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Forum : BiDoRéMi

Auteurs Messages
hre mgþýe
Psychopathe
hre mgþýe - Psychopathe
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Licence poétique ? Les incohérences dans les chansons Le 20-04-2021 à 21:47:57
    En écoutant « Week-end à Rome » d'Étienne Daho, que je connais depuis sa sortie, je me suis rendu compte avec retard que cette chanson présente une grosse incohérence : elle décrit un week-end en amoureux, « en bagnole de fortune », sous le signe de l'insouciance et de la détente, tandis qu'il pleut à Paris.
    Mais si on met les éléments à plat, ça coince : Paris-Rome, c'est 1 500 km d'autoroute, soit une quinze-vingtaine d'heures de voiture, en comptant les bouchons, les arrêts, surtout si ladite voiture n'est pas en bon état. Genre tu pars de Paris le vendredi après le boulot, tu te tapes les embouteillages, tu te relaies avec ta copine pour rouler sans arrêt, et tu arrives samedi pour le dîner dans la ville éternelle. Mais si tu veux être de retour à Paris le dimanche soir, tu as à peine de temps de manger, tu dois repartir. Y'aura pas le temps pour Florence et Milan.
    Cette analyse passionnante m'amène à penser que de nombreuses autres chansons contiennent des incohérences de ce style. Vous en voyez ?
Les gens qui généralisent sont tous des cons.
Hasni
thermomix
Hasni - thermomix
Inscrit(e) depuis le 05/09/2020
Re: Licence poétique ? Les incohérences dans les chansons Le 20-04-2021 à 23:25:31
Bon, il y a bien sûr le cas "Barry Manilow-Line Renaud" qui, dans leur chanson "Copacabana", évoque cet endroit comme étant "the hottest spot north of Havana-Le coin le plus chaud d'la Havana" alors que l'on sait tous que Copacabana se trouve à Rio de Janeiro.

Sinon, dans la chanson "Cette année-là" de Claude François, ce dernier évoque la plupart des évènements qui se sont passées en 1962. Aux alentours de 2 minutes, on peut l'entendre chanter "Cette année-là, dans le ciel passait une musique, un oiseau qu'on appelait Spoutnik, oh, quelle année cette année-là". Or, ce fameux Spoutnik qui fit du bruit dans le ciel, eh bien, il ne fut lancé qu'en 1958, soit 4 ans avant.

Il y a bien évidemment Gilbert Montagné et ses "Sunlights des Tropiques" qui nous font croire que Cuba et Manille sont sous l'Equateur du Brésil, alors qu'elles se trouvent toutes deux dans l'hémisphère nord, donc au-dessus de ce fameux Equateur.

Hugues Aufray n'est pas en reste avec son "Santiano" :

"Je pars pour de longs mois […] en doublant les feux de Saint-Malo […] toujours droit devant, nous irons jusqu'à San Fransisco." Or, ce bateau ne peut faire Saint-Malo-San Fransisco en y allant tout droit, car il y a le contient Américain entre les deux villes.




C'est tout ce que j'ai pour le moment
Après, peut-être ces chanteurs ont-ils raison et nous tort, peut-être que tout est un complot…
hug
Festival ^^^
hug - Festival ^^^
Inscrit depuis le 05/04/2003
Re: Licence poétique ? Les incohérences dans les chansons Le 21-04-2021 à 00:16:44
Je les ai déjà cités dans un précédent sujet (La grosse approximation), mais il me semble y avoir des incohérences dans le texte de la chanson de Sheila "E6 dans le Quinzième". Déjà parce que, selon des plans de Paris que j'ai eus en mains, la localisation E6 ne tombe pas dans le Quinzième arrondissement. Ensuite, si elle cite des endroits se situant vraiment dans le Quinzième arrondissement, comme le Pont Bir-Akheim, le quai de Grenelle, elle cite aussi d'autres endroits qui ne s'y trouvent pas, comme la rue Vivienne (2ème arrondissement), le Boulevard des Italiens (Entre le 2ème et le 9ème arrondissement), la Madeleine (8ème arrondissement), les Galeries (Lafayette, bien sûr. Boulevard Haussman 9ème arrondissement).





Une autre chanson, de Chantal Goya celle-là, dont j'ai aussi parlé à Hre par Bidebox "A.B.C.D.". Non, pas "L'alphabet en chantant" de 1985. Celle dont je parle date de 1977, se trouve sur le premier album de Chantal Goya et accessoirement en face B du 45 tours comprenant "Un lapin" en face A.

Il s'agit d'une chanson qui peut faire un peu suite à "Adieu les jolis foulards". Cette fois, Chantal Goya, jouant à nouveau le rôle d'une institutrice, ne quitte pas les enfants d'une classe de Martinique pour être "renvoyée vers la France" (Je mets cela entre-parenthèses parce qu'elle dit bien, première incohérence, dans "Adieu les jolis foulards", "On me renvoie vers la France, adieu la Martinique", comme si la Martinique se situait dans les Îles Baléares ou dans les Îles Malouines, par exemple, alors que la Martinique est une île des Caraïbes faisant partie des petites Antilles, et de la région d'outre-mer de la France. Mais bon, c'était pour les enfants, il fallait faire simple, donc l'adulte aura compris, lui, qu'en réalité, on la renvoie vers la France Métropolitaine.).


Dans "A.B.C.D.", au contraire, Chantal Goya se place dans la peau d'une institutrice qui accueille ses élèves un jour de rentrée des classes.

Le refrain fait "A.B.C.D., il faut oublier les vacances, 1,2, 3,4, il faut retrouver les cahiers etc…".

Dans le premier couplet, elle nous dit et nous fait comprendre, enfin fait plutôt comprendre à ses élèves qu'elle a mis très longtemps à préparer le programme de toute l'année scolaire parce qu'il s'avère être très chargé.

Voici les paroles de ce premier couplet : "J'ai préparé la rentrée des classes depuis la fin de l'été
pour que chacun découvre sa place tout au long de cette année.

Il y aura tant de choses à étudier et tant de choses à chanter. Promettez-moi de bien travailler tout au long de cette année."

En fait, on peut y lire qu'elle a très bien préparé sa rentrée longtemps à l'avance pour que chacun des élèves se trouve à l'aise dans la classe afin de pouvoir travailler le plus agréablement possible.

Mais la première phrase de la chanson m'interpelle : "J'ai préparé la rentrée des classes depuis la fin de l'été."

A moins que sa rentrée des classes n'ait lieu exceptionnellement après une grève, ou après fermeture cause Covid (En 1977 déjà !) seulement après les vacances de Noël ou de février, normalement une rentrée des classes se fait toujours en septembre, ou fin août, mais, en tout cas, à la fin de l'été.

Alors qu'elle nous fait bien comprendre par ailleurs, qu'elle a mis longtemps pour préparer cette satanée rentrée des classes, elle nous indique pourtant qu'elle ne s'y est mise que "depuis la fin de l'été", soit en fait, juste quelques jours, voire quelques heures, avant de pouvoir accueillir ses élèves !

Pas très logique. En réalité, j'ai toujours compris dans cette chanson, ou voulu comprendre, qu'elle nous disait en fait qu'elle avait préparé sa rentrée des classes depuis la fin de l'été de l'année d'avant ! Ce qui serait plus logique avec l'impression donnée par le texte que cette préparation lui ait pris un sacré bout de temps ! Enfin, bon.
morphee
De bon aloi
morphee - De bon aloi
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Re: Licence poétique ? Les incohérences dans les chansons Le 21-04-2021 à 00:58:26
Bon, je vais jouer le rôle de l'avocat des auteurs de parole.

Pour "Week-end à Rome", la formule vol sec depuis Paris plus location d'une voiture à l'aéroport de Rome, rend plus cohérente les paroles, non ? Par contre, "Florence+Milan (6 h de route depuis la capitale italienne), non y'aura pas le temps, même en Ferrari…

Pour "Copacabana" (at The Copa), voir mon commentaire sur la fiche: en aucun cas, Manilow ou ceux qui ont écrit la version française pour Line Renaud ne parlent de la plage de Rio de Janeiro, mais d'un bar qui s'appelle le Copa, comme il en existe dans tous les ports du continent américain, voire dans les endroits où il y a une forte communauté latino, comme à New York. Moi si j'avais un bar à Veracruz, pour attirer le client je choisirai davantage "Copacabana" comme nom que "le Bar de la Passerrelle"… Le mot Copacabana, qui d'ailleurs n'est pas portugais, a déjà toute une histoire de migrations puisque son origine serait liée à une communauté quechua de l'actuelle partie bolivienne du Lac Titicaca.
Le vrai Copacabana (The Copa) qui a inspiré la chanson étant par ailleurs un club de Manhattan fondé par un membre de la mafia (d'où l'histoire sordide qui est racontée) et que fréquentait le jeune Barry Manilow avant d'être plus connu. Par contre, il faut bien reconnaître que le choix de la pochette de la version de Line Renaud, qui représente je crois une plage de la Guadeloupe, induit à faire cette erreur d'appréciation.
morphee
De bon aloi
morphee - De bon aloi
Inscrit depuis le 17/01/2002
Re: Licence poétique ? Les incohérences dans les chansons Le 21-04-2021 à 01:18:27
Pour Spoutnik, Cloclo a failli avoir bon. Il y a eu dix sondes Spoutnik, les 3 premières sous le nom de Spoutnik I, II et III, et les suivantes avec des noms composés suivant l'évolution des premiers programmes spatiaux soviétiques. Celle envoyée le 4 octobre 1957 étant la première… et la dernière, Korabl-Sputnik 5 (également nommée Vostok-3KA No.2) fut en 1961. Pas de bol.
Flaming Youth
Plus beth que méchant
Flaming Youth - Plus beth que méchant
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Re: Licence poétique ? Les incohérences dans les chansons Le 04-05-2021 à 11:34:42
J'y repense car j'en parlais ce matin avec un ami.
Dans sa chanson «Les ricains», Sardou nous affirme que sans eux, «[nous] vivri[ons] tous en Germanie». C'est d'ailleurs une idée assez répandue que sans les dérbarquements, la France (et plus généralement l'Europe de l'Ouest) serait restée sous le joug du IIIème Reich, idée j'imagine à l'origine de cette phrase. Mais vu la physiniomie du front européen lors des débarquements alliés de 1944 (avec notamment l'énorme poussée vers l'ouest des soviétiques suite à la tentative ratée des allemands d'envahir la Russie, poussée qui leur a valu d'arriver les premiers à Berlin), la France serait plutôt devenue un état satellite de l'URSS si ces débarquements n'avaient pas eu lieu car je doute que cette énorme poussée soviétique vers l'ouest de l'Europe se soit arrêtée à ce qui deviendra la «frontière» entre DDR et BRD (ou RDA et RFA pour les non-germanistes)…

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