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Clickelnet à 10h50
pendant The producer tittle (chanson censurée)
Bonjour mes gins, bonjour tertous !
Excellent jeudi fait-rien de l'Appel à Tarte caniculaire. Ch'est du tout bon, cha.
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Kongsbreen à 03h38
pendant Taxi de nuit
Un grand plaisir de retrouver ce titre de Guy Marchand.
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FlyingSushi à 22h55
pendant Mon café russe
Un bien joli pavé ma foi.
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Trocol Harum à 22h46
pendant Demain, il sera trop tard
La véritable histoire de la pelle du 18 juin.
Si la pelle du 18 juin faite par un certain De Gaulle, Charles un placier qui travaillait au restaurant de l'Etoile à Paris, est entré dans l'histoire, le nom de sa partenaire est resté ignoré du grand public. Mais ce n'était qu'un début, car la vraie, l'unique pelle historique est celle du 14 juin 1942, même si quelques années plus tard, en 1976, certains illuminés tenteront d'en reprendre le mégot.
Son origine remonte à la guerre de Quatorze, la Grande ou la Der des Ders, lorsqu'un certain Gérard, que l'on surnommait Lenorman, sans D, allez savoir pourquoi, fut appelé sous les drapeaux.
Le brave Gérard, un peu benêt, enrhumé chronique et complètement myope, se retrouva sur le front du côté, non de chez Swann, mais plus à l'Est vers Verdun.
Au retour d'une énième tentative de percement des lignes ennemies, Gérard perdit de vue ses camarades et il erra de tranchées en tranchées jusqu'à ce que, d'épuisement, il s'endorme. Un beau jour ou peut-être une nuit, près d'une flaque de boue, il s'était endormi, quand soudain, semblant crever le ciel, et venant de nulle part, surgit un éléphant rose. Il faut dire qu'avant l'assaut, Gérard et ses copains avaient passé quelques heures dans un cabaret où deux célébrités alors quasi inconnues, Lama et Delon, servaient à boire aux soldats qui remontaient vers le front.
Gérard ouvrit les yeux et s'aperçut que l'abus d'absinthe avait colorié l'éléphant volant en rose alors qu'il était tout simplement vert-de-gris. Comme quoi l'alcool vous fait croire des choses quand même, un éléphant volant rose ! Tout le monde sait bien qu'ils sont vert-de-gris. Lentement, les ailes déployées, lentement, il le vit tournoyer. Près de lui, dans un bruissement d'ailes, comme tombé du ciel, l'éléphant vint se poser. De sa grosse patte, il a touché sa joue, dans sa main, il a glissé son cou.
Gérard se rendit alors compte qu'il tenait dans ses bras une imposante dame blonde, ce qui n'avait rien d'étonnant en soi, car il se trouvait sur le chemin des Dames. Cette matrone, c'était Gretel, une cantinière allemande, que tout le monde, enfin du côté allemand, surnommait la Grosse Bertha. Comme elle souffrait de flatulences chroniques, les officiers allemands la plaçaient, lorsque le vent soufflait vers les positions françaises à la limite de celles-ci. Très respectée, car elle était la première arme chimique, elle se sentait toutefois bien seule.
Le couple nouvellement formé s'étendit sur les pelisses mélangées, bleu, garance et vert-de-gris. Gretel parla de son enfance, de son père bucheron, des promenades dans la forêt avec son frère Hansel, de la maison en pain d'épice et de la vielle femme qui mangea son frère. Gérard lui raconta la Normandie, les vaches rousses, blanches et noires sur lesquelles tombe la pluie, et les cerisiers blancs made in Normandie. Une mare avec des canards, des pommiers dans la prairie et le bon cidre doux made in Normandie, les œufs made in Normandie, les bœufs made in Normandie, un p'tit village plein d'amis. Et puis les filles aux joues rouges qui donnent aux hommes de là -bas, qui donnent aux hommes de l'amour, l'amour made in Normandie.
Mais l'aube approchait, Gretel ne voulait plus quitter Gérard, mais comment faire, ils étaient comme un petit poisson, un petit oiseau. Ils s'aimaient d'amour tendre, mais comment s'y prendre quand sur le chemin des Dames, l'une est Allemande et l'autre Français.
Gretel eu une idée, elle déshabilla rapidement un soldat allemand dont le cadavre pourrissait dans le coin, en vêtit Gérard et lui dit, qu'il s'appellerait Hans et que désormais il devrait répondre simplement Jawohl dès qu'un officier l'appellerait. Elle remit notre nouvel Hans, anciennement Gérard, du bon côté, enfin de son nouveau bon côté, et regagna sa position. Ils devaient se retrouver au même endroit au milieu de la nuit prochaine.
La journée se passa bien pour notre nouvel Hans mais le soir arrivant un drame se préparait dans le brouillard qui peu à peu recouvrait les tranchées.
A l'heure de l'apéro, les soldats français avaient inventé un nouveau jeu. Ils se mettaient en position de tir face aux tranchées allemandes. L'un d'eux criait alors Hans. Cela ne manquait jamais, du côté allemand, une tête se levait dans la brume criant Jawohl et un Français tirait. Le gagnant remporte alors un quignon de pain moisi. Et ce soir-là , lorsque l'ancien Gérard entendit crier Hans, fidèle aux consignes données par Gretel, il se leva et cria Jawohl. Quelques instants plus tard, un soldat, jeune, bouche ouverte, tête nue, et la nuque baignant dans la pourriture de la tranchée, dormait, il était étendu dans la boue. Il dormait sous la lune, la main sur sa poitrine, tranquille. Il avait un trou rouge au milieu du front.
Inconsolable, Gretel, la grosse Berta, fût rapatriée en Allemagne. Elle ignorait encore qu'elle ramenait un polichinelle dans l'tiroir, une brioche dans le four quoi.
Un bébé naquit à Leidenstadt auquel Gretel, dont le nom de famille était Stange, donna le prénom de Charles.
Les années passèrent…
Charles, passionné de pêche à la ligne, était devenu un homme de bonne taille au point que ses copains le surnommaient, Doppelt Stange, pour souligner à la fois sa passion et sa grande taille. Charles qui, en souvenir de son père, qu'il n'avait pas connu, avait appris le français et qui ne rêvait que de revoir sa Normandie, préférait qu'on l'appelle Charles Double Gaulle.
Les années passèrent encore….
Charles, en l'honneur de son père soldat, s'engageât dans la Wehrmacht. Il se rêvait cuirassier chevauchant un grand cheval noir et chargeant dans l'aube blanche d'un petit matin, sa cuirasse étincelant sous les premiers rayons du soleil et le sabre brandi à bout de bras fracassant les cranes ennemis. Las, il se retrouva au guidon d'une Zündapp avec, dans le side-car à son côté, son copain Hans (Hans était toujours un prénom très répandu dans l'armée allemande) qui veillait sur le fusil-mitrailleur.
Et puis ce fut la guerre, l'attente longue, fastidieuse, et soudain, le Blitzkrieg. A toute allure, la traversée des Ardennes, puis celle du Nord-Est et l'arrivée à Paris. Charles Double Gaulle et son camarade Hans ne rencontrèrent même aucun soldat français, tous partis rapidement. Tout au plus, Hans pu s'amuser à tirer quelques balles sur des civils apeurés qui s'enfuyaient devant l'armée allemande mais s'étaient fait rattraper sur la route par la patrouille tout aussi allemande.
Au loin de l'autre côté de la Manche, un 18 juin, un presque homonyme, lança un appel, mais Charles Double Gaulle, au guidon de sa moto, le vent sifflant dans ses oreilles, ne l'entendit pas.
Et ce furent les années heureuses de l'occupation, n'oublions pas que Charles était allemand. Et qu'il était né en 15 à Leidenstadt, sur les ruines d'un champ de bataille. Était-il meilleur ou pire que ces gens, puisqu'il était allemand ? Bercé d'humiliation, de haine et d'ignorance, nourri de rêves de revanche, a-t-il été de ces improbables consciences, larmes au milieu d'un torrent ? Ben non, lui qui avait rêvé de chevauchées fantastiques dans les steppes de Russie ou, avec Rommel, dans le désert de Lybie, il occupait Charenton. Sa seule consolation, lors de ses perms, taquiner le goujon sur les bords de Seine.
Les années passèrent, encore et encore … (C'est fou ce qu'elles passent les années !)
Et cette pelle alors ? Elle arrive, elle arrive.
Et arriva l'été 42, Charles s'ennuyait ferme en ce beau mois de juin. Alors qu'il revenait de la pêche et marchait dans Charenton, un beau matin, une belle jeune fille rousse lui tomba dans les bras au détour d'un coin de rue. Un homme la poursuivait, que Charles mit rapidement en déroute. Il vit en s'enfuyant que l'homme portait un blouson avec floqué sur le dos l'inscription « GESTA » et en dessous « piste ». Il s'agissait d'un mauvais garçon nommé Lacombe, Lucien, qui travaillait comme garçon de piste au cirque GESTA installé sur la pelouse de Reuilly, ses copains le surnommant Lucien le Gestapiste comme son blouson. La jeune femme, qui se nommait, France, Aimée, Victoire, Désirée Horn, expliqua qu'elle travaillait comme caissière dans le même cirque que Lucien. On l'appelait d'ailleurs le Grand Cirque car il était dirigé par Pierre Clostermann, un ancien aviateur. Lucien la poursuivait de ses avances, soupçonnant qu'elle fût un peu juive et eu dû porter l'étoile jaune.
France craignait que Lucien ne revienne avec sa bande, enfin son copain Renaud car Pierrot avait eu les deux jambes écrasées dans un accident de moto, Riton avait pris une balle dans le buffet et un autre, dont on a oublié le nom, pourrissait à la santé pour avoir craché sur un greffier. Charles émerveillé par la longue chevelure de feu de France, proposa de la raccompagner.
France l'entraîna en courant le long des ruelles de Charenton, et prit un raccourci en traversant l'usine abandonnée des Beaux Bretzels de Charenton, la BBC. Ils arrivèrent dans l'ancien bureau du chef d'équipe, avec un pupitre au-dessus duquel un micro, qui servait à transmettre les ordres à l'atelier, pendait du plafond. France heurta l'écritoire, et tomba dans les bras de Charles. Comme dans un autre temps, une autre guerre entre Gérard et Gretel, ce fut le coup de foudre entre France et Charles.
Un long baiser les unis, en ce 18 juin, sous le vieux micro de la BBC. Ce fut la pelle du 18 juin. La vraie, la seule, l'unique. La grande galoche, le monstrueux patin, un suçage de caillou comme jamais vu, un roulage de calot d'anthologie.
Quelques années plus tard, un certain Robert Doisneau, voulu immortaliser la scène et il revint sur les lieux avec deux acteurs, mais l'éclairage n'étant pas bon, il se transporta à l'air libre et la fameuse photo qui devait se nommer « La pelle sous le micro de la BBC » fut renommée « Le baiser de l'Hôtel de Ville ».
Que devinrent Charles Double Gaulle et France, Aimée, Victoire, Désirée Horn ? Leurs destins furent tragiques.
Le 16 juillet 1942 au matin, Lucien le gestapiste, se rendit chez France pour se saisir de son corps. Elle parvint à s'enfuir par les caves et à sauter dans un taxi. Elle demanda au chauffeur de la conduire rapidement chez sa tante, qui habitait dans le XVème, et au domicile de laquelle elle comptait se cacher. Arrivé rue Nélaton, le chauffeur fut surpris par un tas inhabituel de bus qui déversaient des passagers devant le Vel d'Hiv à cette heure incongrue. Il freina, le véhicule se déporta et heurta le mur du Vel d'Hiv, son gazogène s'embrasant instantanément. Une petite fumée blanche qui montait vers le ciel fut la toute dernière trace de France.
Quant à Charles, désespéré, il demanda une affectation au front. Il fut envoyé en Libye, en Italie, puis au fur et à mesure des défaites, mais à son grand bonheur, affecté en Normandie où il arriva en chantant où il arriva en parodiant une chanson de Frédéric Berat, « J'ai fait le désert de Libye, dans une jolie voiture blindée, et sous le ciel de l'Italie, j'ai visité tous les musées, mais en traversant ces patries, je me disais, aucun séjour n'est plus beau que la Normandie. C'est un pays où je reviens toujours, c'est un beau rêve qui me hante, et qui hantait mon père aussi (mon cher monsieur). Dans cette campagne charmante, je voudrais avoir un logis, un vieux blockhaus pour la famille que j'aurais eu avec France. » Plus tard, un groupe de chanteurs reprendra à la fois la chanson et pour, ne plus avoir de Problèmes, utilisera aussi le nom des Charlots. Un hommage à Charles ?
En mai 1940, Charles fut affecté dans un blockhaus, à la pointe du Hoc où il passa quelques jours tranquilles, se remettant même à la pêche. Un matin de juin, alors qu'il partait avec ses deux gaules, il sortit en croisant à la ferme voisine Julien qui préparait le troupeau, dans la cuisine, Marie-Martine qui venait d'allumer les fourneaux et la vieille Louise qui était assise, elle, réchauffait ses pauvres mains.
Quand soudain se tournant vers la mer, il aperçut dans l'aube sale (dans les récits allemands, l'aube du 6 juin est toujours sale, alors que dans les récits américains, elle est radieuse), au loin, les Américains. Ils sont tombés du ciel, comme s'ils avaient des ailes. Ils apportaient un air de liberté. Ils venaient de Virginie, d'Oklahoma, du Tennessee, le jour le plus long les attendait ici.
Charles, abandonnant ses deux gaules, se précipita vers le blockhaus hurlant, « Sie Komen ! ». Les premiers obus tombèrent, Charles Deux Gaulle fut enveloppé de flammes. Une petite fumée blanche qui montait vers le ciel fut la dernière trace de Charles Doppelt Stange. Si quelqu'un avait bien observé à ce moment, il aurait remarqué que la petite fumée en avait rejoint une autre surgie de nulle part. Charles et France étaient à nouveau réunis montant vers le soleil dans les éclairs des explosions. C'est beau hein !
Emprunts :
« Hansel et Gretel », conte des frères Grimm ;
« Made in Normandie », chanson de Stone & Charden ;
« Le dormeur du Val », sonnet d'Arthur Rimbaud ;
« Lacombe, Lucien », film de Louis Malle avec Aurore Clément (France Horn) et Pierre Blaise (Lucien Lacombe) ;
« Né en 17 à Leidenstadt », chanson de Jean-Jacques Goldman ;
« La bande à Lucien », chanson de Renaud ;
« Le grand cirque », livre de Pierre Clostermann ;
« Le baiser de l'Hôtel de Ville », photographie de Robert Doisneau ;
« J'irais revoir la Normandie », chanson des Charlots (ex Problèmes) et parodie de la chanson de Frédéric Bérat, « Ma Normandie » ;
« Jour J » chanson de Jean-Pax Mefret ;
« Sie komen ! », livre de Paul Carell ;
« La fumée blanche », prêtée par le Pape (doit être rendue à sa mort, son successeur en aura besoin).
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Claude Bukowski à 20h48
pendant Gros chagrin
Comme le savant fou français, grosse tristesse d'avoir perdu le maître d'armes. J'aimais beaucoup son personnage dans Kaamelott, à la fois totalement irrévérencieux, et fidèle jusqu'à la mort.
En plus il avait une belle gueule !
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Flaming Youth à 19h58
pendant Tiphaine
Salut les bidonautes.
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Stéphane à 13h34
pendant Ca gonfle pour moi
Non
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Forum : Bla bla
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Messages |
samantha mitchelli
Dépendant(e)
Inscrit(e) depuis le 02/05/2004
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Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 02-05-2004 à 13:24:38
J’ai entendu la dernière fois un reportage à la radio qui contait mai 68 d’une façon plutôt grisante. Loin de moi l’idée de tergiverser sur le mode «que reste-t-il de ces rêves égalitaires ?…» Simplement, je voudrais attirer l’attention des bidonautes en quête de poésie, de saine colère et d’humour sur les multiples maximes de cette allègre période : «Je suis marxiste, tendance Groucho… Nous ne sommes pas contre les vieux mais contre ce qui les fait vieillir… Déboutonnez votre cerveau aussi souvent que votre braguette»… et j’en passe. A présent j’aimerais savoir si, dans ce n’importe quoi qui nous sert encore et toujours de système, l’un de vous aurait déjà tagué-écrit-peinturluré quelque part une maxime personnelle lui semblant au summum de la pertinence ?
Il vaut mieux mobiliser son intelligence sur des conneries que mobiliser sa connerie sur des choses intelligentes
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kijkeens
Palomo blanco
Inscrit depuis le 03/07/2003
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 02-05-2004 à 13:30:53
Moi j'ai gravé sur un banc près du couvent des Recollets W+X=( cœur) , et depuis je fais un détour pour ne plus le voir car X est parti :o(
Filled with a kriek
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popol_la buze
Accro
Inscrit(e) depuis le 07/03/2004
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 02-05-2004 à 13:32:08
De mon côté , j'ai seulement dessiné une b… à la façon Farrugia sur un tableau en salle d'étude pendant qu'il n'y avait de pion (je voulais monter la prochaine évolution de mes notes en maths).Par malchance, ce dernier est arrivé quand je terminait en apotheose sous les rires de mes potes
C'était ni pertinent - ni intelligent.Je voulais seulement faire séduire une fille pour me faire remarquer Et ça m'a valu une belle raclée le soir en présentant les 3 heures de colle à faire signer et surtout une totale indifférence eternelle de cette jolie fille pendant la fin de toute ma scolarité
'Et, comme un aviateur qui a jusque-là péniblement roulé à terre "décollant brusquement", je m'élevais lentement vers les hauteurs silencieuses du souvenir'
Marcel P.
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Curieuzeneuze
Sans espoir
Inscrit depuis le 07/05/2001
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 02-05-2004 à 14:55:50
Un que j'ai vu sur un mur : "NON AUX SLOGANS !" ;o)
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tropezsky
P'tit suisse
Inscrit depuis le 29/05/2002
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 02-05-2004 à 16:47:07
J'ai fait une fois un magnifique tag sur quatres mur, d'un superbe blanc uni qui résumait bien ma pensée lorsque j'ai accompli ce passionnant travail…
Prenez garde à l'allumette quelque part dans vôtre tête…
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Tryph
Homoncule
Inscrit(e) depuis le 19/01/2003
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[liste]
Le 02-05-2004 à 17:21:13
Bien loin du suprématisme Malévitchien de notre camarade Tropezsky, il fut un temps où, ayant fait frère-de-sang avec mon pote de l'époque, j'écrivais: Blood Means Something sur les murs. Ce qui au demeurant ne signifiait rien.
Et wowser aussi, parce que j'avais la même coupe que Matthew Ashman^^^
— Moskau! Moskau!
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joelafouine
Ptérotractor aviné
Inscrit depuis le 15/01/2001
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 02-05-2004 à 19:47:00
"Bourré dès 8 heures, soutien aux viticulteurs!" me rappelle de bons souvenirs…
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Snakeofheaven
Camé(e)
Inscrit(e) depuis le 18/02/2004
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 02-05-2004 à 19:52:17
Une petite pensée : "l'Homme sage apprends de ses erreurs, l'Homme très sages apprends des erreurs des autres"….
Snake
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bubulubis
Asile
Inscrit(e) depuis le 20/11/2002
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 02-05-2004 à 19:55:31
Une inscription sur une montre, mais tu connais déjà cette histoire, Sam… :p (à moins qu’il ne s’agisse d’une imposture, la vraie s'appelle Samantha Mi celli ;p)
Tiens en parlant d' Alyssa Milano, quelqu'un connait ses chansons ? J’écouterais bien ses massacres de morceaux de Phil Spector…
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shpadoinkle
Camée
Inscrite depuis le 20/04/2004
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 03-05-2004 à 02:57:30
Cri de liberté c'est un grand mot :-) Pour autant que je me souvienne, j'écrivais
"I think I'm dumb or maybe just happy" là où j'y parvenais. Raah cette manie adolescente d'écrire des bouts de chanson en anglais!
En outre, je me suis une fois mise en tête de tester, sur le mur du jardin, les bombes de peinture dorée en spray qu'on utilise à la Noël … Mais pour tester, il fallait une phrase test… Un mot a fait l'affaire, j'y ai écrit : "Le Monde" (oui, je sais la pub clandestine est interdite ici) Le fruit de cet élan magistral, témoin de ma fascination pour la presse francophone, figure encore sur le mur du jardin chez mes parents :-)
The sky is blue ! It's a shpadoinkle day…
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méchant-dauphin
C'est assez
Inscrit(e) depuis le 07/09/2003
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 03-05-2004 à 12:43:07
L'encadrement de fenêtre du foyer de mon lycée portait ce message magnifique dont je regretterai toujours de ne pas être l'auteur: "Fuck a duck and try to fly" [édité : j'en connais un qui va apprécier ^^ ]
Rien de personnel la-dedans, bien sûr…
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Le Chibouk
Village Pimple
Inscrit(e) depuis le 15/12/2003
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 03-05-2004 à 13:18:43
Un tag super que j'ai vu dans un lavomatic. Sur un mur, se trouvait toute une prose pénible d'une page entière destinée à vanter les bienfaits de la vie sans la tabac.
La dernière phrase de cette feuille indigeste etait "N'hésitez pas à en parler à votre médecin" et un type avait rajouté "et à votre gérant de lavomatic".
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lenainpoilu
Psychopathe
Inscrit depuis le 15/05/2002
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 03-05-2004 à 14:37:05
à lire à ce sujet : "les murs se marrent", anthologie du grafitti mural et chiottesque, une vraie mine d'or !
sinon j 'ai lu y a pas longtemps sur un mur à Montpellier (on s'en fout certes…):
"plutôt crever que de porter une cravatte", j'aime bien moi.
j'gratte la terre avec mes pattes……
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kijkeens
Palomo blanco
Inscrit depuis le 03/07/2003
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 03-05-2004 à 15:09:45
Dans le genre chic j'ai lu aussi dans des chiottes d'un bar rue des Ecouffes "j'veux d'l'amour, avec du poil autour"
Filled with a kriek
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patrick-duffy
Sans espoir
Inscrit(e) depuis le 16/09/2002
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 03-05-2004 à 15:17:43
J'ai vu une affiche collée sur un mur qui disait "affichage interdit".
Un lifting ? Pas maintenant !
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Sa Sainteté
Camé(e)
Inscrit(e) depuis le 01/09/2003
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 03-05-2004 à 17:12:04
Mon préféré : un type avait écrit "il faut moderniser le parti communiste"
et en dessous qq'un d'autre avait rajouté "C'est la lutte finaaaale choubidoubidouwa"
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McEnroe
Camé(e)
Inscrit(e) depuis le 01/12/2003
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 03-05-2004 à 17:34:40
Une fois, j'ai écrit "Mort aux vaches" sur le muret des voisins, avec une motte de terre mouillée. Mais c'était illisible. Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça. Je demande pardon aux vaches.
A part ça, le mur de chez Gainsbourg, c'était joli au début. Et puis c'est devenu n'importe quoi. Les slogans pourris ont recouvert les mots d'amour. Un symbole de la chanson française actuelle ?
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kijkeens
Palomo blanco
Inscrit depuis le 03/07/2003
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 03-05-2004 à 17:54:08
J'ai écris aussi à la craie sur le mur en brique de la maison voisine de celle de campagne de mes parents "tu pus du cul Madame Simone" , moi et ma cousine on detestait cette voisine et on arretait pas de la faire chier elle et son mari , je sais plus pourquoi on l'aimait pas d'ailleurs, on a entre autre bouché sa gouttiere avec des petites pommes de terre, envoyer systematiquement les merdes de chien dans son jardin ( tres facile car les maisons etaient toutes alignées avec les jardins tout en longueur derriere séparés par des haies ) verser du paic citron sur ses fraisiers etc… la pauvre quand j'y pense et on faisait les petits anges quand on la voyait ah les gamins pas toujours très tendre
Filled with a kriek
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Tryph
Homoncule
Inscrit(e) depuis le 19/01/2003
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 03-05-2004 à 18:39:58
C'est tout à fait toi, ça!
Au risque de me griller, avouerais-je que sur le panneau "ACCES POMPIER" de la fac, j'avais inscrit entre les deux mots: "bon, un". Oui je sais c'est affligeant.
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Sa Sainteté
Camé(e)
Inscrit(e) depuis le 01/09/2003
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 03-05-2004 à 18:53:01
Mais si c'est très bon! Ca me rappelle un panneau devant une église (à macon) : "attention, chute de pierres" et quelqu'un a rajouté un petit "St" devant le "pierres"
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Snakeofheaven
Camé(e)
Inscrit(e) depuis le 18/02/2004
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 03-05-2004 à 20:20:42
bah moi, un jour su run mur ou c't ecrit "defense d'afficher", un mec a rajouter "mais pas d'ecrire"!! ca ma fait marrer
sinon j'ai repeind les murs de l'ecole avec des marons, ca restera un bon souvenir……….de primaire :-D (jdevais etre en CP)
Snake
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avion
Sain(e) d'esprit
Inscrit(e) depuis le 02/05/2004
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 03-05-2004 à 23:19:36
…une qui n'a pas pris une ride:
"…élections, pièges à con!…"
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Suzanne_A
Troll officiel
Inscrit(e) depuis le début
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 04-05-2004 à 05:15:47
Les virgules dans les goguenots, ça compte?
Merde à celui qui le lira.
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olav
Camé
Inscrit depuis le 06/03/2003
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 04-05-2004 à 08:20:39
Moi, j'ai écrit au marqueur mon opposition à certaines pubs qu'on voit dans le métro, avant même que la mode du refus systématique de la pub se mette à sévir.
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samantha mitchelli
Dépendant(e)
Inscrit(e) depuis le 02/05/2004
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 04-05-2004 à 14:55:44
J'apprécie particulièrement les phrases, dessins et interjections plus ou moins subtils qu'on peut parfois (voire souvent) trouver sur les affiches du métro. Ce n'est pas encore le parfait juste milieu entre la fin totale de toute forme de pub (ce qui serait excessif) et le bourrage de crâne consistant à remplir une station de métro avec la même affiche, mais bon, ça peut faire jubiler, et ça permet un déconditionnement immédiat . Surtout selon moi quand les yeux de la dame ou du monsieur sont gribouillés. A bas le décervelage.
Overdose, j'ai ma dose
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Curieuzeneuze
Sans espoir
Inscrit depuis le 07/05/2001
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 04-05-2004 à 15:03:45
Il serait bien triste le métro parisiens sans pubs… ;o)
Micelli !
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goudurisk
Sans espoir
Inscrit depuis le 14/11/2002
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 04-05-2004 à 15:05:42
Très bien le pseudo ;-)
Et Tony et Angela, ça gaze pour eux?
Je me rappelle une inscription laissée par quelqu'un citant le fameux passage du livre d'Ezechiel (25, 17) dit par Samuel L. Jackson dans Pulp Fiction: l'avait-il appris par cœur en anglais ou recopié d'une Bible soigneusement, je l'ignore, néanmoins c'est toujours marrant à lire et à imaginer quand on est sur le trône.
Who's the boss?
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olav
Camé
Inscrit depuis le 06/03/2003
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 04-05-2004 à 15:49:25
Entre supprimer les affiches et mettre des affiches intelligentes, il y a une petite différence, non ?
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Curieuzeneuze
Sans espoir
Inscrit depuis le 07/05/2001
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 04-05-2004 à 15:56:42
Bien sûr, le problème c'est que certains arrachent tout, même les annonces de spectacles…
rien de spontané
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Lifeatsun
Sain(e) d'esprit
Inscrit(e) depuis le 23/02/2004
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 05-05-2004 à 00:35:00
très juste. quand je vois de grands slogans anti-pub barbouillant rageusement d'un "Stop la pub! réveillez vous cons-sots-mateurs" une affiche d'informations sur le don du sang ou d'une représentation théatrale je me dis qu'a l'instar du politiquement correct il y a aussi de la contestation correcte et que c'est souvent l'œuvre de pauvres décérébrés suivistes qui essayent de se réaliser comme ils le peuvent… pauv' types va…essaye déjà de rendre ta femme et tes enfants heureux avant de vouloir sauver la planète avec ton feutre (que t'as piqué dans la trousse de ton môme d'ailleurs!)
Cela étant dit, en ce moment à Gare de Lyon il y a des travaux et ils ont enlevé toutes les affiches pour refaire les murs : j'avoue que ça repose de ne plus avoir 15 affiches en permanence dans son champs de vision. Là où il y a de l'abus y'a pas de plaisir (une contrepeterie est cachée dans cette phrase…)
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Lifeatsun
Sain(e) d'esprit
Inscrit(e) depuis le 23/02/2004
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 05-05-2004 à 00:38:59
j'ai lu sur les quais :
"les femmes on en a pas besoin quand on y pense pas"
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Bigbaba
Asile
Inscrit depuis le 26/11/2003
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 05-05-2004 à 00:44:34
Deux graffitis (pas "graphs", j'insiste!) vus sur les murs de Bruxelles : "Pub : vos désirs sont leurs ordres" et "Circulez, y'a rien à vivre"
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lenainpoilu
Psychopathe
Inscrit depuis le 15/05/2002
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 05-05-2004 à 01:29:13
c'est beau ce qu'vous disez lifeatsun et gdem, ça me fait un peu penser à ces types qui critiquent les arracheurs d'OGM au nom d'hypothétiques recherches qui soigneraient les cancers des tites nenfants (le navet terminator?). le problème de la pub, c'est aussi que non seulement c'est souvent moche et nul mais c'est surtout plein plein de pognons pompé dans la poche du consommateur pour faire fonctionner les médias commerciaux (télé, radios, journaux) avec les résultats que l'on sait en terme d'élévation culturelle et spirituelle. Les goûts du public on bon dos pour continuer à lui refiler des étrons de plus en plus faisandés…quant au "politiquement correct" , c'est généralement utilisé par des vieux messieurs bien comme il faut, habitant les beaux quartiers de Paris, qui aiment faire souffler le vent de la rebellion dans leur calvitie en balançant une bonne vieille connerie bien grasse et fumante et surtout sans risque (contrairement aux rebelles du métro)
m'enfin ce que j'en dis……
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shpadoinkle
Camée
Inscrite depuis le 20/04/2004
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 05-05-2004 à 04:53:22
ouééé Bigbaba! Tu dois aussi probablement passer devant le "un deux un deux, travaillez, consommez, travaillez, consommez " ? Les murs de Bruxelles c'est quelque chose :-)
The sky is blue ! It's a shpadoinkle day…
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goudurisk
Sans espoir
Inscrit depuis le 14/11/2002
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 05-05-2004 à 10:46:02
Ben dis-moi Hairydwarf, en voilà une crise de calcaire… ;o) On y vit bien dans les beaux quartiers de Paris, c'est assez agréable. De là à dire que la pub est du pognon pompé dans la poche du consommateur, ça doit l'être au même titre que la TVA (ça t'énerve pas la TVA?), le salaire du mec qui fabrique le produit, celui qui l'emballe…etc. C'est vraiment trop injuste.
J'adore qu'un plan se déroule sans accroc.
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eric1871
Et ta dame
Inscrit depuis le 23/07/2003
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 05-05-2004 à 10:56:07
C'est surtout un débat parisien ça
Ici : Rien
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lenainpoilu
Psychopathe
Inscrit depuis le 15/05/2002
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 05-05-2004 à 13:26:54
désolé goudurisk pour ce petit caca nerveux, mais le pognon de la TVA me revient en grande partie sous forme de sécurité, éducation, santé…etc etc c'est à dire des biens et des services collectifs, Le fric de la pub va servir à acheter un nouveau palais marocain pour séguéla, une porsche pour nagui et des putes et de la coke pour un peu tous…et moi j'aurais quoi en échange de mes belles espèces sonnantes et trébuchantes au final? des crétins qui jouent aux fermiers et djamel debbouze qui saute à l'élastique en gueulant : "la p…de sa mère", c'est vrai que c'est tro zinjuste…
mais on s'éloigne du sujet…alors une petite inscription sous un panneau sortie :
"sortie? mon cul elle était bonne ! Yannick Noah"
j'gratte la terre avec mes pattes……
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olav
Camé
Inscrit depuis le 06/03/2003
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 05-05-2004 à 13:49:46
Et si seulement ça n'était qu'une question de fric… Qu'une pub soit débilitante me dérange beaucoup plus. Ce n'est pas que je sois puritain, mais la façon qu'ont certains publicitaires de montrer le corps humain (celui de la femme-chienne comme celui de l'homme-pute) me laisse perplexe, tout comme certains messages d'espoir et de confiance en l'avenir adressés au consommateur par les opérateurs de téléphonie mobile, qui cherchent à se faire passer pour des associations de bienfaisance. Sans parler de "La vie, la vraie" et "avec XXXX je positive !" (d'ailleurs, ce sens-là du mot "positiver" n'a jamais existé). Eh bien non, je ne suis pas certain que tous les consommateurs fassent la part des choses…
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kijkeens
Palomo blanco
Inscrit depuis le 03/07/2003
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 05-05-2004 à 14:09:15
bon va falloir créer une nouvelle emission de télé réalite, on met olav et le nain poilu sur une ile déserte ( Olav tu feras vendredi lol ) dans un monde sans fric, sans pub juste des silex, des noix de cocos , des feuilles de bananier pour les jupettes et des longs pics pour embrocher le peu de poissons qui reste dans les océans
Filled with a kriek
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Tryph
Homoncule
Inscrit(e) depuis le 19/01/2003
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reste pas là , KK!
Le 05-05-2004 à 14:14:06
*soupir*
Tu vas réussir à faire fermer ce thread, gros malin.
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kijkeens
Palomo blanco
Inscrit depuis le 03/07/2003
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Re: Avez vous déjà étalé votre cri de liberté sur un mur ?
Le 05-05-2004 à 14:16:28
oh c'etait histoire de détendre l'atmosphère!! en plus la jupette en feuilles de banane je suis sur que ça irait très bien à Olav
Filled with a kriek
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