
Troll officiel
Inscrit(e) depuis le début
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Re: bandes dessinées
Le 13-08-2003 à 21:32:41
La Comédie Humaine, de Balzac. Très vite lu quand on se contente des images. Un peu encombrant quand même.
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lenainpoilu
Psychopathe
Inscrit depuis le 15/05/2002
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Re: bandes dessinées
Le 13-08-2003 à 23:29:49
le plan de montage de ma mezzanine Ikea
la lettre de la nation
j'arrète d'écrire des contributions sans intérêt jusqu'au 23/08……
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Suzanne_A
Troll officiel
Inscrit(e) depuis le début
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Re: bandes dessinées
Le 13-08-2003 à 23:34:57
Le programme électoral de Bayrou (peu d'intérêt pour les plus de 5 ans, cela dit…)
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saperlipopette
Francophonissime
Inscrit depuis le 31/03/2003
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Re: bandes dessinées
Le 15-08-2003 à 15:44:17
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doudoucoincoin
Où es-tu mon petit anas ?
Inscrit depuis le 18/09/2002
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Re: bandes dessinées
Le 15-08-2003 à 21:40:56
Charlie Schlingo forever.
Au programme de l'émission n°2 de L'Arche bidesque et de bien d'autres.
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djkaput
Sans espoir
Inscrit(e) depuis le 30/05/2003
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Re: bandes dessinées
Le 15-08-2003 à 21:47:53
Tiens, d'ailleurs, quelqu'un saurait-il si le concept appelé "Strips" existe toujours?
Il y a a peu pres 3 ou 4 ans (voire plus, moi et les dates hein..), une bande de joyeux drilles dont Schlingo justement (et lefred-thouron, blanquet, muzo,etc..) collaboraient a un hebdo, papier journal, compose uniquement de strips donc, 3 cases, 5 max… Mais ce concept n'etant pas vraiment au gout europeen, c'est tombe a l'eau au bout d'un an a peu pres je crois. A Angouleme, Schlingo lui meme m'avait dit que ca avait de grandes chances de repartir, mais ca fait.. humf.. longtemps.
pas vraiment sucette, et j'aimerai bien savoir oui..
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eric1871
Et ta dame
Inscrit depuis le 23/07/2003
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Re: bandes dessinées
Le 15-08-2003 à 22:09:43
ce journal a fait faillite au bout de quelques numéros… (j'les ai pas tous :-( il me manque au moins le 1 et le 2) en 1996…
PS : vive Larcenet (et Blutch aussi)
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Mgr. Père de Couye
Psychopathe
Inscrit depuis le 13/01/2003
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Re: bandes dessinées
Le 15-08-2003 à 22:27:35
Il y eut aussi une BD trash sympa qui s'appelait "la bite à Urbain" et qui avait fait fureur à la fin des 80's (dans fluides je crois), je me souviens plus du nom du dessinateur …
-Fonzie, J'ai un problème.
-T'en as même un deuxieme.
-Pourquoi?
-J'en ai rien à foutre du premier!
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doudoucoincoin
Où es-tu mon petit anas ?
Inscrit depuis le 18/09/2002
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Re: bandes dessinées
Le 15-08-2003 à 22:54:36
C'était Tronchet, le dessinateur de Jean-Claude Tergal.
Et de Raymond Calbuth.
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djkaput
Sans espoir
Inscrit(e) depuis le 30/05/2003
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Re: bandes dessinées
Le 15-08-2003 à 22:56:09
Monseigneur, c'est Tronchet.
et eric: 96.. arg ca fait mal, je me crois toujours en l'an 2000 ma parole. Je les ai tous, si mes parents n'ont pas tout foutu en l'air le jour ou je suis parti.
toute ma chambre ne tenait pas dans mes 2 valises :(
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djkaput
Sans espoir
Inscrit(e) depuis le 30/05/2003
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Re: bandes dessinées
Le 15-08-2003 à 22:57:42
ben voila, a vouloir taper mon post d'une main et boire ma lemonade de l'autre, je me fait plumer par le canard :)
djkaput
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eric1871
Et ta dame
Inscrit depuis le 23/07/2003
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Re: bandes dessinées
Le 15-08-2003 à 22:58:19
bah suis pas collectionneur moi, j'en ai que quelques centaines des BD
ps : vive Tronchet
"Prendre un avion, prendre le train,
Prendre ta main ou bien un bain
Mais partir"
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bubulubis
Asile
Inscrit(e) depuis le 20/11/2002
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Re: bandes dessinées
Le 15-08-2003 à 23:20:00
Djkaput : J'ai les 1er numéros et je regrette comme toi la disparition de l'excellent Strips….Pour l'instant ça n'a pas l'air de reparaitre mais si ça devait etre le cas un jour, je compte sur les bidonautes pour nous prévenir…En attendant, on peut toujours se mettre sous la dent Bodoï , Ferraille illustré ou Fouloude Gloziole (le cousin sage de Psikopat).
On ne compte plus le nombre de publications qui se sont arretées comme Pavillon Rouge cet été (sans parler des ephemeres comme Yeti).
Pour les nostalgiques de BD USA Magazine on peut retrouver la plupart des histoires en album chez Glénat ; c'est souvent bradé aux Puces quand on n'a pas la chance de les trouver neufs dans les boutiques specialisées (citons par exemple Album chez qui on trouve aussi des Comics).
Enfin recommandons a ceux qui n'auraient rien compris a ce thread ce numéro hors-serie de Beaux Art Magazineconsacré à la bande dessinee, paru cette année
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eric1871
Et ta dame
Inscrit depuis le 23/07/2003
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Re: bandes dessinées
Le 15-08-2003 à 23:21:32
Vive Carali j'l'ai pas dit ?
"Prendre un avion, prendre le train,
Prendre ta main ou bien un bain
Mais partir"
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poupina
Accro
Inscrit(e) depuis le 15/02/2003
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Re: bandes dessinées
Le 15-08-2003 à 23:32:31
Moi, c'est une bonne dose de Boul & Bill, ainsi que les Schtroumpfs, eh oui, chacun son truc.
Message édité : tout en capitales.
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djkaput
Sans espoir
Inscrit(e) depuis le 30/05/2003
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Re: bandes dessinées
Le 15-08-2003 à 23:57:16
Bubu, mes contacts m'ont affirme il y a peu que Ferraille etait bel et bien menacé de banqueroute (encore!), et que la survie de ce magasine est mince mince.. Je me joins a toi et m'attriste de ces disparitions, le zine papier va mal ma bonne dame eet oui.
Pour celles et ceux qui ont envie de decouvrir autre chose que tintin et boule et bill, je ne saurai trop vous suggerez de parcourir tous les liens bd d' un bon pote a moi, rien que pour commencer, et surtout achetez et sauvez les petits magazines independants, si vous ne voulez pas que la bande dessinee devienne comme l'industrie du cinema, merci.
a moins que cela soit trop tard.
— apparemment, madame caps lock n'a pas resolu son probleme. :)
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Sirop_de_Lapin
Dépendant(e)
Inscrit(e) depuis le 30/07/2003
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Re: bandes dessinées
Le 16-08-2003 à 05:56:45
Le Chat, Astérix (je me gourre ou personne n'a dit Astérix encore?), Kid Paddle… Sœur Marie-Thérèse aussi, j'aime bien.
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