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La véritable histoire de la pelle du 18 juin.
Si la pelle du 18 juin faite par un certain De Gaulle, Charles un placier qui travaillait au restaurant de l'Etoile à Paris, est entré dans l'histoire, le nom de sa partenaire est resté ignoré du grand public. Mais ce n'était qu'un début, car la vraie, l'unique pelle historique est celle du 14 juin 1942, même si quelques années plus tard, en 1976, certains illuminés tenteront d'en reprendre le mégot.
Son origine remonte à la guerre de Quatorze, la Grande ou la Der des Ders, lorsqu'un certain Gérard, que l'on surnommait Lenorman, sans D, allez savoir pourquoi, fut appelé sous les drapeaux.
Le brave Gérard, un peu benêt, enrhumé chronique et complètement myope, se retrouva sur le front du côté, non de chez Swann, mais plus à l'Est vers Verdun.
Au retour d'une énième tentative de percement des lignes ennemies, Gérard perdit de vue ses camarades et il erra de tranchées en tranchées jusqu'à ce que, d'épuisement, il s'endorme. Un beau jour ou peut-être une nuit, près d'une flaque de boue, il s'était endormi, quand soudain, semblant crever le ciel, et venant de nulle part, surgit un éléphant rose. Il faut dire qu'avant l'assaut, Gérard et ses copains avaient passé quelques heures dans un cabaret où deux célébrités alors quasi inconnues, Lama et Delon, servaient à boire aux soldats qui remontaient vers le front.
Gérard ouvrit les yeux et s'aperçut que l'abus d'absinthe avait colorié l'éléphant volant en rose alors qu'il était tout simplement vert-de-gris. Comme quoi l'alcool vous fait croire des choses quand même, un éléphant volant rose ! Tout le monde sait bien qu'ils sont vert-de-gris. Lentement, les ailes déployées, lentement, il le vit tournoyer. Près de lui, dans un bruissement d'ailes, comme tombé du ciel, l'éléphant vint se poser. De sa grosse patte, il a touché sa joue, dans sa main, il a glissé son cou.
Gérard se rendit alors compte qu'il tenait dans ses bras une imposante dame blonde, ce qui n'avait rien d'étonnant en soi, car il se trouvait sur le chemin des Dames. Cette matrone, c'était Gretel, une cantinière allemande, que tout le monde, enfin du côté allemand, surnommait la Grosse Bertha. Comme elle souffrait de flatulences chroniques, les officiers allemands la plaçaient, lorsque le vent soufflait vers les positions françaises à la limite de celles-ci. Très respectée, car elle était la première arme chimique, elle se sentait toutefois bien seule.
Le couple nouvellement formé s'étendit sur les pelisses mélangées, bleu, garance et vert-de-gris. Gretel parla de son enfance, de son père bucheron, des promenades dans la forêt avec son frère Hansel, de la maison en pain d'épice et de la vielle femme qui mangea son frère. Gérard lui raconta la Normandie, les vaches rousses, blanches et noires sur lesquelles tombe la pluie, et les cerisiers blancs made in Normandie. Une mare avec des canards, des pommiers dans la prairie et le bon cidre doux made in Normandie, les œufs made in Normandie, les bœufs made in Normandie, un p'tit village plein d'amis. Et puis les filles aux joues rouges qui donnent aux hommes de là -bas, qui donnent aux hommes de l'amour, l'amour made in Normandie.
Mais l'aube approchait, Gretel ne voulait plus quitter Gérard, mais comment faire, ils étaient comme un petit poisson, un petit oiseau. Ils s'aimaient d'amour tendre, mais comment s'y prendre quand sur le chemin des Dames, l'une est Allemande et l'autre Français.
Gretel eu une idée, elle déshabilla rapidement un soldat allemand dont le cadavre pourrissait dans le coin, en vêtit Gérard et lui dit, qu'il s'appellerait Hans et que désormais il devrait répondre simplement Jawohl dès qu'un officier l'appellerait. Elle remit notre nouvel Hans, anciennement Gérard, du bon côté, enfin de son nouveau bon côté, et regagna sa position. Ils devaient se retrouver au même endroit au milieu de la nuit prochaine.
La journée se passa bien pour notre nouvel Hans mais le soir arrivant un drame se préparait dans le brouillard qui peu à peu recouvrait les tranchées.
A l'heure de l'apéro, les soldats français avaient inventé un nouveau jeu. Ils se mettaient en position de tir face aux tranchées allemandes. L'un d'eux criait alors Hans. Cela ne manquait jamais, du côté allemand, une tête se levait dans la brume criant Jawohl et un Français tirait. Le gagnant remporte alors un quignon de pain moisi. Et ce soir-là , lorsque l'ancien Gérard entendit crier Hans, fidèle aux consignes données par Gretel, il se leva et cria Jawohl. Quelques instants plus tard, un soldat, jeune, bouche ouverte, tête nue, et la nuque baignant dans la pourriture de la tranchée, dormait, il était étendu dans la boue. Il dormait sous la lune, la main sur sa poitrine, tranquille. Il avait un trou rouge au milieu du front.
Inconsolable, Gretel, la grosse Berta, fût rapatriée en Allemagne. Elle ignorait encore qu'elle ramenait un polichinelle dans l'tiroir, une brioche dans le four quoi.
Un bébé naquit à Leidenstadt auquel Gretel, dont le nom de famille était Stange, donna le prénom de Charles.
Les années passèrent…
Charles, passionné de pêche à la ligne, était devenu un homme de bonne taille au point que ses copains le surnommaient, Doppelt Stange, pour souligner à la fois sa passion et sa grande taille. Charles qui, en souvenir de son père, qu'il n'avait pas connu, avait appris le français et qui ne rêvait que de revoir sa Normandie, préférait qu'on l'appelle Charles Double Gaulle.
Les années passèrent encore….
Charles, en l'honneur de son père soldat, s'engageât dans la Wehrmacht. Il se rêvait cuirassier chevauchant un grand cheval noir et chargeant dans l'aube blanche d'un petit matin, sa cuirasse étincelant sous les premiers rayons du soleil et le sabre brandi à bout de bras fracassant les cranes ennemis. Las, il se retrouva au guidon d'une Zündapp avec, dans le side-car à son côté, son copain Hans (Hans était toujours un prénom très répandu dans l'armée allemande) qui veillait sur le fusil-mitrailleur.
Et puis ce fut la guerre, l'attente longue, fastidieuse, et soudain, le Blitzkrieg. A toute allure, la traversée des Ardennes, puis celle du Nord-Est et l'arrivée à Paris. Charles Double Gaulle et son camarade Hans ne rencontrèrent même aucun soldat français, tous partis rapidement. Tout au plus, Hans pu s'amuser à tirer quelques balles sur des civils apeurés qui s'enfuyaient devant l'armée allemande mais s'étaient fait rattraper sur la route par la patrouille tout aussi allemande.
Au loin de l'autre côté de la Manche, un 18 juin, un presque homonyme, lança un appel, mais Charles Double Gaulle, au guidon de sa moto, le vent sifflant dans ses oreilles, ne l'entendit pas.
Et ce furent les années heureuses de l'occupation, n'oublions pas que Charles était allemand. Et qu'il était né en 15 à Leidenstadt, sur les ruines d'un champ de bataille. Était-il meilleur ou pire que ces gens, puisqu'il était allemand ? Bercé d'humiliation, de haine et d'ignorance, nourri de rêves de revanche, a-t-il été de ces improbables consciences, larmes au milieu d'un torrent ? Ben non, lui qui avait rêvé de chevauchées fantastiques dans les steppes de Russie ou, avec Rommel, dans le désert de Lybie, il occupait Charenton. Sa seule consolation, lors de ses perms, taquiner le goujon sur les bords de Seine.
Les années passèrent, encore et encore … (C'est fou ce qu'elles passent les années !)
Et cette pelle alors ? Elle arrive, elle arrive.
Et arriva l'été 42, Charles s'ennuyait ferme en ce beau mois de juin. Alors qu'il revenait de la pêche et marchait dans Charenton, un beau matin, une belle jeune fille rousse lui tomba dans les bras au détour d'un coin de rue. Un homme la poursuivait, que Charles mit rapidement en déroute. Il vit en s'enfuyant que l'homme portait un blouson avec floqué sur le dos l'inscription « GESTA » et en dessous « piste ». Il s'agissait d'un mauvais garçon nommé Lacombe, Lucien, qui travaillait comme garçon de piste au cirque GESTA installé sur la pelouse de Reuilly, ses copains le surnommant Lucien le Gestapiste comme son blouson. La jeune femme, qui se nommait, France, Aimée, Victoire, Désirée Horn, expliqua qu'elle travaillait comme caissière dans le même cirque que Lucien. On l'appelait d'ailleurs le Grand Cirque car il était dirigé par Pierre Clostermann, un ancien aviateur. Lucien la poursuivait de ses avances, soupçonnant qu'elle fût un peu juive et eu dû porter l'étoile jaune.
France craignait que Lucien ne revienne avec sa bande, enfin son copain Renaud car Pierrot avait eu les deux jambes écrasées dans un accident de moto, Riton avait pris une balle dans le buffet et un autre, dont on a oublié le nom, pourrissait à la santé pour avoir craché sur un greffier. Charles émerveillé par la longue chevelure de feu de France, proposa de la raccompagner.
France l'entraîna en courant le long des ruelles de Charenton, et prit un raccourci en traversant l'usine abandonnée des Beaux Bretzels de Charenton, la BBC. Ils arrivèrent dans l'ancien bureau du chef d'équipe, avec un pupitre au-dessus duquel un micro, qui servait à transmettre les ordres à l'atelier, pendait du plafond. France heurta l'écritoire, et tomba dans les bras de Charles. Comme dans un autre temps, une autre guerre entre Gérard et Gretel, ce fut le coup de foudre entre France et Charles.
Un long baiser les unis, en ce 18 juin, sous le vieux micro de la BBC. Ce fut la pelle du 18 juin. La vraie, la seule, l'unique. La grande galoche, le monstrueux patin, un suçage de caillou comme jamais vu, un roulage de calot d'anthologie.
Quelques années plus tard, un certain Robert Doisneau, voulu immortaliser la scène et il revint sur les lieux avec deux acteurs, mais l'éclairage n'étant pas bon, il se transporta à l'air libre et la fameuse photo qui devait se nommer « La pelle sous le micro de la BBC » fut renommée « Le baiser de l'Hôtel de Ville ».
Que devinrent Charles Double Gaulle et France, Aimée, Victoire, Désirée Horn ? Leurs destins furent tragiques.
Le 16 juillet 1942 au matin, Lucien le gestapiste, se rendit chez France pour se saisir de son corps. Elle parvint à s'enfuir par les caves et à sauter dans un taxi. Elle demanda au chauffeur de la conduire rapidement chez sa tante, qui habitait dans le XVème, et au domicile de laquelle elle comptait se cacher. Arrivé rue Nélaton, le chauffeur fut surpris par un tas inhabituel de bus qui déversaient des passagers devant le Vel d'Hiv à cette heure incongrue. Il freina, le véhicule se déporta et heurta le mur du Vel d'Hiv, son gazogène s'embrasant instantanément. Une petite fumée blanche qui montait vers le ciel fut la toute dernière trace de France.
Quant à Charles, désespéré, il demanda une affectation au front. Il fut envoyé en Libye, en Italie, puis au fur et à mesure des défaites, mais à son grand bonheur, affecté en Normandie où il arriva en chantant où il arriva en parodiant une chanson de Frédéric Berat, « J'ai fait le désert de Libye, dans une jolie voiture blindée, et sous le ciel de l'Italie, j'ai visité tous les musées, mais en traversant ces patries, je me disais, aucun séjour n'est plus beau que la Normandie. C'est un pays où je reviens toujours, c'est un beau rêve qui me hante, et qui hantait mon père aussi (mon cher monsieur). Dans cette campagne charmante, je voudrais avoir un logis, un vieux blockhaus pour la famille que j'aurais eu avec France. » Plus tard, un groupe de chanteurs reprendra à la fois la chanson et pour, ne plus avoir de Problèmes, utilisera aussi le nom des Charlots. Un hommage à Charles ?
En mai 1940, Charles fut affecté dans un blockhaus, à la pointe du Hoc où il passa quelques jours tranquilles, se remettant même à la pêche. Un matin de juin, alors qu'il partait avec ses deux gaules, il sortit en croisant à la ferme voisine Julien qui préparait le troupeau, dans la cuisine, Marie-Martine qui venait d'allumer les fourneaux et la vieille Louise qui était assise, elle, réchauffait ses pauvres mains.
Quand soudain se tournant vers la mer, il aperçut dans l'aube sale (dans les récits allemands, l'aube du 6 juin est toujours sale, alors que dans les récits américains, elle est radieuse), au loin, les Américains. Ils sont tombés du ciel, comme s'ils avaient des ailes. Ils apportaient un air de liberté. Ils venaient de Virginie, d'Oklahoma, du Tennessee, le jour le plus long les attendait ici.
Charles, abandonnant ses deux gaules, se précipita vers le blockhaus hurlant, « Sie Komen ! ». Les premiers obus tombèrent, Charles Deux Gaulle fut enveloppé de flammes. Une petite fumée blanche qui montait vers le ciel fut la dernière trace de Charles Doppelt Stange. Si quelqu'un avait bien observé à ce moment, il aurait remarqué que la petite fumée en avait rejoint une autre surgie de nulle part. Charles et France étaient à nouveau réunis montant vers le soleil dans les éclairs des explosions. C'est beau hein !
Emprunts :
« Hansel et Gretel », conte des frères Grimm ;
« Made in Normandie », chanson de Stone & Charden ;
« Le dormeur du Val », sonnet d'Arthur Rimbaud ;
« Lacombe, Lucien », film de Louis Malle avec Aurore Clément (France Horn) et Pierre Blaise (Lucien Lacombe) ;
« Né en 17 à Leidenstadt », chanson de Jean-Jacques Goldman ;
« La bande à Lucien », chanson de Renaud ;
« Le grand cirque », livre de Pierre Clostermann ;
« Le baiser de l'Hôtel de Ville », photographie de Robert Doisneau ;
« J'irais revoir la Normandie », chanson des Charlots (ex Problèmes) et parodie de la chanson de Frédéric Bérat, « Ma Normandie » ;
« Jour J » chanson de Jean-Pax Mefret ;
« Sie komen ! », livre de Paul Carell ;
« La fumée blanche », prêtée par le Pape (doit être rendue à sa mort, son successeur en aura besoin).
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Claude Bukowski à 20h48
pendant Gros chagrin
Comme le savant fou français, grosse tristesse d'avoir perdu le maître d'armes. J'aimais beaucoup son personnage dans Kaamelott, à la fois totalement irrévérencieux, et fidèle jusqu'à la mort.
En plus il avait une belle gueule !
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Forum : Bla bla
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Messages |
bercksurmer
Intoxiqué(e)
Inscrit(e) depuis le 31/07/2003
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correction orthographique necessaire
Le 28-08-2003 à 15:15:43
Sur la page d'accueil on peut lire deux points ouvrez les guillemets :
"Les vacances se terminent, et fatalement "Bide & Vacances" aussi "
Je pense que vous avez voulu dire
"Les vacances se terminent, et fatalement POUR "Bide & Vacances" aussi"
Sinon plus de bide&musique ! Ola ! faut pas deconner, je fais quoi moi apres au bureau…
Ah ces jeunes ! love quand meme…
Bercksurmer
pas la peine d'en mettre dans le thé
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stef_marti
Caramel mou
Inscrit(e) depuis le 01/04/2003
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Re: correction orthographique necessaire
Le 28-08-2003 à 15:19:05
'Les vacances se terminent, et fatalement "Bide & Vacances" aussi'
Désolé Berck, mais cette phrase est très correcte: elle signifie que les vacances se terminent, et que le programme "Bide & Vacances" aussi!
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Rosemadder
Chti rainbow
Inscrit(e) depuis le 12/06/2003
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Re: correction orthographique necessaire
Le 28-08-2003 à 15:19:34
Mais non, ce sera Bide & Travail en Musique.
non ?
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Tryph
Homoncule
Inscrit(e) depuis le 19/01/2003
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Re: correction orthographique necessaire
Le 28-08-2003 à 15:20:01
Je ne vois pas où est le problème! Ton jugement ne serait pas un peu hâtif?
Ça te la c…., euh, ça te laisse sans voix, Berk?
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bercksurmer
Intoxiqué(e)
Inscrit(e) depuis le 31/07/2003
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Re: correction orthographique necessaire
Le 28-08-2003 à 15:20:25
je ne suis pas convaincu, c'est ambigÜ, tant pis.
pas la peine d'en mettre dans le thé
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saperlipopette
Francophonissime
Inscrit depuis le 31/03/2003
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Re: correction orthographique necessaire
Le 28-08-2003 à 15:32:55
Ça n'a rien d'ambigu ni d'erroné. Tu auras sans doute confondu "Bide & Vacances" et "Bide & Musique" dans la phrase incriminée…
Et quand bien même, la correction n'aurait rien d'orthographique. Syntaxique ? Non plus. Sémantique ? À la rigueur ;-) Et pour être complet (voire complètement chiant, n'ayons pas peur des mots), la correction que tu proposes tient de l'anacoluthe)
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Tryph
Homoncule
Inscrit(e) depuis le 19/01/2003
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Re: correction orthographique necessaire
Le 28-08-2003 à 15:33:30
Il n'y a rien de zambiguitable! C'est un zeugme. Les vancances se terminent et Bides et Vacances se termine aussi. C'est tout, rahlala qu'est qu'il va falloir dire pour vous convaincre berkplash?
Tiens Saperlipou n'a pas parlé de zeugme, ça m'angoisse j'ai du faire une erreur!
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djanin
Devenceur
Inscrit(e) depuis le 26/07/2002
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Re: correction orthographique necessaire
Le 28-08-2003 à 15:39:36
Moi je le connaissais en tant que zeugma (du grec), mais je pense qu'il s'agit bien d'un zeugma. Toutefois, j'aurais tendance à dire qu'un zeugma se définit par deux sujets ou compléments qu'on ne s'attendait pas à trouver ensemble, du style "j'ai attrapé le voleur et un rhume".
Je peux dire une connerie?
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RikikiPoussPouss
Fatal picard
Inscrit(e) depuis le 13/01/2003
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Re: correction orthographique necessaire
Le 28-08-2003 à 15:40:20
Heu un zeugme, c'est un mot avec deux sens differents dans une même phrase, non ?
Voir le fameux dictionnaire de Desproges (encore lui) pour une definition plus rigoureuse et plus drole.
j'ai bourré ma pipe et la bonne. Je sais c'est nul, mais là on comprend.
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Becassine25
Psychopathe
Inscrit(e) depuis le 24/08/2003
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Re: correction orthographique necessaire
Le 28-08-2003 à 15:40:42
Trop de blabla, ils me font ces hommes-là ,
Trop de blabla j'ai donné déja …
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Tryph
Homoncule
Inscrit(e) depuis le 19/01/2003
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Re: correction orthographique necessaire
Le 28-08-2003 à 15:42:05
Ben oui, sauf que ici terminer diffère au niveau du poids sémantique: des vacances et une émission ne se terminent pas de la même façon.
non c'est pas de la mauvaise foi ^ ^
— scoop: bécassine n'aime pas les garçons un peu érudits, mais ça surprend quelqu'un?
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djanin
Devenceur
Inscrit(e) depuis le 26/07/2002
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Re: correction orthographique necessaire
Le 28-08-2003 à 15:46:47
Voilà qui devrait nous mettre d'accord
Mais j'ai l'impression que nous le sommes déjà … Simple problème de compréhension :-)
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Becassine25
Psychopathe
Inscrit(e) depuis le 24/08/2003
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Re: correction orthographique necessaire
Le 28-08-2003 à 15:57:33
Je ne pense pas que la différence se situe au niveau du contenu sémantique de "terminer" mais plutot à son sujet.
Bercksurmer n'a fait que confondre Bide et Musique, la radio, et Bide et Vacances, le programme.
Il n'y a donc pas de faute ni sémantique ni grammaticale, car "les vacances" et "bide et vacances" sont bien les deux sujets d'un même verbe, avec ellipse de "terminer" après le deuxième sujet "bide et vacances" pour éviter la lourdeur de la phrase.
Pour le reste, je ne ferai aucun commentaire, Tryphol. Je risquerais de te donner raison, et je déteste ça !!
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djkaput
Sans espoir
Inscrit(e) depuis le 30/05/2003
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Re: correction orthographique necessaire
Le 28-08-2003 à 16:33:11
Ahaha, voila qu'apres avoir martirisé des generations entieres de bidonautes novices en grammaire, les admins sont la cible. J'imagine une confrerie occulte scrutant la moindre ligne, les moindres tournures grammaticales (ou semantiques, ou zeugmophiles, ou anacoluthiques a la rigueur). Et quand ce groupe crois avoir trouvé la faille et exposer au monde entier une fôte inadmissible de la part de ces demi-dieux (voire trois-quart), et bien c'est quand meme raté.
Restez sur vos gardes quand meme les gars, un jour on vous aura. Oups, euh, ILS vous auront bien sur.
Anne onyme.
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Tryph
Homoncule
Inscrit(e) depuis le 19/01/2003
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Re: correction orthographique necessaire
Le 28-08-2003 à 16:39:35
Après cette conclusion ravissante de mon kaputch préféré et neanmoins ami, revenons en au premier post en disant haut et fort:
Nous sommes tous fatalement POUR Bides et Vacances!
Hougna Hé! Youpi Yop!
rideau!
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bercksurmer
Intoxiqué(e)
Inscrit(e) depuis le 31/07/2003
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Re: correction orthographique necessaire
Le 10-09-2003 à 12:14:50
En fait, c vrai, j'avais confondu "bide et vacances" avec "bides et musique"
Je ne suis qu'un ramassi d'excrement mais c tout de meme marrant de vous lire vous dechirer sur une simple remarque de vocabulaire.
Mais, je ne suis plus digne desormais, mon chien m'a quité.
Adieu.
Superman a une bouille incroyable.
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stef_marti
Caramel mou
Inscrit(e) depuis le 01/04/2003
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Re: correction orthographique necessaire
Le 10-09-2003 à 13:18:48
"Je ne suis qu'un ramassi d'excrement"
Je pense qu'on a atteint des sommets dans l'humilité!
J'ai un problème de clavier, parfois il se blo
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corbo_rouge
Sans espoir
Inscrit depuis le 29/12/2002
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Re: correction orthographique necessaire
Le 10-09-2003 à 13:30:38
Pour tous je vous rappelle que je fais partie du
"Comité de soutient à l' Esperluète ou éperluète ou perluète".
Alors cessez d'employer le "et" quand cette ex-27° lettre de l'alphabet est utilisable !!
Exemple : Il est correct de dire " Bide & Musique " et incorrect de dire " Bide et Musique "
& que cela soit appliqué…
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saperlipopette
Francophonissime
Inscrit depuis le 31/03/2003
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Re: correction orthographique necessaire
Le 10-09-2003 à 14:54:54
Si le "comité de soutient" s'écrit comme ça, il ne doit pas y avoir beaucoup de puristes dans ses rangs ;)
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corbo_rouge
Sans espoir
Inscrit depuis le 29/12/2002
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Re: correction orthographique necessaire
Le 10-09-2003 à 15:09:52
Pourtant j'avais relu…
Comme quoi la correction orthographique est toujours nécéssaire
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bubulubis
Asile
Inscrit(e) depuis le 20/11/2002
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Re: correction orthographique necessaire
Le 10-09-2003 à 19:31:02
Un peu de dignité, bon sang, on souffre ici ! ;)
D'après la météo sanitaire, on a une hécatombe de bidonautes déçus adeptes de la secte Laagahaaff…
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tessdurante
Camée
Inscrite depuis le 27/10/2002
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Re: correction orthographique necessaire
Le 10-09-2003 à 21:30:31
tiens maitre capello a parle
hypnotisée
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lenainpoilu
Psychopathe
Inscrit depuis le 15/05/2002
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Re: correction orthographique necessaire
Le 10-09-2003 à 22:03:44
a) ramassi ou ramassis?
2] peut on faire un ramassis d'un seul excrément ou en faut-il plusieurs?
pour un monticule, j'imagine bien mais un ramassis…
…je craque…
-qu'est ce qui est vert et qui pue au fond des bois?
-un scout mort……
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fredke
BSG
Inscrit depuis le 29/06/2003
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Re: correction orthographique necessaire
Le 11-09-2003 à 23:53:54
Je pencherais pour le ramassis d'excréments. On dit généralement, il me semble, de la merde mais des excréments et ramassis prend un s. On peut aussi dire "je suis une réunion de matières évacuées du corps par les voies naturelles" ou "je suis l'action de rassembler des substances constitutives des corps douées de propriétés physiques transportées dans un autre endroit que l'organisme de l'homme par les parcours suivis pour aller d'un point à un autre et qui appartiennent à la nature"
si ça continue, il faudra que ça cesse!
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corbo_rouge
Sans espoir
Inscrit depuis le 29/12/2002
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Re: correction orthographique necessaire
Le 12-09-2003 à 00:22:42
Bonjour l'odeur !!
C'est dur de voler avec une seule aile, l'autre me sers à me boucher les trous du bec. Vivement que ce soit fermé ici…
Le Water-closet il faut le closed d'urgence.
Jamais un corbeau n'a fait un canari (proverbe savoyard)
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bubulubis
Asile
Inscrit(e) depuis le 20/11/2002
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Re: correction orthographique necessaire
Le 12-09-2003 à 01:03:50
Water Cosette, Pierrot ? [tu permets que je t'appelle Pierrot mon petit Corbo ? ;) ]
"Mais qu’est ce que tu vas chercher mon petit Pierrot ?"
"Pierrot, Grand-père il te l’a déjà dit, ça, ce sont des histoires de grandes personnes, ça s’arrangera."
"Mais Pierrot, la guerre, ça n’empêche pas de continuer à aimer les gens qui vous aiment aussi, même si on ne les voit pas."
"Y en a encore, va ici des oiseaux mon petit Pierrot ils ne sont pas tous à Paris, les oiseaux qui vont à Paris ils deviennent fous les pauvres ah la la la la la la la "
"Oh la la mon petit Pierrot je me lève de très bonne heure"
Bonne nuit ;)
Le bruit et l'odeur… ;p
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x-Coach
Hygiéniste intermittent
Inscrit(e) depuis le 04/02/2003
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Re: correction orthographique necessaire
Le 14-09-2003 à 15:10:57
"un mot avec deux sens differents dans une même phrase"
Je crois, si mes souvenirs sont bons, que c'est une antanaclase…
Il y a la forme classique : «je me tape sur le bide en écoutant tous ces bides», qu'on peut dire in præsentia et la forme plus subtile, in absentia, avec reprise anaphorique "impossible": «En écoutant tous ces bides, je me tape sur le mien.»
D'où peut-être la confusion avec le zeugme (enfin un de ses formes, car il y en a au moins deux, syntaxique et sémantique) ; exemple : «Il prit son manteau et la porte.»
Ça y est, il en a déjà qui regrettent ces quelques jours de silence…
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tropezsky
P'tit suisse
Inscrit depuis le 29/05/2002
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Re: correction orthographique necessaire
Le 14-09-2003 à 16:02:20
Bon je vois que l'on à des distingués linguistes ici…
http://www.crieur.com/> jettez un œil ici
Prenez garde à l'allumette quelque part dans vôtre tête…
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maguiguee
Pipounette
Inscrite depuis le 25/05/2003
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Re: correction orthographique necessaire
Le 14-09-2003 à 19:41:51
euh… Tu pourrais pas préciser un peu ces règles, X-coach? Moi pas avoir tout compris!!
"-Je le sens, je le sais…Laraaa !!! ;-)"
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maguiguee
Pipounette
Inscrite depuis le 25/05/2003
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Re: correction orthographique necessaire
Le 14-09-2003 à 20:35:19
Ah, ok, compris. L'antanaclase, bien expliqué, ne me posait pas de problème, mais le Zeugme, ou plutôt zeugma… Enfin, pour ceux qui n'auraient pas comris la différence, voici une définition complète:
Syntaxique, c'est la coordination de deux structures syntaxiques différentes ("il m'a dit de venir et qu'il était pressé);
Sémantique, c'est la coordination de deux éléments allotopiques, par exemple un abstrait et un concret ("Vêtu de probité candide et de lin blanc (Hugo).
Source: Claire Stolz, initiation à la stylistique, Ellipses, page 94.
Voilà , voilà ! ;-)
Allotopique vient du grec Allos=autre, et topos
Oups, y'avait un petit raté dans le message précédent.. Je vous le renvoie donc!
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Abdokro
Psychopathe
Inscrit(e) depuis le 19/09/2003
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Re: correction orthographique necessaire
Le 22-09-2003 à 17:03:48
Je suis sur le cul.
Si on m'avait dit que j'apprendrais tout ça sur un site tel que B&M, je l'aurais jamais cru, mais alors vraiment jamais !
…
Ah non, franchement, je m'en remets pas.
"24 heures dans une journée, 24 bières dans un pack… sûrement pas une coïncidence."
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stef_marti
Caramel mou
Inscrit(e) depuis le 01/04/2003
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Re: correction orthographique necessaire
Le 22-09-2003 à 17:09:16
Et oui, on apprend des beaux mots la où on ne s'en douterait pas: en regardant P.R.O.F avec Patriiiiiiiick Bruel, j'ai appris ce qu'était une épanadiplose…
c'est bôôôôô!
— "On devient vieux quand les bougies coûtent plus cher que le gâteau"
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Snark Hunter
Rick Divers
Inscrit depuis le 21/09/2003
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Re: correction orthographique necessaire
Le 25-09-2003 à 21:34:11
à tous ceux que le sujet intéresserait, je recommande la consultation du "Gradus des procédés littéraires", qui existe en édition de poche (les autres connaissent certainement déjà …)
a.k.a. "Billy ze bide"…
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