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La véritable histoire de la pelle du 18 juin.
Si la pelle du 18 juin faite par un certain De Gaulle, Charles un placier qui travaillait au restaurant de l'Etoile à Paris, est entré dans l'histoire, le nom de sa partenaire est resté ignoré du grand public. Mais ce n'était qu'un début, car la vraie, l'unique pelle historique est celle du 14 juin 1942, même si quelques années plus tard, en 1976, certains illuminés tenteront d'en reprendre le mégot.
Son origine remonte à la guerre de Quatorze, la Grande ou la Der des Ders, lorsqu'un certain Gérard, que l'on surnommait Lenorman, sans D, allez savoir pourquoi, fut appelé sous les drapeaux.
Le brave Gérard, un peu benêt, enrhumé chronique et complètement myope, se retrouva sur le front du côté, non de chez Swann, mais plus à l'Est vers Verdun.
Au retour d'une énième tentative de percement des lignes ennemies, Gérard perdit de vue ses camarades et il erra de tranchées en tranchées jusqu'à ce que, d'épuisement, il s'endorme. Un beau jour ou peut-être une nuit, près d'une flaque de boue, il s'était endormi, quand soudain, semblant crever le ciel, et venant de nulle part, surgit un éléphant rose. Il faut dire qu'avant l'assaut, Gérard et ses copains avaient passé quelques heures dans un cabaret où deux célébrités alors quasi inconnues, Lama et Delon, servaient à boire aux soldats qui remontaient vers le front.
Gérard ouvrit les yeux et s'aperçut que l'abus d'absinthe avait colorié l'éléphant volant en rose alors qu'il était tout simplement vert-de-gris. Comme quoi l'alcool vous fait croire des choses quand même, un éléphant volant rose ! Tout le monde sait bien qu'ils sont vert-de-gris. Lentement, les ailes déployées, lentement, il le vit tournoyer. Près de lui, dans un bruissement d'ailes, comme tombé du ciel, l'éléphant vint se poser. De sa grosse patte, il a touché sa joue, dans sa main, il a glissé son cou.
Gérard se rendit alors compte qu'il tenait dans ses bras une imposante dame blonde, ce qui n'avait rien d'étonnant en soi, car il se trouvait sur le chemin des Dames. Cette matrone, c'était Gretel, une cantinière allemande, que tout le monde, enfin du côté allemand, surnommait la Grosse Bertha. Comme elle souffrait de flatulences chroniques, les officiers allemands la plaçaient, lorsque le vent soufflait vers les positions françaises à la limite de celles-ci. Très respectée, car elle était la première arme chimique, elle se sentait toutefois bien seule.
Le couple nouvellement formé s'étendit sur les pelisses mélangées, bleu, garance et vert-de-gris. Gretel parla de son enfance, de son père bucheron, des promenades dans la forêt avec son frère Hansel, de la maison en pain d'épice et de la vielle femme qui mangea son frère. Gérard lui raconta la Normandie, les vaches rousses, blanches et noires sur lesquelles tombe la pluie, et les cerisiers blancs made in Normandie. Une mare avec des canards, des pommiers dans la prairie et le bon cidre doux made in Normandie, les œufs made in Normandie, les bœufs made in Normandie, un p'tit village plein d'amis. Et puis les filles aux joues rouges qui donnent aux hommes de là -bas, qui donnent aux hommes de l'amour, l'amour made in Normandie.
Mais l'aube approchait, Gretel ne voulait plus quitter Gérard, mais comment faire, ils étaient comme un petit poisson, un petit oiseau. Ils s'aimaient d'amour tendre, mais comment s'y prendre quand sur le chemin des Dames, l'une est Allemande et l'autre Français.
Gretel eu une idée, elle déshabilla rapidement un soldat allemand dont le cadavre pourrissait dans le coin, en vêtit Gérard et lui dit, qu'il s'appellerait Hans et que désormais il devrait répondre simplement Jawohl dès qu'un officier l'appellerait. Elle remit notre nouvel Hans, anciennement Gérard, du bon côté, enfin de son nouveau bon côté, et regagna sa position. Ils devaient se retrouver au même endroit au milieu de la nuit prochaine.
La journée se passa bien pour notre nouvel Hans mais le soir arrivant un drame se préparait dans le brouillard qui peu à peu recouvrait les tranchées.
A l'heure de l'apéro, les soldats français avaient inventé un nouveau jeu. Ils se mettaient en position de tir face aux tranchées allemandes. L'un d'eux criait alors Hans. Cela ne manquait jamais, du côté allemand, une tête se levait dans la brume criant Jawohl et un Français tirait. Le gagnant remporte alors un quignon de pain moisi. Et ce soir-là , lorsque l'ancien Gérard entendit crier Hans, fidèle aux consignes données par Gretel, il se leva et cria Jawohl. Quelques instants plus tard, un soldat, jeune, bouche ouverte, tête nue, et la nuque baignant dans la pourriture de la tranchée, dormait, il était étendu dans la boue. Il dormait sous la lune, la main sur sa poitrine, tranquille. Il avait un trou rouge au milieu du front.
Inconsolable, Gretel, la grosse Berta, fût rapatriée en Allemagne. Elle ignorait encore qu'elle ramenait un polichinelle dans l'tiroir, une brioche dans le four quoi.
Un bébé naquit à Leidenstadt auquel Gretel, dont le nom de famille était Stange, donna le prénom de Charles.
Les années passèrent…
Charles, passionné de pêche à la ligne, était devenu un homme de bonne taille au point que ses copains le surnommaient, Doppelt Stange, pour souligner à la fois sa passion et sa grande taille. Charles qui, en souvenir de son père, qu'il n'avait pas connu, avait appris le français et qui ne rêvait que de revoir sa Normandie, préférait qu'on l'appelle Charles Double Gaulle.
Les années passèrent encore….
Charles, en l'honneur de son père soldat, s'engageât dans la Wehrmacht. Il se rêvait cuirassier chevauchant un grand cheval noir et chargeant dans l'aube blanche d'un petit matin, sa cuirasse étincelant sous les premiers rayons du soleil et le sabre brandi à bout de bras fracassant les cranes ennemis. Las, il se retrouva au guidon d'une Zündapp avec, dans le side-car à son côté, son copain Hans (Hans était toujours un prénom très répandu dans l'armée allemande) qui veillait sur le fusil-mitrailleur.
Et puis ce fut la guerre, l'attente longue, fastidieuse, et soudain, le Blitzkrieg. A toute allure, la traversée des Ardennes, puis celle du Nord-Est et l'arrivée à Paris. Charles Double Gaulle et son camarade Hans ne rencontrèrent même aucun soldat français, tous partis rapidement. Tout au plus, Hans pu s'amuser à tirer quelques balles sur des civils apeurés qui s'enfuyaient devant l'armée allemande mais s'étaient fait rattraper sur la route par la patrouille tout aussi allemande.
Au loin de l'autre côté de la Manche, un 18 juin, un presque homonyme, lança un appel, mais Charles Double Gaulle, au guidon de sa moto, le vent sifflant dans ses oreilles, ne l'entendit pas.
Et ce furent les années heureuses de l'occupation, n'oublions pas que Charles était allemand. Et qu'il était né en 15 à Leidenstadt, sur les ruines d'un champ de bataille. Était-il meilleur ou pire que ces gens, puisqu'il était allemand ? Bercé d'humiliation, de haine et d'ignorance, nourri de rêves de revanche, a-t-il été de ces improbables consciences, larmes au milieu d'un torrent ? Ben non, lui qui avait rêvé de chevauchées fantastiques dans les steppes de Russie ou, avec Rommel, dans le désert de Lybie, il occupait Charenton. Sa seule consolation, lors de ses perms, taquiner le goujon sur les bords de Seine.
Les années passèrent, encore et encore … (C'est fou ce qu'elles passent les années !)
Et cette pelle alors ? Elle arrive, elle arrive.
Et arriva l'été 42, Charles s'ennuyait ferme en ce beau mois de juin. Alors qu'il revenait de la pêche et marchait dans Charenton, un beau matin, une belle jeune fille rousse lui tomba dans les bras au détour d'un coin de rue. Un homme la poursuivait, que Charles mit rapidement en déroute. Il vit en s'enfuyant que l'homme portait un blouson avec floqué sur le dos l'inscription « GESTA » et en dessous « piste ». Il s'agissait d'un mauvais garçon nommé Lacombe, Lucien, qui travaillait comme garçon de piste au cirque GESTA installé sur la pelouse de Reuilly, ses copains le surnommant Lucien le Gestapiste comme son blouson. La jeune femme, qui se nommait, France, Aimée, Victoire, Désirée Horn, expliqua qu'elle travaillait comme caissière dans le même cirque que Lucien. On l'appelait d'ailleurs le Grand Cirque car il était dirigé par Pierre Clostermann, un ancien aviateur. Lucien la poursuivait de ses avances, soupçonnant qu'elle fût un peu juive et eu dû porter l'étoile jaune.
France craignait que Lucien ne revienne avec sa bande, enfin son copain Renaud car Pierrot avait eu les deux jambes écrasées dans un accident de moto, Riton avait pris une balle dans le buffet et un autre, dont on a oublié le nom, pourrissait à la santé pour avoir craché sur un greffier. Charles émerveillé par la longue chevelure de feu de France, proposa de la raccompagner.
France l'entraîna en courant le long des ruelles de Charenton, et prit un raccourci en traversant l'usine abandonnée des Beaux Bretzels de Charenton, la BBC. Ils arrivèrent dans l'ancien bureau du chef d'équipe, avec un pupitre au-dessus duquel un micro, qui servait à transmettre les ordres à l'atelier, pendait du plafond. France heurta l'écritoire, et tomba dans les bras de Charles. Comme dans un autre temps, une autre guerre entre Gérard et Gretel, ce fut le coup de foudre entre France et Charles.
Un long baiser les unis, en ce 18 juin, sous le vieux micro de la BBC. Ce fut la pelle du 18 juin. La vraie, la seule, l'unique. La grande galoche, le monstrueux patin, un suçage de caillou comme jamais vu, un roulage de calot d'anthologie.
Quelques années plus tard, un certain Robert Doisneau, voulu immortaliser la scène et il revint sur les lieux avec deux acteurs, mais l'éclairage n'étant pas bon, il se transporta à l'air libre et la fameuse photo qui devait se nommer « La pelle sous le micro de la BBC » fut renommée « Le baiser de l'Hôtel de Ville ».
Que devinrent Charles Double Gaulle et France, Aimée, Victoire, Désirée Horn ? Leurs destins furent tragiques.
Le 16 juillet 1942 au matin, Lucien le gestapiste, se rendit chez France pour se saisir de son corps. Elle parvint à s'enfuir par les caves et à sauter dans un taxi. Elle demanda au chauffeur de la conduire rapidement chez sa tante, qui habitait dans le XVème, et au domicile de laquelle elle comptait se cacher. Arrivé rue Nélaton, le chauffeur fut surpris par un tas inhabituel de bus qui déversaient des passagers devant le Vel d'Hiv à cette heure incongrue. Il freina, le véhicule se déporta et heurta le mur du Vel d'Hiv, son gazogène s'embrasant instantanément. Une petite fumée blanche qui montait vers le ciel fut la toute dernière trace de France.
Quant à Charles, désespéré, il demanda une affectation au front. Il fut envoyé en Libye, en Italie, puis au fur et à mesure des défaites, mais à son grand bonheur, affecté en Normandie où il arriva en chantant où il arriva en parodiant une chanson de Frédéric Berat, « J'ai fait le désert de Libye, dans une jolie voiture blindée, et sous le ciel de l'Italie, j'ai visité tous les musées, mais en traversant ces patries, je me disais, aucun séjour n'est plus beau que la Normandie. C'est un pays où je reviens toujours, c'est un beau rêve qui me hante, et qui hantait mon père aussi (mon cher monsieur). Dans cette campagne charmante, je voudrais avoir un logis, un vieux blockhaus pour la famille que j'aurais eu avec France. » Plus tard, un groupe de chanteurs reprendra à la fois la chanson et pour, ne plus avoir de Problèmes, utilisera aussi le nom des Charlots. Un hommage à Charles ?
En mai 1940, Charles fut affecté dans un blockhaus, à la pointe du Hoc où il passa quelques jours tranquilles, se remettant même à la pêche. Un matin de juin, alors qu'il partait avec ses deux gaules, il sortit en croisant à la ferme voisine Julien qui préparait le troupeau, dans la cuisine, Marie-Martine qui venait d'allumer les fourneaux et la vieille Louise qui était assise, elle, réchauffait ses pauvres mains.
Quand soudain se tournant vers la mer, il aperçut dans l'aube sale (dans les récits allemands, l'aube du 6 juin est toujours sale, alors que dans les récits américains, elle est radieuse), au loin, les Américains. Ils sont tombés du ciel, comme s'ils avaient des ailes. Ils apportaient un air de liberté. Ils venaient de Virginie, d'Oklahoma, du Tennessee, le jour le plus long les attendait ici.
Charles, abandonnant ses deux gaules, se précipita vers le blockhaus hurlant, « Sie Komen ! ». Les premiers obus tombèrent, Charles Deux Gaulle fut enveloppé de flammes. Une petite fumée blanche qui montait vers le ciel fut la dernière trace de Charles Doppelt Stange. Si quelqu'un avait bien observé à ce moment, il aurait remarqué que la petite fumée en avait rejoint une autre surgie de nulle part. Charles et France étaient à nouveau réunis montant vers le soleil dans les éclairs des explosions. C'est beau hein !
Emprunts :
« Hansel et Gretel », conte des frères Grimm ;
« Made in Normandie », chanson de Stone & Charden ;
« Le dormeur du Val », sonnet d'Arthur Rimbaud ;
« Lacombe, Lucien », film de Louis Malle avec Aurore Clément (France Horn) et Pierre Blaise (Lucien Lacombe) ;
« Né en 17 à Leidenstadt », chanson de Jean-Jacques Goldman ;
« La bande à Lucien », chanson de Renaud ;
« Le grand cirque », livre de Pierre Clostermann ;
« Le baiser de l'Hôtel de Ville », photographie de Robert Doisneau ;
« J'irais revoir la Normandie », chanson des Charlots (ex Problèmes) et parodie de la chanson de Frédéric Bérat, « Ma Normandie » ;
« Jour J » chanson de Jean-Pax Mefret ;
« Sie komen ! », livre de Paul Carell ;
« La fumée blanche », prêtée par le Pape (doit être rendue à sa mort, son successeur en aura besoin).
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Claude Bukowski à 20h48
pendant Gros chagrin
Comme le savant fou français, grosse tristesse d'avoir perdu le maître d'armes. J'aimais beaucoup son personnage dans Kaamelott, à la fois totalement irrévérencieux, et fidèle jusqu'à la mort.
En plus il avait une belle gueule !
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Flaming Youth à 19h58
pendant Tiphaine
Salut les bidonautes.
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Stéphane à 13h34
pendant Ca gonfle pour moi
Non
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Clickelnet à 12h07
pendant On a tous envie d'être un héros
Bonjour mes gins, bonjour tertous !
Excellent RécréaBide Toudouceman.
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Forum : Bla bla
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vvfd
Tchernobyde
Inscrit depuis le 19/05/2004
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Le cri du kangourou (page scientifique)
Le 03-08-2004 à 02:34:18
Hier est passe sur cette euh on peut pas dire antenne, on dit cable pour une Web radio ?, le fabuleux morceau du groupe Odeurs intitule le cri du kangourou, chanson que j'avais pas du entendre depuis pas mal d'annee, bien qu'il soit rare que je passe une seule semaine sans la fredonner
Donc j'etais tres content que l'on me rappele cette question fondamentale
Mais qu'est ce que ca peut faire comme cri un kangourou,
certenement pas cui cui, certainement pas miaou …
J'ai donc consulte un agent du cnrs (moi meme) pour repondre a cette angoissante question durant les heures ou la temperature de mon bureau (39 °C ) ralentissait dramatiquement le travail en physique des particules.
Donc voila ce que j'ai trouve
L'ecole de Treffieux http://ecole.treffieux.free.fr/pages/kangou.htm
dit que le kangourou tousse,
Arthur C. Douale dans une nouvelle de Sherlock Holmes (si si <3dd1>http://wusong.free.fr/biblio/œilroug/sherlock.htm)3dd1>
parle de quelqu'un qui "avait entendu l'appel caracteristique qui leur servait de signe de reconnaissance et qui imite le cri du kagourou male qui s'est assis sur une fourmilliere et que cela demange "Cooee !".
J'ai donc etendu les recherches aux sites anglophones (avec davantage de chance de tomber sur des australiens)
et j'ai donc trouve sur
http://www.nwf.org/internationalwildlife/kangaroo….
THUMP IF YOU NEED ME
Most macropods make few noises--even when they are hungry, excited or distressed. They do sometimes emit low grunts, and coughs can be signals of submission between males. Red kangaroos "click," while female grey kangaroos "cluck" to summon their young. When a kangaroo senses danger, it alerts its cohorts by thumping its feet on the ground.
Pour la traduction grunts c'est grognement, cough c'est toux (ca confirme) quand a "click" et "cluck" on va les laisser tel quel hein ?
ce qui donne comme traduction
La pluspart des macropodes ne font que peu de bruit, meme si ils ont faim sont excite ou en detresse. Ils emettent parfois de faibles grognements et la toux peut etre le signal de soumission entre males. Les kangouroux rouges "clickent", alors que les femelle kangourous grises "cluckent" pour appeler leurs petits. Quand un kangourou sent le danger il allerte sa bande en frappant le sol avec ses pieds.
Par contre impossible de trouver un extrait sonore du cri de la bete. Pour les grenouilles j'en ai trouve plusieurs dizaines, mais de kangourou point.
Voila c'etait la page science et kangourou de bide et musique.
Vive les grenouilles
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Tryph
Homoncule
Inscrit(e) depuis le 19/01/2003
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Précisions sur click et cluck.
Le 03-08-2004 à 09:26:21
Ben non pourquoi les laisser, feignasse!
Click, en anglais, c'est un petit claquement sec, un cliquetis et c'est aussi un verbe qui détermine l'action de produire ce bruit (il veut aussi dire se trouver des points communs avec quelqu'un mais ça n'a rien à voir). Ici c'est pour signifier que les mâles kangourous claquent leur langue (rappelez-vous Skippy!)
Quant à cluck, c'est glousser.
Donc les mecs claquent leur langue pendant que les filles gloussent. On se croirait dans une cour de collège…
Alors… avons nous affaire à un anthropomorphisme de plus, qui plus est teinté de misogynie, je me le demande.
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Choeur à 5 voix
Lady Commandement
Inscrit(e) depuis le 29/07/2004
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Re: Le cri du kangourou (page scientifique)
Le 03-08-2004 à 13:26:29
Tryphol, je te conseille un bouquin très bien de Boris Cyrulnik (psychiatre et éthologue) : "mémoires de singes et paroles d'hommes".
Lui non plus n'aime pas l'anthropomorphisme à outrance et ce qu'il écrit sur les comportements humains et animaux est très intéressant !
Cela dit, une de mes filles (2 ans et demi) est en plein dans sa phase de cris d'animaux… et ne cesse de me demander quelle cri fait la girafe !
Alors si vous avez des réponses…
Qu'est-ce qu'il faut pas faire pour amuser les gosses…
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Tryph
Homoncule
Inscrit(e) depuis le 19/01/2003
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Le cri de tous les animaux!
Le 03-08-2004 à 13:45:10
Ma réponse sera " Bon courage Madame!"… et je te conseille vivement de (re)voir " Caro Diaro" de Nanni Moretti, surtout le passage dans l'île aux enfants totalitaires qui exigent que leurs parents imitent le cris des animaux. (je sais le reste du film est très émouvant mais ce passage est hilarant)
Histoire de prendre conscience de la situation dans laquelle tu t'es mise avec ce monstre^^^
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vvfd
Tchernobyde
Inscrit depuis le 19/05/2004
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Re: Le cri du kangourou (page scientifique)
Le 03-08-2004 à 14:11:57
Mea Culpa et merci ThypholTourneson, il faisait trop chaud hier pour que j'aille chercher le Webster et la presence de " " entre click et cluck m'ont trop vite fait lacher prise. J'ai betement pense a des onomatopee
Merci pour ta vigilance, je merite des baffes.
Quand a l'autre question angoissante sur le cri de la girafe, ben ca a ete nettement plus facile de trouver avec un moteur de recherche que pour le kangourou.
Par exemple
http://www.chez.com/chamminou/c21-05rep.htm
 On a longtemps cru que la girafe était muette. Et pourtant, la girafe est dotée d'un organe vocal exceptionnellement volumineux. On a remarqué depuis les 25 dernières années seulement que la girafe bêle, lorsqu'elle est jeune, tout comme le veau domestique. La femelle adulte émet un son ressemblant à celui des syllabes "oua rey". De plus, le mâle adulte et parfois la femelle poussent des grognements voilés ou toussent. Il leur arrive aussi de ronfler.
le site cri des animaux est lui affreusement decevant. Le fichier cri100.wav devrait etre celui de la giragen et c'est 2 secondes de plus pur silence. Pourtant les autres cri passent correctement sur mon Mac.
http://perso.wanadoo.fr/boloky/crianimal.html
Auraient ils voulu faire un effet humoristique et laisser supposer que ce sympathique animal etait denue de cri ?
Vive les grenouilles
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Curieuzeneuze
Sans espoir
Inscrit depuis le 07/05/2001
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Re: Le cri du kangourou (page scientifique)
Le 03-08-2004 à 14:22:51
Si tu avais cliqué sur Réponse tu aurais pu lire cette idiotie sous la photo d'une girafe : "C'est la girafe !! En effet, les scientifiques disent que la girafe est muette. " ;o)
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Choeur à 5 voix
Lady Commandement
Inscrit(e) depuis le 29/07/2004
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Re: Le cri du kangourou (page scientifique)
Le 03-08-2004 à 17:06:14
Ronfler, ça, je devrais pouvoir y arriver… Le "oua rey", ça me paraît déjà plus complexe !
Faut pas écouter les scientifiques, ils disent n'importe quoi : je le sais, j'en suis une.
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Choeur à 5 voix
Lady Commandement
Inscrit(e) depuis le 29/07/2004
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Re: Le cri du kangourou (page scientifique)
Le 04-08-2004 à 09:25:13
Pour reparler d'anthropomorphisme…
Dans les documentaires animaliers, c'est flagrant : ça me fait beaucoup rire quand j'entends le commentateur expliquer gravement l'image d'un dauphin s'attaquant à un requin qu'il "est dans sa crise d'adolescence et cherche à connaître ses limites en prenant des risques" (et après, il ira fumer un joint avec ses copains).
En revanche, il y a eu une série de reportages sur la 5 il y a quelques semaines qui m'a outrée : de soit-disants scientifiques américains travaillaient sur l'intelligence du gorille. L'expérience était la suivante : on donnait au gorille un miroir en lui expliquant que s'il le cassait, il n'aurait pas son petit 4 heures.
Le gorille manipule un peu l'objet puis le rend à l'expérimentateur qui conclut : "il a eu peur de le casser et d'être pricé de sa banane, alors il préfère me le rendre" !
Ben voyons.
Et oui, moi, je trouve ça plus rigolo d'observer les bébés que les singes.
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Tryph
Homoncule
Inscrit(e) depuis le 19/01/2003
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Re: Le cri du kangourou (page scientifique)
Le 04-08-2004 à 09:32:59
Le comble de l'anthropomorphisme c'est quand même dans " L'Odyssée de l'Espèce", plus ça va, pire c'est!
Un sacré nanard en tout cas^^^
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Choeur à 5 voix
Lady Commandement
Inscrit(e) depuis le 29/07/2004
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Re: Le cri du kangourou (page scientifique)
Le 04-08-2004 à 13:51:40
Yves Coppens, même parmi ses confrères, il n'est pas tellement pris au sérieux…
Mais au moins, ça a fait travailler des intermittents du spectacle.
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Sprotch
Rapace
Inscrit depuis le début
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Re: Le cri du kangourou (page scientifique)
Le 05-08-2004 à 03:25:22
La palme revient quand même à celui qui a élevé un singe comme un enfant pour voir s'il allait se mettre à parler.
Il y a aussi l'homme élevé comme un poulet.
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Choeur à 5 voix
Lady Commandement
Inscrit(e) depuis le 29/07/2004
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Re: Le cri du kangourou (page scientifique)
Le 05-08-2004 à 13:15:33
A propos de la comparaison entre l'intelligence du singe (qu'on ne peut pas nier chez certaines espèces comme le bonobo) et de celle de l'homme, Boris Cyrulnik dit quelque chose que je trouve très clair.
Il explique que la grande différence, c'est que l'homme peut se faire une représentation mentale de son monde mais qu'il peut aussi se faire une représentation mentale de la représentation mentale de l'autre (celui qui lui parle).
Le singe peut se faire une représentation mentale de son propre monde mais pas de celui de l'autre.
En gros, l'homme peut expliquer ce qu'il imagine à quelqu'un d'autre qui le comprendra (ce n'est pas juste une histoire de langage, mais de capacité à imaginer, transopser,etc…) alors que le singe ne peut pas imaginer ce que l'autre imagine (faute de subtilité dans le langage et la réflexion).
Maintenant, y' a aussi des humains qui manquent de langage et d'imagination.
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Tryph
Homoncule
Inscrit(e) depuis le 19/01/2003
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Re: Le cri du kangourou (page scientifique)
Le 05-08-2004 à 13:26:10
"(…) y' a aussi des humains qui manquent de langage et d'imagination", oui! Et ils produisent les disques de Tessa Martin, entre autres.
Cela dit, dans ce vieux reportage "Coco le singe qui parle", on y observe un primate qui arrive à associer de lui même deux concepts pour en créer un troisième, ce qui laisse à supposer qu'un singe peut concevoir que son co-énonciateur va comprendre un concept nouveau. Si Dugosier était dans les parrages nous pourrions en savoir plus.
Je remarque que personne n'a saisi ma bonne blague plus haut, mon ego vient d'en prendre un coup!
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Curieuzeneuze
Sans espoir
Inscrit depuis le 07/05/2001
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Re: Le cri du kangourou (page scientifique)
Le 05-08-2004 à 14:27:15
Seul un singe pourrait nous répondre… ;o)
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Tryph
Homoncule
Inscrit(e) depuis le 19/01/2003
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Re: Le cri du kangourou (page scientifique)
Le 05-08-2004 à 15:06:53
"Que voulez-vous, nous sommes tous humains", n'est pas une excuse, c'est de la présomption.
Karl Kraus
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Choeur à 5 voix
Lady Commandement
Inscrit(e) depuis le 29/07/2004
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Re: Le cri du kangourou (page scientifique)
Le 05-08-2004 à 17:16:19
Moi j'ai pas compris ta blague, Tryphol…
Il est temps que je parte en vacances…
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